Pinot, Pierre
Biographie
Né (sous le nom de Pinaut, Pierre sur son acte de naissance) le 26 pluviôse an X (26 janvier 1802) à La Bussière commune de Saint-Sornin-Leulac (Haute-Vienne). Maçon, il gagnait trois francs cinquante par jour. Il fut gravement blessé à la tête, le 28 juillet, alors qu’il combattait rue de la Mortellerie. Apporté à l’hôpital de l’Hôtel-Dieu, le 2 août, il y mourut des suites de ses blessures le 7 août suivant. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Le 1831, devant le juge de paix du (ancien) IXe arrondissement, comparurent : Jacquot, Charles, employé, demeurant 16, rue du Martrois ; Valentin, Michel, marchand grainetier, demeurant 70, quai de la Grève ; Dubrujeaud, Jean, logeur, demeurant 130, rue de la Mortellerie ; Depré, Louis, marchand de vin, demeurant 136, rue de la Mortellerie. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Pinot, Pierre et savoir « que le 28 juillet il est sorti pour aller à ses travaux ordinaires ; que le même jour, sur les 4 heures du soir ils l’ont vu rapporter à son domicile par plusieurs personnes ; qu’il était blessé par une balle au côté droit de la tête, au-dessus de la tempe ; qu’ils savent également qu’il est resté pendant cinq jours à son domicile ; qu’il a été porté à l’Hôtel-Dieu ; qu’ils savent qu’il y est décédé le 7 août par suite de la blessure qu’il avait reçue ». Il laissait une veuve, Barret, Marie, née le 2 septembre 1811 Saint-Sornin-Leulac (Haute-Vienne) (par erreur à Labussière dans la Haute-Marne in Archives nationales F/1dIII/36, in Archives nationales F/1dIII/38 B), journalière, qu’il avait épousée le 16 janvier 1827 à Saint-Sornin-Leulac ; sur l’acte de mariage, Pinaut, Pierre (sic) est indiqué comme le fils de feu Pinaut, André (sic) et de Louis, Marguerite ; Barret, Marie est indiquée comme la fille de Barret, Pierre, maçon (mais journalier dans l’acte de naissance de Barret, Marie), et de Maseraud, Jeanne (mais Mazeraud, Jeanne dans l’acte de naissance de Barret, Marie). Elle fut pensionnée de cinq cents francs et il lui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il laissait aussi une mère, Louis, Marguerite, veuve Pinot, née le 5 octobre 1774 au village de Villefrand commune de Dompierre (Haute-Vienne). Les parents s’étaient mariés le 1er frimaire an VI à Château-Ponsard (Haute-Vienne) ; sur l’acte de mariage, Pinot, André (sic) est indiqué comme né le 6 octobre 1764 au village de La Bussière commune de Saint-Sornin-Leulac, fils de feu Pinot, Pierre et de Pailloux, Catherine, comme veuf de Dubois, Marie décédée le 15 germinal an VI et comme résidant au village de La Bussière commune de Saint-Sornin-Leulac ; Louis, Marguerite est indiquée comme fille de Louis, Gabriel (maçon dans l’acte de naissance de Louis, Marguerite), et de feue Tourry, Marie. Pinault, André (sic dans l’acte de décès) devait décéder le 7 juillet 1816 à Ballainvilliers (Seine-et-Oise), sa profession étant alors de limousin (ouvrier maçon, N.D.A.). Le maire de Saint-Sornin-Leulac délivra, en date du 17 mars 1831, un certificat attestant que Louis, Marie (sic), veuve en premières noces de Pinot, André et aujourd’hui épouse de Michelet, Jean, avec lequel elle demeurait au village de La Bussière, ne possédait « dans la commune ni ailleurs à notre connaissance aucune propriété pour laquelle elle soit imposée aux rôles des contributions ». Elle fut pensionnée de deux cents francs et il lui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. La veuve avait choisi Lavalette, demeurant 130, rue de la Mortellerie, chez Dubrugeaud (sic), logeur, pour la représenter à Paris dans les démarches à effectuer auprès de la Commission des récompenses nationales. Il demeurait à La Bussière commune de Saint-Sornin-Leulac en 1827 ; 130, rue de la Mortellerie, chez Dubrujeaud, logeur ; sa veuve, à La Bussière commune de Saint-Sornin-Leulac en 1831 (mais à Labussière dans la Haute-Marne in Archives nationales F/1dIII/36 et in Archives nationales F/1dIII/38 B ; une autre fois à Labussière dans la Haute-Vienne in Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, état des ascendants des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet) ; sa mère, à La Bussière commune de Saint-Sornin-Leulac en 1831. Le nom de Pinot (P. Pinot) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Histoire de ce qui s’est passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 276 (sous le nom de Pruot) ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 8, p. 92 pour la mère ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves et des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IXe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 106 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 et état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831, par la mairie du (ancien) IXe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) et Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/43 ; Archives nationales F/1dIII/72 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IXe arrondissement, veuves et ascendants ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 86, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.