Polisse, Edme, François

Biographie


Né le 4 octobre 1803 à Paris (ancien) VIIIe arrondissement. Maître serrurier. Il s’illustra rue Saint-Antoine. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IXe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions à qui il appartiendra qu’il est à notre parfaite connaissance que le sieur Polisse a coopéré de tout son pouvoir au recouvrement de nos libertés dans les mémorables journées de juillet 1830 en s’exposant en divers points où le danger était imminent, notamment à la barricade formée dans la rue Saint-Antoine vis-à-vis celle de Jouy et celle Tiron, apportant avec lui tous les outils nécessaires pour faire obstacle aux charges de cavalerie. » Signé : Colleau, A., demeurant 30, rue Geoffroy-Lasnier ; Herbet ; Parisot ; Valleur ; Dor ; Munnem. Il était indiqué sur les fiches de la Commission des Réclamants comme jouissant d’une fortune médiocre. En 1830, il était voltigeur à la 1re compagnie du 1er bataillon de la IXe légion de la garde nationale. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous laisse quelques indications biographiques supplémentaires. En octobre 1848, il expliquait ainsi : « […] En 1830, il a fait délivrer soixante fusils à la mairie du (ancien) IXe ; il les a réparés et livrés à l’état d’action à soixante patriotes ; il a relevé les blessés et conduits à l’ambulance de la mairie ; il a combattu rue Saint-Antoine et à la ville [lire à l’Hôtel de ville, N.D.A.], blessé en présence du maréchal Raguse. Même année, fait partie de la compagnie commandée par le capitaine Lesueur pour empêcher le pillage. En 1848, journées de Février, il a réparé des fusils, fait faire des balles, fait deux cents piques acérées et montées sur leurs hampes, les fusils manquaient. En juin, de garde à la préfecture de police, du 23 au 28, compagnie commandée par le citoyen Lapeyre et le commandant Ligney. Il sollicite la récompense que ses actions lui auront méritée. » Sa demande était apostillée des signatures de : Petitmangin ; Dru ; ...mès, architecte, demeurant 78, rue de Charenton ; Lepr... ; Miraut, tourneur en bois, demeurant 20, rue Traversière-Saint-Antoine ; Martin. Le 17 octobre 1848, il renouvelait sa demande d’un emploi ou d’une décoration. Il fut proposé par cette Commission pour un secours en argent une fois payé. Il était veuf en 1848. Il demeurait 53, rue de la Mortellerie en 1831 ; 20, rue Traversière dans le faubourg Saint-Antoine en 1848. Archives de la préfecture de police AA 408.

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