Plocque, Jean, Alexandre

Biographie


Né le 12 janvier 1807 à Paris. Etudiant en droit. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il fut l’un des témoins pendant le procès en janvier 1832 intenté contre les principaux membres de la Société des amis du peuple, et à l’issue duquel tous les accusés furent déclarés non coupables par le jury ; quelques-uns, dont Blanqui, Raspail, Bonnias, Henri, Gervais, François, Guillaume, Thouret, Vincent, Antoine furent condamnés cependant mais par les magistrats soit pour outrages envers le roi ou outrages envers la magistrature pendant le cours de l’audience. Il était alors membre du bureau central de la Société des Amis du peuple. Il s’inscrivit au barreau de Paris en 1832. Plocque participa à la défense des prévenus d’Avril. Il était au moins l’avocat de Leconte. Billoret, Hyacinthe, quand il expliqua devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de février, qu’il avait aidé à cacher Leconte après son évasion, donnait les indications suivantes concernant Plocque : « […] En 1835, j’ai contribué à sauver deux de nos frères en politique, échappés de Sainte-Pélagie ; ils m’avaient été amenés dans une petite maison barrière Monceau, que j’occupais à cette époque, par le citoyen Plocque, avocat, et Barra (sic), maintenant chef d’atelier au chemin de fer de Sceaux. Je les ai gardés quinze jours, jusqu’à ce que le citoyen Plocque vînt les prendre pour les faire passer en Suisse […]. » Plocque, délivra, à ce même sujet, le 4 août 1848, le certificat suivant à Billoret, Hyacinthe : « Je, soussigné, avocat à la cour d’appel de Paris, certifie que le citoyen Billoret a donné, en 1835, asile pendant plus de quinze jours à deux accusés d’avril, évadés de Sainte-Pélagie, et que pendant tout le temps qu’il les a gardés chez lui, il a veillé avec la plus grande attention, à assurer leur bien-être et leur sûreté. La conduite du citoyen Billoret, à cette époque, a été digne d’éloges et lui a concilié l’estime des républicains qui l’ont connu. L’un des citoyens accusés d’Avril, recueillis par Billoret, était mon pauvre client, Henri Leconte, qui avait contracté dans la prison une maladie de poitrine, dont il est mort à Genève après l’évasion. La position de Leconte exigeait des soins tout particuliers, qui ne lui ont pas manqué chez le citoyen Billoret. L’autre évadé réfugié chez Billoret était Rosière. » Il fut bâtonnier en 1858-1859. Il demeurait 11, rue d’Anjou-d’Enfer en 1830 ; 5, rue dAnjou-Dauphine en 1831 in Archives nationales F/1dIII/36. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris Vbis7K4 1, Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 (liste des décorés du Xe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) Xe arrondissement ; Archives de la préfecture de police AA 372 in dossier Billoret, Hyacinthe ; Procès des quinze, publié par la Société des Amis du peuple, Paris, Auguste Mie, 1832, Procès des quinze, publié par la Société des Amis du peuple, Paris, Auguste Mie, 1832, p. 59-60 ; Mélanges historiques, politiques et littéraires, Henri Wentz, Paris, chez Lebon, 1867, p. 239. Il y a dans Archives de Paris VK3 45 in dossier Giraud-Dulong, François le témoignage suivante de Giraud-Dulong, François qui relate : « Mardi. Vers les 5 heures du soir, jétais avec un de mes amis, Gavignot, que Plocque connaît bien, dans la rue Saint-Honoré. Nous avancions du côté de lOratoire lorsquun fort détachement de gendarmes vinrent au galop disperser et repousser la foule à coups de sabre. Là, après avoir tiré quelques coups de pistolets, ne voyant aucun moyen de résister avec avantage, nous nous sommes retirés, nous promettant de revenir le lendemain à la charge […]. » Cest lequel des Plocque ? Il y a un éloge à J. A. Plocque prononcé à la conférence des avocats en 1813 et disponible sur internet…

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