Pombas, Jean-Pierre

Biographie


Né le 2 novembre 1779 à Beuveille (Moselle), fils de Pombas, Jean, propriétaire, et de Migette, Françoise, son épouse. Soldat dans les vélites chasseurs à pied de la garde impériale le 15 prairial an XII, sous-lieutenant au 8e régiment d’infanterie légère le 9 juin 1809, lieutenant le 23 août 1811, chevalier de la Légion d’honneur le 3 août 1811, mis en demi-solde le 16 septembre 1814, remis en activité au 8e régiment d’infanterie légère en 1815, retourné dans ses foyers le 9 octobre 1815 ; il fit les campagnes des ans XII et XIII au camp de Boulogne, XIV, 1806 et 1807 en Prusse et en Pologne, 1808 en Prusse, 1809 en Allemagne, 1812 en Russie, 1813 en Prusse, 1814 en Allemagne et 1815 dans la Loire ; il se distingua particulièrement à Metz dans une sortie qui eut lieu le 27 mars 1814, et résista avec quinze hommes à deux escadrons de hussards prussiens et saxons, qui furent obligés de se retirer avec avoir perdu plusieurs hommes et le chef du 1er escadron. Demi-solde, il était commandant de la garde nationale de Thouars en 1822 et fut compromis dans l’affaire Berton. Il reçut un secours de vingt francs, le 20 août 1830 à la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. L’observation suivante était inscrite en face de son nom, sur le registre de la mairie : « Compromis dans l’affaire Berton. » On trouve dans LAmi de la religion et du roi, journal politique, ecclésiastique et littéraire, en mai 1831, l’information suivante : « M. d’Arthuys, ancien sous-préfet de Ségré, a été traduit devant la cour d’assises de Maine-et-Loire, pour avoir, dans une conversation tenue sur le bateau à vapeur d’Orléans à Angers, dit que Louis-Philippe était un usurpateur. Le seul témoin à charge était le nommé Pomba, actuellement capitaine de gendarmerie, condamné autrefois dans la conspiration de Berton. Les autres témoins annonçaient que la conversation avait eu lieu sur le ton de la plaisanterie et sans mauvaise intention. Sur la déclaration du jury, M. d’Arthuys a été mis en liberté. » Il demeurait à Thouars (Deux-Sèvres en 1817-1822). Il mourut le 17 juin 1860. Il demeurait 17, rue Traînée en 1830. Archives de Paris VD3 1-2, état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement (sous le seul nom de Pombas) ; LAmi de la religion et du roi, journal politique, ecclésiastique et littéraire, Paris, 17 mai 1831 tome 62, p. 110 ; base leonore de la Légion d’honneur, dossier LH/2193/59.

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