Plançon, Dieudonné
Biographie
Né vers 1790. Jardinier. Il sollicita un emploi de concierge dans un établissement du gouvernement, en récompense de sa participation aux combats des trois journées, expliquant : « […] Vrai Français dans les trois grandes journées, il a fait preuve de zèle et de patriotisme, en se trouvant notamment à la prise de la caserne de la Pépinière le 29 juillet, où il a été le dernier à faire cesser les désordres (sic) qui s’y commettaient par des enlèvements d’effets. Et le même jour, il s’est trouvé au ministère des Affaires étrangères, où il a combattu comme ses citoyens et a pris un cheval de gendarme, qu’il a emmené chez M. Casimir Perier, qui était présent à cette affaire […]. » Sa lettre était apostillée par Ozern, concierge de la caserne Pépinière, fourrier de la 3e compagnie de grenadiers de la Ire légion de la garde nationale ; Aubertin, grenadier de la Ire légion de la garde nationale ; Beauremont ou Beauzemont, teinturier-dégraisseur, demeurant 108, rue Saint-Lazare ; illisible, marchand de meubles, demeurant rue d’Anjou-Saint-Honoré. On trouve dans son dossier cette note, rédigée sur un billet et dont l’auteur n’est pas connu : « Plançon, pendant les trois jours, il n’était pas armé, seulement le 29 il a été vu à la prise de la caserne de la Pépinière armé d’un fusil ; il a contribué à arrêter le pillage que l’on voulait faire dans cette caserne. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ier arrondissement. Il demeurait à Paris depuis 1800 et 4, passage Navarin dans la rue Saint-Lazare en 1830. Archives de Paris VK3 50.