Pierre, Charles

Biographie


Né le 17 octobre 1776 à Mariembourg (département de Sambre-et-Meuse, province de Namur, actuellement en Belgique), fils de Pierre, Nicolas, marchand, et de Dujardin, Catherine. Entré au 4e régiment le 7 mars 1800, brigadier le 21 janvier 1803, maréchal des logis le 14 avril 1810, dragon de la garde impériale le 15 décembre 1812, brigadier le 23 mars 1813, entré au 1er régiment de grenadiers à cheval de la garde royale le 1er novembre 1815, brigadier le 21 mai 1816 ; il fit les campagnes des ans VIII et IX à l’armée gallo-batave, XII et XIII sur les côtes, XIV en Russie, 1806 en Prusse, 1807 en Pologne, 1808, 1809, 1810, 1811 et 1812 en Espagne, 1813 en Saxe, 1814 en France et 1815 en Belgique. Il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur le 24 novembre 1814. Vaguemestre au 1er régiment de grenadiers à cheval, il était présent au quartier maître d’Artois à Versailles en juillet 1830. Il adressa la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales réunie pour le département de la Seine-et-Oise, le 11 septembre 1830, afin d’obtenir la Croix de Juillet : « Charles, Pierre, âgé de 55 ans, ayant trente ans et plus de service, chevalier de la Légion d’honneur, ose espérer de son patriotisme et de votre justice que vous lui accorderez la faveur qu’il réclame et l’appuierait près de Son Excellence Monsieur le ministre de la Guerre afin qu’il puisse toucher la retraite pour laquelle il est porté à La Villette, banlieue de Paris, au lieu de Charleville, département des Ardennes. Ces motifs sont sa prochaine union avec une de ses parentes qui y est établie depuis de longues années et dont les intérêts ne peuvent être portés loin de la capitale. L’espérance de Charles Pierre est fondée sur la conduite qu’il a tenue à la caserne dite quartier d’Artois à Versailles, lors de la marche sur Rambouillet, où il était resté seul comme vaguemestre du 1er régiment de grenadiers à cheval. De là, 2 août, allant au-devant du besoin de nos jeunes chefs de l’Ecole polytechnique et de tous les braves, il leur a fourni selles, brides, carabines, poudre, cartouches et n’a pas, pendant tout le temps de l’expédition, cessé de donner des preuves de zèle et de fidélité à la cause nationale. C’est aussi sur sa demande à la mairie que le drapeau tricolore a de suite été arboré à ladite caserne, ce qui est facile à constater. Ses économies, sa retraite, sa croix et le commerce prospère de sa future épouse le mettront à même de fournir à la garde nationale de La Villette un grenadier instructeur dont l’expérience date de trente ans de service dans les premiers corps de nos glorieuses armées. Grièvement blessé à Waterloo, non seulement il a apporté les plus beaux certificats à l’appui de sa demande mais encore il jure d’être toujours prêt à verser son sang pour la défense de son pays et le maintien de la liberté. Vive la charte ! J’ai l’honneur etc. » Dans sa séance du 16 décembre 1831, la Commission des récompenses nationales réunie pour le département de la Seine-et-Oise donna l’avis suivant sur le désir que manifestait Charles de toucher désormais sa retraite à La Villette : « La demande est tout à fait étrangère au mandat de la Commission. » Il mourut le 17 mai 1838. En 1830, il donnait comme adresse : chez Mme veuve Baudoin, épicière, 87, grand-rue à La Villette. Archives nationales F/1dIII/81, dossier Seine-et-Oise ; base leonore de la Légion d’honneur dossier LH//2153/22.

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