Poirier, Adolphe, Joseph
Biographie
Né vers 1778 (ou 1792 in Archives de Paris VD6 278 in dossier Pécatier) à Montandin (Mayenne). Négociant ou marchand de draps. La chronique de l’époque rapportait les faits suivants sur sa participation aux combats : « M. Poirier, capitaine de la garde nationale, rue des Mauvaises-Paroles, marchand de draps, est entré héroïquement, et l’un des premiers, au Louvre. Il a été nommé par le peuple, sur le champ de bataille, gouverneur du Louvre. Le gouvernement provisoire, et le prince, lieutenant-général, ont confirmé cette nomination provisoire. » Le récit de Duplessis (voir Duplessis, Jean-Baptiste) mentionne ainsi sa participation aux combats : « [Le 28 juillet] A 10 heures, une bande immense, mieux armée, commandée par un homme que je n’ai distingué que par son audace, nommé Versigny, François, Michel, s’élance sur le même poste [de la place des Innocents], lui arrache armes et vêtements, fait crier Vive la liberté, vive la charte, mort aux tyrans ! A ce cri unanime, gendarmes et assaillants se prennent aux bras, s’embrassent et, soutiens mutuels les uns des autres, ils partent pour leur caserne de la rue Saint-Martin ; d’autres événements les y attendaient. Un seul gendarme de ce poste (de l’ex-garde impériale) opposa de la résistance. Il allait succomber quand je m’élance sui lui, livre ses armes et son fourniment aux assaillants et l’entraîne chez moi. En un instant mon habit et mon chapeau le rendent méconnaissable. A la faveur de déguisement il se mêle à la foule, et la vie lui est conservée. Son nom est Bladier. Le départ de la gendarmerie est le signal du saccage du poste et des bureaux du commissaire. Ce pillage affreux a eu cela d’inconcevable que rien n’a pu être emporté ou conservé. Nous ne sommes pas des voleurs, s’écriaient-ils, nous voulons la liberté ! Au feu tout ce qui a servi à la tyrannie. La halle aux draps et tout le quartier peut-être auraient été réduits en cendres si je ne me fusse précipité pour arrêter les progrès de l’incendie qui venait de se manifester dans le poste. Aussitôt j’entends proférer des menaces terribles et j’aurais certainement été immolé à la fureur populaire (on me prenait pour un agent de police) si je ne me fusse emparé moi-même d’un meuble et ne leur eusse crier Brûlons mes amis, mais au milieu de la place Les cris de mort contre moi sont aussitôt remplacés par des vivats. Et un instant après, les livres noir et rouge de deux dynasties de commissaires, purifiés par le feu s’élançaient dans les airs. Ren n’a été épargné. L’écharpe brillante du commissaire et un drapeau tout brodé d’or que les forts de la halle avaient acheté à grand prix et qui les précédait à ces royaux galas de Saint-Cloud. Tout enfin a été consumé. Dans l’ardeur qui anime non plus les braves qui étaient venus désarmer les gendarmes et qui volaient à de nouveaux désarmements combinés mais bien une multitude guidée par des sentiments moins honorables que ceux qu’inspirait la soif de la liberté, pénètre au sommet de la halle aux draps et les excès du bas se renouvellent. Ils allaient piller la propriété d’estimables négociants de la capitale. Cette idée m’a transporté d’indignation. J’endosse mon habit de garde national et m’élançant au milieu de cette foule exaspérée, je leur demande quel est leur but. Vive la garde nationale, ! Vive notre caporal ! est leur seule réponse. Qui commande ici ? Personne que vous caporal !! Moi ? m’écriai-je, Commander à ses voleurs ! A des gens qui incendient la propriété de négociants qui vous nourrissent et dans ce moment meurent en braves, du Louvre à la Grève ? Jamais ! Commandez et vous serez obéi !! Retirez-vous donc et prouvez que le désir de secouer le joug du tyran a pu seul vous mettre les armes à la main. Eteignons l’incendie et sauvons le quartier. Aussitôt on se rend à mes ordres ; en une minute l’ordre renaît, les postes de la halle évacués se ferment et je me trouve seul maître du poste, où je suis rejoint par mon ami Mandosse (voir Mandosse) et Reusse, marchand d’œufs, rue de la Poterie, en costume de gardes nationaux. Nous jouissions depuis quelques instants du plaisir d’avoir conservé cet édifice à Paris. La foule qui nous environnait semblait attendre de nouveaux ordres quand le 3e régiment de la garde, un régiment suisse, deux pièces de canon, leurs caissons, environ quatre-vingts gendarmes des chasses à cheval envahissent la place des Innocents par la rue de la Lingerie. Nous avions déjà fait heureuse contenance devant le régiment de la garde qui se rangeait en bataille, les pièces au centre, quand un chef qu’on dit être Marmont m’appelle à l’ordre Que faites-vous ici caporal ? J’y combats pour la liberté et j’y fais respecter la propriété. L’habit dont vous êtes revêtu est révolutionnaire, il vous expose. Pris les armes à la main, je regarde ce mot du traître comme un arrêt de mort. Je me disposais à la venger en le frappant de ma baïonnette quand un mouvement imprimé à son cheval et pour se parer et pour m’écraser me força à la retraite. Abandonné de tous ceux qui m’avaient promis obéissance, à l’exception de mes deux amis Mandosse et Reusse, je vis bientôt cinquante royales baïonnettes dirigées sur notre sein, Mandosse, les écartant d’un bras vigoureux, s’écrie, en lançant son fusil à la poitrine du maréchal Le nombre nous accable, à la force point de résistance, vous avez pu nous désarmer. En voici d’autres qui vont nous venger ! Déjà la fusillade avait commencé : de la halle au beurre elle se croisait avec celle de la rue de la Poterie. Nous lui devons la vie. Le maréchal et ses sbires regagnent, épouvantés, l’un le milieu de la place les autres les colonnes. Profitant de leur mouvement, je m’élance dans ma boutique par la rue de la Poterie. Aussitôt trois balles traversant ma porte, me confirment dans l’idée que les royaux assassins ne nous avaient laissé la vie que pour sauver la leur. La rage dans le cœur de me voir désarmé, je jette loin de moi mes inutiles cartouches, je me vois forcé de remplir le rôle d’observateur. A la faveur des nombreuses guirlandes de plantes qui garnissent mes croisées, je pouvais sans être aperçu admirer d’un côté les prodiges de valeur des assaillants retranchés dans la halle au beurre et aux pommes de terre, de l’autre la poignée de braves, qui, commandée par Poirier (presque sûrement Poirier, Adolphe, Joseph), marchand de sangsues, a soutenu si vaillamment l’attaque de la rue de la Poterie par les piliers de celle de la Tonnellerie. D’un autre enfin, je comptais les victimes d’un poste de la rue Saint-Honoré faisant face à des Suisses qui occupaient l’angle de la place qui y correspond. La manière savante avec laquelle ce poste envoyait la mort m’avait fait lui porter le plus grand intérêt. Les balles de l’arrière-garde sifflaient donc encore quand j’y vole porter non plus les secours de mon bras mais ceux de mon art. A l’ardeur de lancer la mort avait succédé le désir d’y soustraire mes camarades blessés. J’y trouve l’intrépide Outin (voir Outin, Jean-Pierre), négociant de la rue des Bourdonnais. Depuis le lundi son magasin n’était plus qu’un arsenal d’armes et un club où venaient se concerter les vengeurs de la liberté. Le mardi, il avait vaincu à la place la Bourse et ce jour l’avait vu combattre rue des Prouvaires et de la Monnaie ; près de lui avait déjà succombé une foule de braves, entre autres Miel, dentiste (voir Miel, Edme, Marie), D’Hallu (voir D’Hallu, Nicolas, Honoré) et Léon Tarin d’Angers (voir Tarin, Léon, Joseph) avaient été atteints d’un coup de feu. Revenu dans la rue des Bourdonnais, il ne cessait d’inquiéter par les tirailleurs qu’il avait adroitement posté rue Bétisy, rue Boucher et rue Saint-Germain-l’Auxerrois, le 5e stationnant depuis la rue des Prouvaires jusqu’au Pont-Neuf. Sa cour était devenue succursale de mon ambulance et sous les yeux des soldats auxquels toutes les dames de la maison qu’il habite prodiguaient les soins les plus généreux, il faisait fondre des balles et fabriquer des cartouches qui devaient coopérer le lendemain à la prise du Louvre, du Palais-Royal et des Tuileries. C’est lui qui a arboré le modeste drapeau qu’on remarque au coin du palais aux fenêtres de la Bibliothèque du duc de Chartres. Son courage enflammait une petite troupe qui l’a suivi jusqu’à Rambouillet. Des concitoyens lui ont décerné la plus flatteuse des récompense, en le proclamant premier lieutenant de la 2e compagnie de chasseurs. Son petit bataillon était intact et mes soins lui furent heureusement inutiles. Des cris suspendent nos mutuelles félicitations sur les premiers résultats de cette journée (mercredi), c’était ceux d’un soldat suisse blessé, dépouillé jusqu’à la chemise ; il allait expier les forfaits de ses chefs. Déjà le cri de Mort aux Suisses ! s’était fait entendre quand je m’élance au secours de cet infortuné qui se signait aux enfants de la veuve (signe maçonnique, N.D.A.). Il est le premier de cette foule de victimes auxquelles j’ai indistinctement prodigué mes soins dans ces trois affreuses et admirables journées. Je l’entraînai chez moi et posai le premier appareil sur sa blessure qui n’était que légère (Depuis le lundi j’en en ai pansé plus de 80. Les premiers sont les gendarmes et le commissaire de police Fouqueré, refoulés au poste par une grêle de pierres ; les derniers, ceux qui revenaient de Rambouillet et qui n’avaient d’autres blessures que celles (très douloureuses) occasionnées par de mauvaises chaussures et une marche forcée. Bouillons, vin, bas blancs, rien ne leur a manqué). Cependant ce théâtre de carnage faisait horreur ; le danger me donne de nouvelles forces et, en quelques instants, aidé de bons voisins, le poste des pompiers de la rue de Poterie devient un vaste tombeau de combattants, de femmes, d’enfants odieusement assassinés par les soldats du 3e de la garde. Au deuxième étage, M. Cavé (rue de la Ferronnerie) (voir Cave, Aimé, Théodore). Il était assis à son secrétaire. Au 3e étage, la fille de boutique de M. Masson rue de la Lingerie. Elle a eu la joue et l’œil droits emportés par une balle (voir Louchelart, Marie, Françoise, Augustine). Jusque dans les mansardes. Les feux de bataillon et les canonnades de la Grève au Louvre, le tocsin de toutes les cloches de la capitale nous indiquaient assez que nos pénibles travaux n’étaient que commencés. Loin donc de profiter des ténèbres pour nous dérober à nous-mêmes les horreurs de la glorieuse journée, nous en profitons pour fabriquer nos barricades de la rue Lenoir, de celle de la Lingerie et surtout pour faire disparaître les toits mobiles du marché de la halle, toits auxquels ces combattants dénaturés ont dû d’avoir un lendemain. Ce lendemain venait de poindre, le 30, mon premier soin fut de visiter mon prisonnier suisse ; il avait peu souffert, toujours pleuré ; de nombreuses larmes lui restaient cependant au moment où je lui annonçais que le reste de ses camarades, retranchés dans le Louvre, avaient déjà commencé l’attaque et que mes bouillants amis m’y attendaient pour combattre et qu’il fallait l’un et l’autre nous rendre à nos postes. Protestations, sanglots, tout fut inutile, ma patrie avant tout. J’avais un projet, Je voulais qu’il vît nos forces, nos moyens de résistance et qu’il allât rejoindre les siens et leur faire part des traitements qu’ils avaient à espérer de gens tels que nous. Bien recouvert de mes habits, je lui fis donc visiter ma maison garnie de pavé jusqu’au sixième, mon arsenal. Enfin, appuyé sur le bras de M. Fassy, fleuriste rue aux Fers, il est conduit dans le corps de garde où les cadavres des victimes et de leurs assassins entassés pêle-mêle offraient un spectacle d’horreur. Enfin, elle était pour lui au comble quand à travers vingt barricades, il aperçoit le Louvre. A nos bontés outrées se joignent quelques libéralités ; il couvre nos maisons de larmes et de baisers et nous le voyons disparaître. Son bonnet de police resté chez moi portait le nom de Muller, voltigeur au 2e bataillon n° 4195. Cependant il m’avait dit se nommer Jacob Thonen, 2e compagnie, 7e régiment suisse. Nous allons de la rue du Coq à la place du Palais-Royal ; la manière avec laquelle assaillants et assaillis se mesuraient déjà nous indiquait assez qu’il fallait nous préparer à vaincre. Il devait pour moi être autrement : à mon retour, je trouve mon dépôt de morts triplé. Aidé de quelques hommes obligeants, je m’empresse de garantir la santé par plusieurs appareils à la Guiton Morveau. Je place des militaires dans un coin, mes malheureux amis dans un autre. Si ce travail a été pénible, j’en ai été bien dédommagé par la satisfaction que j’ai éprouvée à faciliter la reconnaissance de beaucoup d’entre eux. Cependant le poste devenait insoutenable, les blessures étaient profondes et le ciel des 28, 29 et 30 enflammé. Barricadé de toute part, je ne pouvais éloigner ce foyer ; je consulte quelques voisins, MM. Mottay, Jacob, Maurice, Brulé, qui se plaignaient déjà et, ensemble, nous décidons la fosse de la place que cent bras terminent à l’instant (Cette fosse a dix-huit pieds de largeur sur huit à neuf de profondeur. Rien n’a été négligé pour que cette inhumation soit convenable. Les ouvriers ont tous été payés, nourris par moi. Tous ont été contents (extrait des procès-verbaux de la mairie du [ancien] IVe arrondissement). C’est en ce moment que s’est présenté M. Troche aidé de M. Lavilletelle (voir Lavilletelle (Marien dit Lavilletelle), docteur en médecine ; il avait pouvoir de M. Guiton de constater les décès. Je suis heureux de trouver ici l’occasion de leur prouver combien ma tâche est devenue facile par le courage et la persévérance avec lesquels ils se sont acquittés de leurs pénibles fonctions le 30 au tombeau des Innocents et le 31 à celui du Louvre, où j’ai réitéré mes précautions sanitaires. J’en avais besoin, car aux blessés des 28 et 29 s’en joignaient de nouveaux et je voulais tout faire. J’ai soigné le plus que j’ai pu de ces malheureux. J’ai fait partout un peu de bien, celui cependant dont mon cœur est fier, c’est d’avoir improvisé un modeste monument sur les cendres de nos martyrs et d’avoir donné l’exemple et provoqué un des riches dons en faveur des veuves et orphelins de nos braves citoyens morts pour la liberté de notre belle et glorieuse patrie le 30 juillet 1830. » Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il signa, le 10 septembre 1830, le certificat suivant en faveur de Morizé, François, David, que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, certifions avoir vu J.-F. Mousset, commis marchand à Paris, faire partie de la colonne de la garde nationale commandée par le capitaine Poirer du quartier des Bourdonnais, qu’il s’y est battu le 28 et 29 juillet et qu’il est allé lui-même le 28 chercher et rassembler tous ses amis pour se joindre à cette colonne. » Il signa un certificat en faveur de Roy, Léon, pour attester avoir vu ce dernier « armé d’un fusil, dans les rangs des gardes nationaux commandés le 28 juillet par le capitaine Poirier. Ce citoyen était près de moi, rue des Prouvaires et ne s’en est retiré qu’après avoir fait un noble usage de ses armes. » Il signa le certificat suivant en faveur de Seugnot, Hilaire, Edme : « Je certifie que monsieur Seugnot faisait partie de la colonne que je commandais le 28 juillet, qu’il a parcouru avec moi divers quartiers de Paris et qu’il a essuyé le feu du 15e de ligne rue des Prouvaires. » Il signa un certificat en faveur de Thévenot, Marie ou Mamet, Victor, attestant la conduite de ce dernier pendant les combats de Juillet. Il signa le certificat suivant en faveur de Vincent, Paul, Clément, Adrien : « Monsieur Vincent, négociant rue Bertin-Poirée, n° 3, fut du nombre de ceux qui, en uniforme, m’accompagnèrent dans le quartier pour protéger le tambour qui battait le rappel et, plus tard, parti de la mairie avec la colonne que je commandais, il parcourut divers quartiers et fut du nombre des gardes nationaux qui fraternisèrent avec le poste de la rue Baillif. Il est allé ensuite à la Banque de France, où il est resté jusqu’au soir. Le 29, aussitôt la prise du Louvre, il est allé sous les ordres de M. Olive pour garder ce monument et il a contribué à faire respecter cette propriété nationale. » Il signa le certificat suivant en faveur de Wattecamps, Charles : « M. Wattecamps, Charles, commissionnaire en marchandises, rue Béthisy, n° 14, est sorti en uniforme le matin 28 juillet. Il a parcouru avec moi divers quartiers et a essuyé le feu du 15e léger rue des Prouvaires. Obligé de se retirer, il se mit en tirailleur rue Tirechappe et, de là, il ne cessa avec plusieurs autres personnes d’inquiéter continuellement les troupes, par une fusillade non interrompue. Toute la nuit, il s’employa aux barricades et, le 29, il se trouva à la prise du Louvre. Le 30, je l’envoyai aux Tuileries et là le général Gérard le chargea de monter le poste de l’état-major, du Carrousel, où il resta deux jours. Il eut en outre l’occasion d’être utile à ce même état-major, ce qui est certifié par le général Fabvier. Il fut un des premiers à se rendre à Rambouillet. » Il signa le certificat suivant en faveur de Vital, Antoine : « M. Antoine Vital, négociant, rue des Mauvaises-Paroles n° 20, n’ayant pas d’armes, s’est joint à un groupe qui se dirigea sur le quai où se trouve la caserne des sapeurs-pompiers, qui, sommés de rendre leurs armes, le firent d’assez bonne grâce. M. Vital, muni d’un fusil et de cartouches, continua à marcher avec ce même groupe sur la place de Grève, où le feu avait été déjà engagé. Il prit part au combat et ne quitta celui-ci qu’à 6 heures du soir, manquant totalement de munitions. Le lendemain 29, il se rendit le matin à la mairie et fit plusieurs patrouilles dans la journée. » Il signa un certificat en faveur de Marcotte, Louis, Isidore, ainsi rédigé : « Marcotte […] s’étant montré dans les trois journées mémorables de Juillet sur tous les points où la patrie était en danger, étant parfaitement connu de nous comme bon citoyen et père de quatre enfants, nous venons, pour lui, solliciter qu’il jouisse d’un habillement de la garde nationale. Si la Commission ordonne autre chose à son égard, ce sera une justice de plus qu’elle rendra. » Il délivra le certificat suivant en faveur de Valpinçon, Jules : « M. Valpinçon […], le 28 juillet, à 8 heures du matin, est allé à la mairie du (ancien) IVe arrondissement, pour prévenir le maire que les habitants du quartier allaient prendre les armes et le prier de se mettre à leur tête, ce qu’il ne put obtenir. Plus tard, parti de la mairie avec la colonne que je commandais, il parcourut divers quartiers et fut du nombre de ceux qui fraternisèrent avec le poste des diligences de la rue Notre-Dame-des-Victoires. Arrivé à la rue des Prouvaires, il essuya le feu du 15e léger. Le lendemain 29, aussitôt la prise du Louvre, il est allé sous les ordres de M. Olive pour protéger ce monument et a contribué à faire respecter cette propriété nationale. » Il délivra le certificat suivant en faveur de Vuillet, Dominique, Marie : « Le 28 juillet au matin, M. Vuillet […] se rendit en uniforme rue des Mauvaises-Paroles n° 18. Il parcourut sous mes ordres le quartier pour faire un appel à nos concitoyens. Parti plus tard à la mairie, M. Vuillet m’accompagna place de l’Oratoire et rue Croix-des-Petits-Champs. Il fut du nombre des vingt-cinq gardes nationaux qui occupèrent le poste de la rue Baillif. Trois fois ce garde national calma l’insurrection qui se manifestait chez les troupes de ligne des 5 et 53e occupant le poste avec les gardes nationaux. M. Vuillet, calculant les suites d’une émeute causée par des hommes que l’on avait privés de nourriture depuis la veille, osa, pour acheter des vivres, traverser la rue Croix-des-Petits-Champs. Non seulement pour cette démarche, il mit fin à une division qui pouvait devenir funeste mais encore, en quittant ce poste à 7 heures et demie du soir, il reçut de ces deux corps les marques les plus touchantes d’une franche cordialité. » Il délivra le certificat suivant en faveur de Michelot, Ambroise, Nicolas : « Le 28 juillet à 9 heures du matin, M. Michelot, marchand de vins place Saint-Opportune n° 1, a pris l’uniforme de garde national et a engagé plusieurs de ses voisins à l’imiter. Il s’est ensuite rendu rue des Mauvaises-Paroles, n° 18, et m’a accompagné dans le quartier lorsque j’ai fait battre le rappel. Arrivé à la place du Louvre, M. Michelot fut du nombre de ceux que je plaçai à la Caisse d’amortissement pour fraterniser et garder ce poste avec le 15e de ligne qui s’y trouvait. Une heure après une compagnie de garde royale se présenta pour le reprendre, et le poste n’étant pas en force pour résister, M. Michelot fut parlementer avec l’officier, qui lui donna sa parole de ne pas commander le feu si les gardes nationaux voulaient se retirer. Obligé de quitter ce poste, il est revenu combattre la garde royale, rue Saint-Denis et Courtalon. Muni de cartouches, il s’est ensuite dirigé sur la place de Grève, où il s’est rangé sous les ordres de M. Faivre, ex-sous-lieutenant, avec lequel il a combattu jusqu’à 6 heures du soir, heure à laquelle il est allé à la préfecture de police réclamer le caporal Gauthier, qui y était détenu. Le lendemain 29, il est allé combattre au Louvre et aux Tuileries, où il a fait respecter plusieurs objets précieux. » Raveneau, Etienne, Hercule, Charles, Désiré (voir ce nom), dans l’exposé qu’il fit de la conduite qu’il avait lui-même tenue pendant les combats, donne les indications suivantes concernant Poirier : « A 9 heures du matin, le rappel fut battu dans les rues Boucher, de la Monnaie. Je me rendis, habillé en garde national, à la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Nous y restâmes jusqu’à 10 heures et demie. Nous nous mîmes en marche, sous les ordres de MM. Poirier, Miel (voir ce nom) et Hirne (voir ce nom), par les rues de Béthisy, des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois et gagnâmes la place du Louvre, côté de la Caisse d’amortissement, dont on releva le poste occupé par la ligne. On prit également possession d’un corps de garde quai de l’Ecole. Après plusieurs maniements d’armes, la colonne se rendit par les rues du Coq, Croix-des-Petits-Champs à la place Notre-Dame-des-Victoires. […] Nous nous dirigeâmes sur la place de la Bourse par la rue Notre-Dame-des-Victoires, où nous relevâmes le poste des Messageries, occupé par la ligne. Après une petite halte, nous nous rendîmes par les rues Joquelet, Montmartre, du Cadran, Montorgueil, jusqu’à la pointe Saint-Eustache, où un mouchard qui précédait la colonne fut reconnu et arrêté. Les avertissements que reçurent nos chefs, que des Suisses appuyés de deux pièces de canon nous attendaient sur le marché des Innocents, les décidèrent à prendre la rue des Prouvaires. Arrivés à la hauteur de la rue des Deux-Ecus, nos commandants aperçurent le 15e léger, échelonné de la rue du Roule au Pont-Neuf. Ils jugèrent qu’une attaque en colonne était impossible et M. Poirier, l’un d’eux, dit de faire la guerre en partisans. Suivi de plusieurs gardes nationaux, je m’avançai vers le premier peloton de la troupe lorsque des gendarmes des chasses, accourus de toute la vitesse de leurs chevaux, s’arrêtèrent à vingt pas de nous et tirèrent plusieurs coups de pistolets, dont fut blessé un jeune homme à cinq pas derrière moi. Je voulus riposter, lorsque M. Poirier m’intima l’ordre et à plusieurs reprises de ne point faire feu. Sur l’objection que je lui fis que nous ne faisions que répondre à l’agression, il nous réitéra sa défense ; je lui obéis, quoiqu’à regret. Les gendarmes se replièrent derrière le régiment dont nous nous approchâmes jusqu’à la rue du Roule. Le reste de la colonne suivant notre exemple, le chef de bataillon nous fit signe de la main de prendre une autre direction mais voyant le nombre s’augmenter, il fit mettre genou à terre à la première file. Un jeune homme, monté sur une petite barricade au coin du café, se disposait à tirer sur le chef de bataillon et le mettait en joue quand je m’en aperçus. Je tournai vers lui le canon de mon fusil et le menaçai de tirer sur lui s’il faisait feu sur la ligne. Je fus assez heureux pour que cette menace, que certes je n’aurais pas mise à exécution, fût entendue et je sauvai par-là l’existence d’un nombre prodigieux de gardes nationaux qui encombraient la rue des Prouvaires et qu’aurait atteint le feu des troupes. J’appelai de toutes mes forces messieurs les commandants, les priant de venir parlementer avec la troupe ou de nous ordonner le feu. Ils se rendirent à mes prières mais, voyant les soldats nous couchant en joue, ils retournèrent sur leurs pas, disant qu’il était impossible de commander à des hommes aussi indisciplinés et qu’ils se démettaient du commandement. En vain, je fis remarquer à l’un d’eux qu’il arriverait un malheur, que j’avais empêché, il me fut répondu que si je reconnaissais encore pour chef, j’eusse à le suivre place du Louvre. Je lui obéis mais, arrivés à la rue de l’Arbre-Sec, voyant les troupes nous cerner de tous côtés, je ne trouvai de salut qu’en me réfugiant dans une maison de cette rue. » Il signa le certificat suivant en faveur de Soulier dit Solié, Charles, Joseph : « Nous, soussignés, attestons que M. Soulier […] faisait partie des premiers gardes nationaux qui se soient portés en avant le 28 et ont été mitraillés rue des Prouvaires et rue Saint-Honoré, qu’il a combattu à la prise du Louvre et des Tuileries et qu’il a été à Rambouillet et qu’en toutes circonstances, il a fait son devoir de soldat courageux et de citoyen fidèle. » Il délivra le certificat suivant en faveur de Vattepain, Théophile, François : « M. Vattepain, […] le 28 juillet au matin, prit son uniforme de garde national et fut du nombre de ceux qui m’accompagnèrent dans tout le quartier pour engager les autres gardes nationaux à marcher avec nous. Il fit partie de la colonne qui, plus tard, parcourut les divers quartiers de Paris et essuya rue des Prouvaires le feu du 15e léger. Ne pouvant pas résister au feu meurtrier de ce régiment, il se porta du côté du marché au Poiré, où il fit la guerre en partisan jusqu’à près de 7 heures du soir. Le lendemain 29 au matin, il voulut faire arborer le drapeau tricolore dans la rue des Mauvaises-Paroles. A peine le Louvre était-il pris qu’il fut sous les ordres de M. Olive (voir Ollive ?) pour garder ce monument. Et, comme sergent, laissé chef du poste à la grille de la colonnade, il a contribué par son zèle et sa fermeté à établir le bon ordre et à faire respecter les objets d’art. » Il signa le certificat suivant en faveur de Tirel, Auguste, Jean-Jacques : « Nous, soussignés, certifions à qui il appartiendra que M. Tirel, Auguste, Jean-Jacques, commis marchand de draps demeurant chez MM. Leclerc, Miley et Prestat, 8, rue des Bourdonnais, s’est particulièrement distingué dans nos trois mémorables journées de juillet 1830, en combattant pour la liberté. Il a été constamment sous les armes et dans les moments de repos, il s’occupait à fondre du plomb et à faire des balles, qu’il distribuait. Aussitôt que le bruit s’est répandu qu’il fallait aller à Rambouillet, il a été un des premiers à partir et à exciter à l’imiter. » Il délivra le certificat suivant en faveur de Bardet, Joseph : « M. Bardet […] s’est montré le matin 28 juillet en uniforme de garde national. Il a été du nombre de ceux que j’avais placés à la caisse d’amortissement pour fraterniser et garder ce poste avec la troupe de ligne qui s’y trouvait. Forcé comme ses camarades par un détachement de la garde royale à quitter ce poste, il est allé aux barricades de la rue des Poulies et s’est embusqué derrière un tonneau d’eau pour faire un feu continuel sur un peloton de quarante hommes. Le 29, il a protégé les propriétés de MM. Ador, rue d’Angeviliers n° 2, Héroult, rue des Poulies n° 4, et Remillieux place du Louvre, n° 12, chez lesquels la foule voulait s’introduire. » Il délivra le certificat suivant en faveur de Borne, Paul : « Le 29 juillet, a pris part à l’attaque du Louvre, armé de deux pistolets et muni d’une cinquantaine de cartouches, qu’il avait faites le mercredi, d’une assez grande quantité de poudre, qui lui restait de celle qu’il avait prise aux portes de Paris en 1815 où avec d’autres grenadiers il s’empara d’une pièce de canon en cuivre, fait pour lequel il reçut le brevet de la décoration dont il est encore porteur mais qui n’a pas été confirmé par le gouvernement d’alors. M. Borne, pour récompense de sa conduite en 1815 et dans la grande semaine de Juillet, sollicite la décoration des braves. » Il délivra le certificat suivant en faveur de Boulet, Louis, Joseph : « Je, soussigné, certifie que le sieur Louis, Joseph Boulet, ex-sergent au 47e de ligne, est au Louvre depuis le jour qu’on s’en est emparé, qu’il a commandé en sous-ordre le poste des volontaires qui est resté à ce château et qu’il s’est conduit de manière à être distingué et à mériter d’être convenablement incorporé dans la garde nationale mobile, dont il désire faire partie. » Il certifia que Boussuge « faisait partie de la colonne que je commandais le 28 juillet et qu’il a parcouru avec moi les divers quartiers de Paris ». Il apostilla la demande de médaille, présentée par Buzine, René, en certifiant que ce dernier avait fait partie de la colonne qu’il avait commandée le 28 juillet et qu’il avait parcouru avec lui divers quartiers « et que rue des Prouvaires il a essuyé le feu du 15e léger ». Il délivra l’attestation suivante en faveur de Callais, Pierre : « Je certifie que le sieur Callais a fait partie de la garde nationale que j’ai commandée le 28 juillet et du détachement que j’ai laissé à la Caisse d’amortissement. » Il délivra le certificat suivant en faveur de Cohin, Jules, Louis : « M. Cohin, Jules, négociant, rue des Deux-Boules n° 7, s’est rendu en uniforme le 28 au matin rue des Mauvaises-Paroles n° 18, chez M. Viguier fils, où avait lieu le rassemblement. Il fut du nombre de ceux qui m’accompagnèrent dans le quartier pour protéger le tambour qui battait le rappel et engager tous nos concitoyens à marcher avec nous. Plus tard, il fit partie de la colonne qui parcourut divers quartiers de Paris et essuya rue des Prouvaires le feu du 15e léger. Le lendemain 29, il se rendit le matin à la mairie, il fit plusieurs patrouilles dans divers quartiers. » Il signa le certificat suivant en faveur de Couture, Henri, Germain, Joseph : « Nous, soussignés, gardes nationaux de la IVe légion, certifions que le sieur Henry Couture, fils de M. A., L. Couture, négociant, demeurant à Paris, rue des Déchargeurs n) 4, s’est particulièrement distingué dans les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet 1830. Premièrement en allant acheter au marché Saint-Jacques tous les habits de gardes nationaux qu’il a pu trouver et en les distribuant à ses camarades. Deuxièmement, en se présentant un des premiers en uniforme chez M. Poirier, son capitaine, le mercredi à 7 heures du matin. Troisièmement, en se rangeant ledit jour au premier rang des grenadiers qui ont soutenu, rue des Prouvaires, le feu du 15e léger puis ensuite celui des Suisses et des gardes royaux. Quatrièmement en attaquant le 29 les Suisses au Louvre puis en gardant volontairement ledit monument de suite après la prise pendant trois jours consécutifs. » Il certifia que Doremus, François, Guillaume avait fait partie des hommes qu’il avait lui-même commandés le 30 juillet au poste du Louvre. Il signa le certificat suivant en faveur de Ducarme, François : « M. Ducarme, lithographe, rue des Fossés-Saint-Germain n° 24, a été le matin 28 juillet un des premiers en uniforme à se mettre sous mes ordres. Il a été un de ceux que j’avais placés à la Caisse d’amortissement pour garder ce poste avec la ligne. Forcé avec ses camarades de quitter ce poste, il est rentré rue des Fossés-Saint-Germain ou pendant une partie de la soirée il a fait le coup de fusil sur les Suisses qui étaient au Louvre. » Il apostilla le témoignage délivré en faveur de Duclos, Louis, Constant, pour attester la conduite de ce dernier. Il signa le certificat suivant en faveur de Fournery, Jean : « M. Fournery, négociant rue des Deux-Boules n° 11, fut du nombre de ceux qui, en uniforme, m’accompagnèrent dans le quartier pour protéger le tambour qui battait le rappel et pour engager nos concitoyens à marcher avec nous. Plus tard, parti de la mairie avec la colonne que je commandais, il parcourut divers quartiers et fut du nombre de ceux qui allèrent fraterniser avec le poste de la Banque de France, où il resta jusqu’au soir. Le lendemain 29, il fit patrouille dans les divers quartiers de l’arrondissement, il fit partie de ceux qui allèrent à Rambouillet, il fut autorisé par le colonel Jacqueminot de choisir pour camper un endroit plus convenable que celui qu’il occupait primitivement. » Il signa le certificat suivant en faveur de Gautier, Jean-Louis, Marie : « M. Gauthier, marchand de bois, rue des Fourreurs n° 7, s’est rendu en uniforme le matin 28 juillet, rue des Mauvaises-Paroles n° 18, lieu du rendez-vous. Il fut du nombre de ceux qui m’accompagnèrent dans le quartier pour protéger le tambour qui battait le rappel, pour engager les citoyens à prendre les armes. Plus tard, arrivés sur la place du Louvre, il fut du nombre de ceux que je plaçais à la Caisse d’amortissement pour fraterniser et garder le poste avec la troupe de ligne. Forcé de se retirer avec ses camarades par un détachement de la garde royale, il essuya le feu des Suisses et de la garde rue des Fossés Saint-Germain-l’Auxerrois. La troupe de ligne le fit prisonnier, rue de Béthisy, le désarma et cassa son fusil. Il fut conduit d’avant-garde en arrière-garde jusque sur le quai de l’Ecole. Là, il fut remis entre les mains des gendarmes qui le maltraitèrent et le conduisirent, le pistolet sous la gorge, à la préfecture de police, où il resta prisonnier jusqu’au 29 au matin, jour où il fut délivré par les braves qui s’emparèrent de la préfecture. Rentré chez lui, il organisa dans son quartier un poste composé de la partie des hommes qui avaient été contraints à la retraite au poste de l’Oratoire. Je recommande ce garde national d’une manière toute particulière. » Il délivra le certificat suivant en faveur de Greffet, Jacques : « M. Greffet, restaurateur, rue de Béthisy, n° 18, a été un des premiers à se rendre en uniforme le matin 28 juillet, rue des Mauvaises-Paroles n° 18. Il m’a accompagné dans tout le quartier pour protéger le tambour qui battait le rappel. Arrivés à la place du Louvre, il était du nombre de ceux que j’ai placés à la Caisse d’amortissement pour fraterniser avec la troupe de ligne. Forcé avec ses camarades par un détachement de la garde royale de quitter ce poste, il essuya le feu de la garde royale et des Suisses, rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois. La troupe de ligne reçut l’ordre de faire feu sur lui mais, heureusement, il put trouver une allée où se retirer. Rentré chez lui, une heure après, il s’occupa le restant de la journée à faire des cartouches et la nuit à faire des barricades. » Il signa, le 2 septembre 1830, le certificat suivant en faveur de Marcotte, Louis, Isidore, afin de lui faire obtenir un habit de garde national : « Marcotte, Louis, Isidore, ex-caporal de voltigeurs au 45e de ligne, demeurant rue des Mauvaises-Paroles n° 12, s’étant montré dans les trois journées mémorables de juillet sur tous les points où la patrie était en danger, étant parfaitement connu de nous comme bon citoyen et père de quatre enfants, nous venons, pour lui, solliciter qu’il jouisse d’un habillement de la garde nationale. Si la Commission ordonne autre chose à son égard, ce sera une justice de plus qu’elle rendra. Pleins d’espoir en notre juste demande, nous avons l’honneur etc. » Il apostilla comme « commandant du Louvre, capitaine des grenadiers de la IVe légion », un certificat délivré en faveur de Vaude, Charles, François dit Philippe. En 1831, Poirier était capitaine en premier à la IVe légion de la garde nationale. Il n’alla chercher sa médaille que le 25 février 1848 (soit sitôt après la révolution qui venait de chasser le roi qui avait fait distribuer les médailles). Il demeurait 11, rue des Mauvaises-Paroles en 1830-1848 (mais 5, rue des Mauvaises-Paroles in Archives de Paris VD6 281 n° 1 in dossier Roy, Léon, in dossier Seugno, in dossier Vivien, C.). Histoire de la révolution des 27, 28 et 29 juillet 1830, Fayot, tome premier, Paris, Hocquart jeune éditeur, 1830, p. 134 ; Précis des événements de juillet 1830, rédigé et publié par le sieur Duplessis, pharmacien rue de la Poterie, n° 1, lequel a donné les soins les plus assidus aux blessés ; qui a recueilli les corps des personnes tuées, dans le corps de garde des sapeurs-pompiers de la halle aux draps ; qui a pourvu, à ses frais, aux moyens de salubrité et à l’inhumation des victimes, Duplessis, Bibliothèque historique de la Ville de Paris, FG 443 ms 1028 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 277 in dossier Bardet, Joseph, idem in dossier Borne, Paul, idem in dossier Boulet, Louis, Joseph, idem in dossier Boussuge, Guillaume, idem in dossier Buzine, René, idem in dossier Callais, Pierre, idem in dossier Cohin, Jules, Louis, idem in dossier Couture, Henri, Germain, Joseph, idem in dossier Doremus, François, Guillaume, idem in dossier Duclos, Louis, Constant, idem in dossier Ducarme, François, idem in dossier Dumoulin, François, Urbain, idem in dossier Fournery, Jean, idem in dossier Gautier, Jean-Louis, Marie, idem in dossier Greffet, Jacques ; Archives de Paris VD6 278 in dossier Pécatier, Albert, idem in dossier Vincent, Paul, Clément, Adrien, idem in dossier Wattecamps, Charles, idem in dossier Vital, Antoine, idem in dossier Marcotte, Louis, Isidore, idem in dossier Valpinçon, Jules, idem in dossier Vuillet, Dominique, Marie, idem in dossier Michelot, Ambroise, Nicolas, idem in dossier Raveneau, Etienne, Hercule, Charles, Désiré, idem in dossier Soulier dit Solié, Charles, Joseph, idem in dossier Vattepain, Théophile, François, idem in dossier Tirel, Auguste, Jean-Jacques ; Archives de Paris VD6 281 n° 1 in dossier Roy, Léon, in dossier Seugnot, Hilaire, Edme, in dossier Thévenot, Marie ou Mamet, Victor ; Archives de la préfecture de police AA 401 in dossier Marcotte, Louis, Isidore ; Archives de la préfecture de police AA 404 in dossier Morizé, François, David ; Archives de la préfecture de police AA 416 in dossier Vaude, Charles, François dit Philippe. Il y a dans Archives de Paris VD6 278 in dossier Husson, François, un capitaine Poirier qui délivra un certificat pour attester qu’Husson, François, s’était rendu, le 28 juillet, rue des Mauvaises-Paroles n° 18, lieu du rassemblement, qu’il avait parcouru avec lui les divers quartiers de Paris et avait essuyé le feu du 15e léger rue des Prouvaires ; que, le lendemain, il était du nombre de ceux qui avaient contribué à la prise du Louvre, et qu’il avait exposé sa vie pour sauver les jours d’un voltigeur du 6e de l’ex-garde, fait prisonnier.