Pilloux, Armand
Biographie
Né vers 1798 à Mennecy (Seine-et-Oise). Maître compagnon peintre en bâtiments, le rapport d’instruction de Girod de l’Ain relatif à l’attentat de Darmès dit à son sujet : « Un peintre nommé Pilloux, que Duclos a employé à la décoration d’une boutique ; Duclos prétendait ne pas savoir son adresse, ce qui n’était pas vrai, de l’aveu même de Pilloux, mais ce qui pourrait s’expliquer par le résultat de la perquisition faite chez lui : on y a saisi un mousqueton, une paire de pistolets, des munitions, de la poudre de chasse et de la poudre à gros grains, provenant d’une fabrication clandestine. Pilloux a nié tout rapport politique avec Duclos, et a donné des explications inadmissibles sur les objets trouvés chez lui ; il a prétendu n’avoir pas vu Duclos depuis plus d’un an, et sur ce point, il a été démenti par plusieurs témoins. Du reste, aucun fait positif n’est venu le rattacher à Darmès. » Sur la poudre il dit : « Un jour que je chassais, à huit lieues d’ici, on m’a donné ces poudres. » Et aussi devant le juge : « Le nommé Pilloux nous a répondu que dans les journées de juillet 1830, il avait trouvé dans la rue de la Ferme-des-Mathurins, le mousqueton et les pistolets, que le mousqueton était adossé au mur dans l’angle d’une porte cochère et que les pistolets étaient posés sur une borne près de ladite porte. Nous lui avons fait observer que s’il avait trouvé ces armes comme il disait, il ne pouvait en être de même des balles et du paquet de poudre ficelé ; car ce paquet n’avait aucunement la forme des paquets de poudre de la régie ni celle des paquets de poudre de guerre. Le nommé Pilloux nous a répondu qu’il avait également cette poudre et ces balles depuis 1830 et que c’était aux Batignolles, où il demeurait alors, qu’il les avait eues, mais qu’il ne se rappelait point de qui il les tenait, si on les lui avait données ou s’il les avait achetées. Quant à la poudre de chasse et au petit plomb, il nous a dit avoir acheté le tout, lorsqu’il était à la campagne chez son frère. » Peut-être les pistolets et le fusil venaient-ils de Remont, domestique dans le quartier de la rue Richer, et qui à son départ, en 1837, pour Philadelphie, les lui avait donnés. Rien n’est sûr, hypothèse à confirmer ultérieurement ; de toute façon, les deux se connaissaient ; le frère de Remont s’appelle Maurice Louis. Armand Pilloux demeurait 11, petite-rue-Saint-Jean puis 8, rue des Vinaigriers en 1840. Archives nationales CC 774 dossier Alexandre et dossier Pilloux.