Philippe, Claude, François

Biographie


Né le 28 mai 1808 à Lyon (Rhône). Etudiant en médecine, élève externe à l’hôpital Beaujon depuis le 16 mars 1829 jusqu’au 8 septembre 1830, hôpital où « il n’y a eu que des éloges à donner à son zèle et à son exactitude surtout aux journées de Juillet » selon le docteur Marjolin, son supérieur. Le 9 septembre 1830, il adressait la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales : « Le soussigné, étudiant en médecine, élève à l’hôpital Beaujon, a l’honneur d’exposer que des malheurs récents, des revers de fortune le mettent dans hors d’état de poursuivre la carrière qu’il a entreprise et le forcent à mettre sous les yeux de la Commission ce qu’il a fait pendant les glorieuses journées de Juillet. Sans la triste position où il se trouve, jamais il n’aurait sollicité car on est mal venu à parler de soi quand tous nos condisciples se sont distingués, quand tous nos collègues eussent rougi de rester en arrière. Au 27 juillet, vers 3 heures après-midi dans les environs du Palais-Royal, il essuya les charges de la cavalerie à diverses reprises, des lanciers dans la rue Richelieu, des gendarmes dans la rue Saint-Honoré. Après s’être fait pendant quelque temps une arme de tout ce qu’il rencontrait, il seconda l’effort des citoyens qui combattaient avec lui et contribua puissamment à l’établissement des barricades qui furent élevées d’abord vers la rue de l’Echelle. Sur les 7 heures, ses fonctions l’appelant à l’hôpital, il s’y rendit et dès lors ne le quitta plus, se livrant tout entier au soulagement des blessés par qui la liberté devait renaître. Sans prétendre avoir fait plus que ses camarades, il croit n’être resté au-dessous d’aucun d’eux et comme il s’est associé franchement et efficacement à leur zèle, il a la conscience d’avoir bien fait son devoir. Mais il fut heureux surtout lorsqu’à cette conviction intime se joignit le témoignage de la reine des Français, qui, le 11 août dernier, visitant l’hôpital Beaujon, daigna adresser de nombreux éloges à MM. les élèves pour les soins empressés qu’ils avaient prodigués aux malades. Sa Majesté félicita avec une bienveillance toute particulière ceux d’entre eux dont le dévouement sur revêtir plusieurs formes et qui se portèrent à Rambouillet avec la population parisienne. De ce nombre est le soussigné. S’appuyant de certificats de MM. l’agent de surveillance et le chirurgien en chef de l’hôpital, il finit en formant auprès de la Commission une demande tendant à obtenir une place de chirurgien sous-aide-major dans la garde municipale, dans les lanciers d’Orléans ou dans le cadre de l’armée. Je suis, etc. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ier arrondissement. Il reçut effectivement l’affectation qu’il avait sollicitée. Il sollicita, à titre de récompense nationale, d’être dispensé du paiement des droits universitaires et de ses frais de thèse. Il fut exempté, sur proposition de la Commission des récompenses nationales du paiement des frais universitaires pour parvenir au grade de docteur en médecine. Il écrivit, le 11 octobre 1832, la lettre suivante au maire du (ancien) Ier arrondissement : « Sur la proposition de la Commission des récompenses nationales, M. le ministre m’a nommé au grade de chirurgien sous-aide et, par une commission en date du 8 avril 1831, m’a attaché en cette qualité à l’hôpital de Colmar. A l’époque où mon ordre de service m’arriva, j’avais l’honneur d’être au nombre de vos administrés, j’habitais rue du Faubourg-du-Roule n° 54, à l’hôpital Beaujon, c’est là ce qui me porte à penser que je dois vous adresser ma réclamation. Depuis mon départ de Paris, divers ordres ministériels m’ont successivement assigné des résidences diverses : j’ai quitté Colmar pour passer à l’armée du Nord, de là je fus envoyé à Versailles, puis enfin à Strasbourg, où je suis aujourd’hui employé. Pendant ce temps, éloigné de Paris et peu à même d’obtenir des renseignements qui m’auraient intéressé, j’ignorais une disposition de M. le ministre de l’Intérieur, qui accorde sur le crédit voté par les Chambres pour les dépenses des récompenses nationales, une somme de trois cents francs comme première mise aux chirurgiens nommés sur proposition de la Commission. C’est par l’arrivée ici d’un de mes collègues, qui se trouve dans le même cas que moi et qui a lui-même touché cette somme que je viens d’être instruit. Placé dans l’impossibilité d’être averti plus tôt, ma réclamation n’en n’est pas moins fondée. Veuillez, je vous prie, me faire connaître si mes droits ne subsistent pas néanmoins. J’ai l’honneur, etc. » Il demeurait 54, rue du Faubourg-du-Roule à l’hôpital Beaujon en 1830. Archives de Paris VK3 50 ; Archives nationales F/1dIII/33, Commission des récompenses nationales, état de demandes d’exemption de droits universitaires et état des dispenses de frais d’études et de réception accordées à des étudiants en droit et en médecine sur les propositions de la Commission des récompenses nationales et aussi Commission des récompenses nationales, ministère de la Guerre, emplois d’officiers de santé, d’officiers d’administration des hôpitaux militaires de chirurgiens et d’officiers dans le bataillon d’ouvriers.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.