Pirouelle, Pierre
Biographie
Il signa, le 5 juillet 1831, le certificat suivant en faveur de Delapierre, Germain, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Je certifie que M. Delapierre, Germain s’est défendu pour le bon motif, le 28 juillet à la Grève, en face le pont d’Arcole. » En 1834 (c’est bien tard… vérifier la date), il écrivait dans ces termes au président du Conseil : « Lors des événements de Juillet, il prit une part active à la résistance des citoyens et fut blessé et qu’étant établi à son compte alors il fit distribuer du pain et du vin aux combattants défenseurs de nos libertés (par son épouse). Ce n’était point, monsieur le ministre, à titre de réclamation que son bon cœur prodigua ces généreux secours mais bien avec des sentiments d’un sincère patriote. Il était loin de sa pensée que la stagnation du commerce le réduirait dans une telle mal aisance qu’il se verrait, comme il se voit aujourd’hui, avec son épouse au service d’un de ses collègues ; aussi il n’hésite pas de vous faire connaître que d’après une ordonnance il a présenté à monsieur le préfet de la Seine une requête tendant à obtenir une indemnité ; nombre de certificats qu’il aurait désiré soumettre sous vos yeux y sont joints. Le soussigné a fait tardivement sa réclamation à la mairie de son arrondissement, à l’effet d’obtenir la croix spéciale, qu’il pense avoir méritée par sa conduite pendant nos trois journées ; il est toujours dans l’attente d’un heureux résultat mais si par une surprise bien inattendue pour lui il fut mis dans l’oubli, vous auriez l’extrême bonté, monsieur le président, de lui permettre de se rappeler à votre précieux souvenir afin d’obtenir justice. Quant aux sommes distribuées aux mairies, provenant de souscriptions nationales ou autrement, le suppliant a touché cinquante francs en tout. Il espère coopérer à la répartition prochaine qui doit avoir lieu lorsque les travaux de la commission seront terminés ; dans le cas contraire, il se verrait encore dans la fâcheuse nécessité de recourir à votre équité et à la justice impartiale qui caractérise toutes vos actions. » Il fut admis dans la catégorie des blessés de la 1re classe auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il demeurait 126, rue Saint-Honoré en 1831. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IVe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 72 ; Archives nationales F/1dIII/72 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IVe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 383 in dossier Delapierre, Germain. Voir Pirouelle, lui aussi du (ancien) IVe arrondissement ?