Pierre, Louis, Eugène
Biographie
Né en 1811 à Vaugirard (Seine). Charretier. Il fut blessé d’un coup de crosse de fusil à la tête ; il combattit rue Saint-Antoine et à Babylone. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 29 janvier 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 28, à la poudrière, à la rue Baudoyer, le 29 à Babylone. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 27 janvier 1831, à aucune voix pour la croix, cinq voix pour la médaille et une voix pour une mention. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il reçut un secours de quarante francs en 1849, un secours de quarante francs en 1851, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 309, rue Mouffetard en 1830-1831 ; 53, rue de Lourcine en 1849 ; 23, route de Paris, chez M. Bosier (illisible) en 1851. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique ; Archives de Paris VD6 682 n° 3 ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 27 janvier 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 29 janvier 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives de Paris VK3 35, liste des blessés du (ancien) XIIe arrondissement qui se sont présentés devant le jury d’habillement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissemen ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, minute 26 et suivantes, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 74, idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184. In Archives de la préfecture de police AA 395 in dossier Jullerot, Pierre, François, il y a un Pierre, décoré de la médaille de Juillet, sans doute du (ancien) XIIe arrondissement, qui signa le certificat suivant en faveur de Jullerot, Pierre, François, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, habitants de la ville de Paris, certifions que le sieur Pierre, François Jullerot, âgé de vingt et un ans, demeurant 9, rue des Gobelins, a combattu pendant toutes les journées de 1830 avec un courage digne des plus grands éloges. Nous l’avons notamment vu toute la journée du 28 à l’Hôtel de ville, au faubourg Saint-Antoine et au pont d’Austerlitz, où il vit périr à ses côtés son brave père, percé de deux balles et le 29 à la prise du Louvre et des Tuileries, où il s’est fait constamment remarquer par son intrépidité. »