Poichot, Henri, Louis
Biographie
Né le 16 février 1798 à Paris. Marchand de vins. Il était l’un des gardes nationaux qui s’activèrent à la sécurité du château des Tuileries après son envahissement et qui furent désignés par le certificat suivant, délivré le 2 août 1830 : « Le major soussigné, chargé du commandement du château des Tuileries, atteste que MM. les gardes nationaux dont les noms sont inscrits au pied du présent, et qui ont été de service au château des Tuileries, depuis le 29 juillet dernier jusqu’à ce jour, se sont conduits d’une manière digne de tous éloges, non seulement pour la bravoure et l’intrépidité qu’ils ont montrées mais encore pour la probité dont ils ont fait preuve pour la conservation des objets précieux qui se trouvaient dans le château au moment où il a été envahi. Je déclare que c’est particulièrement à leur vigilance active et à leur imperturbable fermeté dans ces moments périlleux qu’est due en grande partie la conservation des différents objets de prix, dont l’inventaire a été fait par M. Mazug, commissaire de police du quartier des Tuileries, chargé par le gouvernement provisoire pour procéder audit inventaire. Enfin je certifie que les braves gardes nationaux dont les noms sont ci-dessus déclinés ont constamment continué leur service de la manière la plus honorable jusqu’à ce jour où ils ont été relevés par un poste du 5e régiment de ligne. » Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il signa le certificat suivant, en faveur de Margot, Etienne, Alphonse, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants, afin d’obtenir la décoration de Juillet : « Nous certifions que le nommé Margot, Etienne, Alphonse, ex-sous-officier de la garde impériale, qui pendant les trois journées de Juillet a combattu comme un brave citoyen et le 28 à la prise de la Ville (lire de l’Hôtel de ville, N.D.A.), reçut une blessure qui lui donna le droit de réclamer la récompense qui lui aurait été accordée, mais il ne demandait que d’être habillé dans la garde nationale pour continuer de consacrer ses services à son pays. Il adressa cette demande au général Lafayette, qui la fit passer à l’état-major. Elle y fut accueillie et renvoyée au (ancien) IIe arrondissement, où elle resta sans exception (sic). Il a fourni au gouvernement la preuve de ses services, tant qu’à la prise de l’Hôtel de ville le 28, et sept heures qu’il resta au pont d’Arcole dans l’après-midi ; le 29, il partageait les dangers de la prise du Louvre. Nous avons déjà fait cette demande dans le mois d’août 1830. Elle resta sans réponse. Puisque la nation accorde aux braves qui ont combattu pour notre liberté la faveur d’une décoration, nous espérons qu’elle ne doit pas être refusée à un brave qui l’a plus que méritée. Le comité national ne refusera pas à la demande d’un nombre de citoyens patentés, qui font tous partie de la garde nationale, demande d’une faveur méritée pour un brave qui nous est parfaitement connu. Nous en espérons un résultat favorable. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 6, rue Jarente en 1830 ; 16, rue de Tourcy (mais 48, rue Saint-Martin in Archives de la préfecture de police AA 401) en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Archives de Paris VD6 471 n° 5, liste des décorés de Juillet auprès du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives de la préfecture de police AA 401 in dossier Margot, Etienne, Alphonse ; Archives de la préfecture de police AA 420.