Pimor, Claude, Charles, Victor
Biographie
Ouvrier menuisier. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Il adressa en effet la lettre suivante à la Commission : « Le citoyen Pimor, Claude, Charles, Victor, ouvrier menuisier, prend la respectueuse liberté de venir réclamer de votre généreuse bienveillance ce qu’il n’a pu obtenir jusqu’ici de l’autorité déchue, sourde à tant de justes réclamations. En 1830 (dont il a secondé puissamment le mouvement en bon patriote et vrai républicain), il était à la tête d’un établissement et les services qu’il fut à même de rendre il les rendit sous l’arrière-pensée de ne jamais rien réclamer pour des actes spontanés de bienfaisance et d’humanité. Chacun sait combien de gens furent ruinés alors par la crise financière. Il fut du nombre et par suite la nécessité le força à mettre sous les yeux du dernier gouvernement les pièces justificatives des droits qu’il pensait avoir afin d’obtenir un emploi. On lui fit la réponse ci-jointe, qui ne pouvait lui satisfaire, et on ne lui renvoya même pas ses pièces. Confiant dans votre équité et votre sollicitude par les malheurs immérités, il vient vous prier de vouloir bien le faire admettre comme lieutenant ou brigadier dans les ateliers nationaux ou tout autre emploi analogue. Il pourra, citoyens, s’il en est besoin vous donner toutes les attestations désirables sur sa moralité, ses antécédents et ses capacités comme conducteur de travaux, spécialité qui dans un espoir de justice ou d’intérêt bien compris devait fixer de préférence l’attention des membres de la Commission. » Il avait déposé un brevet d’invention de quinze ans « pour un genre de parquet mobile » au secrétariat de la préfecture de la Seine, le 29 avril 1845. Il avait épousé Trempu, Julie, coloriste, demeurant 41 rue Dauphine en 1826 ; son contrat de mariage est aux Archives nationales MC/ET/VII/674. Il demeurait 29, rue de Buci en 1826 ; 11, rue Copeau en 1845. Sa demande fut rejetée par la Commission. Archives de la préfecture de police AA 408 ; Bulletin des lois IXe série, tome trente et unième, n° 1253, février 1846, ordonnance n° 12385 portant proclamation de brevets d’invention, p. 968.