Pichon, Charles
Biographie
Né le 3 thermidor an XIII (22 juillet 1805) à Metz (Moselle). Négociant in Archives nationales F/1dIII/39 mais garçon horloger in Archives nationales F/1dIII/41. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 20 janvier 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu et en gouttière superficielle à la jambe gauche, à sa partie moyenne et interne au-dessous du mollet, cicatrisée sans difficulté et sans douleur dans les mouvements. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » Il fut effectivement rangé dans la première classe de la deuxième catégorie des blessés. Il demeurait 344, rue Saint-Honoré en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/41. Il y a in Archives de la préfecture de police AA 410 in dossier Raymond un Pichon, Charles, négociant de comestibles, vins fins, liqueurs françaises et étrangères, lieutenant dans la garde nationale et souscripteur du Comptoir national, demeurant 147, rue Saint-Honoré dans l’établissement Labour et Pichon, hôtel des Américains, qui fait parvenir, le 22 mars 1848, à Grisier, adjoint au maire du (ancien) IVe arrondissement, la lettre de recommandation suivante en faveur de Raymond : « J’ai l’honneur de vous adresser M. Raymond, graveur sur bijoux, qui se trouve privé d’ouvrage ; il est père de deux enfants et sans ouvrage ni probabilité d’en avoir bientôt dans sa partie. Ce citoyen a pris sa part des événements de Février et s’est conduit en bon patriote, je puis vous l’affirmer sur l’honneur, le connaissant depuis longtemps. Je réponds de sa moralité, de sa probité, si vous pouviez lui être utile pour pouvoir se caser comme garçon de caisse ou de bureau au Comptoir national d’escompte, soyez assuré que vous rendriez bien service à un bon et honnête homme. »