Pluquet, François
Biographie
Ancien militaire, ayant servi de 1804 à 1815, devenu garçon boulanger. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il adressa, en décembre 1831. la lettre suivante à cette Commission : « François Pluquet, garçon boulanger, ancien militaire ayant servi onze années continues (depuis 1804 jusqu’en 1815), fait plusieurs campagnes notamment celle de Russie, fait prisonnier à Moscou, rentré en France après deux années de captivité, reçu plusieurs blessures dans divers champs de bataille. A l’honneur de vous exposer qu’il a combattu dans les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, pour la défense de nos institutions, à la place de Grève, à l’Archevêché, sur le quai de la Mégisserie, du Louvre, a contribué à la prise du Louvre et du château des Tuileries, à la place du Carrousel et au moment de la prise de ce dernier château il fut renversé partie du manuscrit brûlée fougueux et dans sa chute il eut le corps tellement meurtri qu’il a été obligé de garder sa chambre et rester dans son lit pendant partie du manuscrit brûlée pour se faire soigner ; que postérieurement il fut incorporé au régiment de la Charte et lors de sa partie du manuscrit brûlée en subsistance au 13e régiment d’infanterie, d’où il a été licencié ; que depuis les événements de Juillet, l’exposant n’a reçu aucun secours, qu’il est sans travail depuis cette époque, sans ressources aucunes et dans la plus partie du manuscrit brûlée. Par ces considérations et la malheureuse position à laquelle il se trouve aujourd’hui réduit partie du manuscrit brûlée de vos bontés un secours sur les fonds affectés aux récompenses nationales, auxquelles il pense avoir quelques droits. Il ose espérer de votre équité, messieurs, qu’il vous plaira d’accueillir favorablement son humble demande. » Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Pluquet, François, garçon boulanger, a travaillé chez moi pendant le courant de juillet 1830 et qu’il s’est absenté de chez moi pour aller participer aux glorieuses journées dudit mois. » Signé, le 10 septembre 1831 : Ménétrier, marchand boulanger, demeurant 8, rue de la Ferme-des-Mathurins. Il demeurait rue de Lourcine en 1831. Archives de la préfecture de police AA 408.