Podevin
Biographie
Ancien conducteur. Il fut tué dans les combats. Il fut inhumé rue Saint-Pierre à Montmartre, sur l’emplacement occupé en 1839 par la maison du n° 5 bis. En 1832, au moment de construire la maison du n° 5 bis, ses restes, ceux de Caroujat (voir Caroujat, Nicolas, Toussaint, Amand) et ceux d’un soldat du 5e de ligne, tous enterrés avec lui, furent déposés « dans un caveau où ils sont encore aujourd’hui et qui est situé sous le trottoir au-devant du pilier gauche de la porte cochère », expliquait, le 13 juillet 1839, le commissaire de police du quartier du Mail, au moment où dans tous les quartiers de Paris étaient faites des recherches pour exhumer toutes les victimes des combats de Juillet et les déposer dans le caveau prévu à cet effet sous la colonne de Juillet, construite place de la Bastille, pour honorer la mémoire de tous ceux qui moururent en combattant pour les libertés publiques. Sans doute ses restes aussi furent-ils exhumés et déposés dans le caveau de la colonne de Juillet. Son nom n’est pas inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille. Il demeurait 2, rue Saint-Pierre en 1830. Archives de la préfecture de police AA 420.
Podevin.
Ouvrier charron chez Picheran, carrossier, 7, rue Contrescarpe-Dauphine en 1830. Le certificat suivant lui fut délivré : « Nous soussignés, tous habitants et marchands de la rue Saint-André-des-Arts, faubourg Saint-Germain, certifions qu’il est à notre connaissance que dans les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier, le nommé Podevin, […] s’est conduit comme un brave citoyen. Ayant servi comme artilleur dans la marine et connaissant le service, il s’est constitué chef et, à la tête d’un petit détachement, il a soutenu le feu des troupes royales au pont de la Grève. Il a même contribué à prendre l’Hôtel de ville. Il s’est trouvé aussi à l’affaire de la caserne de Babylone, au Louvre et aux Tuileries et est allé même jusqu’à Versailles, et que personne plus que ce brave ne mérite une récompense. » Signé : Autin, demeurant rue Saint-André-des-Arts ; Daraenne, demeurant 69, rue Saint-André-des-Arts ; Baudry, demeurant 72, rue Saint-André-des-Arts ; Boudry, demeurant 65, rue Saint-André-des-Arts ; Leger, demeurant rue Saint-André-des-Arts ; Dittrez (illisible), demeurant 72, rue Saint-André-des-Arts ; Robinet, Jules, demeurant rue Saint-André-des-Arts ; Lebar ; Huré ; David ; Charolet ; Manchian ; Miot ; Gourguechon. Archives de Paris, VD6 631 n° 1, mairie du (ancien) XIe arrondissement, pièces à l’appui des faits notables.