Pinard, Clément, Bienaimé
Biographie
Né vers 1800 à Paris. Prote à l’imprimerie de Selligue. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur du certificat suivant : « Le 28 juillet à 5 heures du matin, ayant été instruit que toute la veille le télégraphe de Montmartre était en mouvement, afin probablement de faire arriver des villes voisines des renforts aux troupes de Paris, je conçus l’idée de le faire abattre. Il me fallait trouver des hommes assez déterminés pour entreprendre cette expédition et le sieur Clément, Bienaimé Pinard, prote de l’imprimerie de M. Selligue, se chargea, à la tête de plusieurs de ses ouvriers, d’exécuter ce mouvement. A son retour, il me rencontra sur le boulevard, où il continua à mes côtés à se battre jusqu’au moment où sa présence indispensable dans les ateliers qu’il dirige le rappelait ; et là encore, servant la cause par une activité excessive dans l’exécution des impressions de tout genre auxquelles les presses de M. Selligue étaient livrées nuit et jour. Je crois devoir recommander ce citoyen, que sa modestie a porté à ne rien réclamer dans le temps prescrit et qui, à mes yeux, a bien mérité de la patrie. » Signé, le 4 juillet 1831 : Loubers, colonel de la IIIe légion. Pinard était veuf et père de deux enfants en 1831. Il demeurait 18, rue Saint-Eustache (aussi 67, rue de Cléry dans son dossier) en 1831. Archives de la préfecture de police AA 408 ; Histoire de France depuis les temps les plus reculés jusqu’à la révolution de 1789, suivie de l’histoire de la république française, du Directoire, du Consulat, de l’Empire, de la Restauration, de la révolution de 1830 et du règne de Louis-Philippe, Anquetil, Paris chez Cajani, 1848, tome IV p. 240 ; p. 34.