Pignoux, Guillaume, Vincent
Biographie
Né vers 1799 à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Cordonnier. Il s’illustra à la porte Saint-Martin. Il fut blessé d’une balle au front. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ve arrondissement. Père de quatre enfants, il reçut un secours de quinze francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut (sous le nom de Pignoux, Guillaume, Vincent, faire le changement ?), après la révolution, un total de cent vingt-cinq francs de secours auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Il fut admis dans la catégorie des blessés de la 1re classe auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ve arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le nommé Pignoux, Guillaume, Vincent est sorti pendant les trois journées de juillet 1830 avec des armes et est rentré le 28 juillet, blessé à la tête. » Signé, le 5 septembre 1831 : Thieblemont, marchand de vins, demeurant 34, rue de la Grange-aux-Belles. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le nommé Pignoux, Guillaume, Vincent est sorti pendant les trois jours et le 29 quoique blessé il est sorti pour retourner combattre. Depuis il n’a repris ses travaux chez moi que trois semaines après. » Signé, le 6 septembre 1831 : Hubert, J., cordonnier, demeurant 13, bd Saint-Denis. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Moi, propriétaire du logement où demeure le sieur Pignoux, Guillaume, Vincent, rue de l’Hôpital-Saint-Louis n° 5, je certifie que ledit est sorti avec des armes le 28 et 29 juillet 1830 et qu’il a été blessé à la tête. » Signé, le 6 septembre 1831 : Cagé (illisible, demeurant sans doute 81, rue du Faubourg-Saint-Martin. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, docteur en médecine, chirurgien du 2e bataillon de la Ve légion, certifie que M. Pignout, Guillaume, Vincent (sic), âgé de trente-deux ans, père de trois enfants, domicilié rue Saint-Sauveur n° 11, a été blessé à la tête dans les trois journées de juillet 1830. Ce que j’ai déjà constaté à cette époque en ma qualité de médecin attaché au bureau de charité du (ancien) Ve arrondissement. » Signé, le 1er septembre 1831 : Puche, P. Il était indiqué sur les fiches de la Commission des Réclamants comme sans fortune. Il demeurait 5, rue de l’Hôpital-Saint-Louis en 1830 ; 5, rue Mongolfier en 1831. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel (sous le nom de Pingoux, Guil., Vinc) ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 46 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Ve arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 74 (sous le nom de Pignoux, Guillaume, Vincent) ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Ve arrondissement, blessés de 1re classe (sous le nom de Pignoux, Guillaume, Vincent) ; Archives de la préfecture de police AA 408.