Poncelet, dit Chevalier, Louis

Biographie


Né le 12 vendémiaire an XI (1er octobre 1802) à Stenay (Meuse) ou à Paris. Cordonnier ou bottier. Très gravement blessé à l’œil droit, il reçut un secours de soixante-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut, comme blessé, quatre cent cinq francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement (sur les listes de la mairie, son nom est apostillé : « Menacé de perdre la vue ». Les secours cessèrent à partir de février 1831. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il fut admis dans la catégorie des blessés de la 1re classe auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Sa médaille lui fut délivrée le 28 juillet, et son brevet le 11 août 1831. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 1er février 1831, la conclusion suivante : « Se plaint d’avoir eu les yeux et la vue endommagés par l’explosion de poudre à canon ; se plaint en outre de douleurs rhumatismales à l’épaule et au bras du côté droit, lesquelles affections n’ont laissé aucune trace évidente qui puisse motiver une récompense. En conséquence nous estimons que le susnommé n’a aucun droit à une récompense nationale. » La demande de pension qu’il avait présentée fut, en conséquence, rejetée. Il était porteur de deux certificats médicaux. Le premier, établi par Jacques, chirurgien-major de la IVe légion de la garde nationale, consultant du bureau de charité du (ancien) IVe arrondissement, certifiait que « le 8 août dernier le nommé Poncelet […] s’est présenté chez moi et m’a déclaré que pendant les journées de Juillet et le voyage de Rambouillet, étant accablé de fatigue, il avait été obligé de se coucher sur la terre et qu’à son réveil, il éprouva de vives douleurs dans tous les membres et particulièrement à la tête, qu’après l’avoir examiné, j’ai remarqué que les vaisseaux des deux conjonctives étaient extrêmement injectés, une taie sur la cornée de l’œil droit et un commencement d’amaurose de l’œil gauche, que pendant l’espace d’un mois je lui ai donné des soins, qu’enfin je l’ai adressé à mon confrère Delaruelle pour lui faire subir un traitement galvanique. » Le docteur Delaruelle, Jean-Aymard, Amable (voir ce nom) délivra, après le traitement qu’il fit subir à Poncelet, le certificat suivant : « […] L’état de sa vue est infiniment meilleur mais jamais elle ne se rétablira assez pour lui permettre de reprendre son ancienne profession. Il est père de famille et mérite de fixer la bienveillance de l’autorité. Il a des droits à espérer qu’on ne le laissera pas dans la position malheureuse où il se trouve. Depuis l’époque de juillet, il est atteint parfois de douleurs rhumatismales très vives. » Il était marié et avait deux enfants en bas âge en 1830, et trois en 1831 dont l’aîné avait six ans. Il fut compromis dans l’affaire de la rue des Prouvaires. Son avocat donna les indications biographiques suivantes, au cours de son plaidoyer : « Poncelet était, en juillet 1830, simple ouvrier bottier. Mais il travaillait à la perfection, et [...] pour les meilleures maisons de Paris. Après s’être marié à Rethel, où il avait travaillé pendant quatre ans, il vint habiter la capitale où demeurait sa famille, et où il était certain de bien faire ses affaires. Il ne tarda pas en effet à y gagner cinq et six francs par jour ; et ainsi il n’était pas de ceux qui courent après le désordre et en font leur profession. La vue des premières victimes de ces sanglantes journées le soulevèrent d’indignation comme tant d’autres de sa classe, et ayant lui-même reçu un coup de sabre sur le cou au moment où il reportait de l’ouvrage à son patron, son courage s’enflamma, et il résolut de s’en venger d’une manière éclatante. De ce moment, il saisit des armes qu’il ne quitte plus : et il assiste, dans la rue Saint-Honoré, aux environs du Palais-Royal, aux premiers combats qui s’y livrent.

»Tel fut dès le principe l’ascendant qu’exerça son courage sur ceux qui combattaient à ses côtés qu’il fut constamment pris par eux pour chef de direction. Ainsi dès le 27 au soir, il a un peloton sous ses ordres et il lui procure des armes et des munitions qui lui sont offertes dans un magasin de la rue de l’Arbre-Sec.

»Le lendemain, il se retrouve avec ses hommes, place du Châtelet, où ils s’étaient donné rendez-vous, et il se bat dans la rue Planche-Mirbray, dans la rue du Mouton, sur les boulevards, à la porte Saint-Denis, où un maladroit lui tire près de l’œil droit un coup de fusil, qui par l’évolution de la poudre lui enleva la vue presque entièrement de l’œil droit et altéra l’œil gauche ; cela ne l’arrête pas, il finit par revenir sur la place du Châtelet où il reçut la dernière fusillade des Suisses, qui termina cette journée.

»Le 29 au matin, il se battit à la Bourse, puis à l’Hôtel de Ville, où il rencontra le général Dubourg, là on le fit rester tout le jour. La nuit venue, il fut envoyé avec un détachement au pont de Grenelle ; mais lui c’était aux avant-postes qu’il voulait être, il s’avança donc en observation jusqu’au village du Point du Jour, avec quelques hommes seulement. Ce n’est pas tout, il forme le projet d’avancer sur Sèvres, et demande des hommes de bonne volonté qui veulent le suivre ; quatorze seulement se présentent, c’est assez pour lui. Il est bon d’observer que déjà un appel fait à la troupe par le maréchal Gérard, excitait les militaires à se rendre à un camp situé à Vaugirard, et les assurait que ceux qui s’y rendraient seraient traités en frères. Poncelet s’était muni d’une de ces proclamations ; il part avec ses quatorze hommes ; arrivé sur la route directe de Sèvres, en face le pont, il aperçoit de l’infanterie et de l’artillerie stationnées dessus et autour: alors il prend une résolution vigoureuse, grande et héroïque, il fait faire halte à ses hommes ; et mettant son mouchoir au bout de son épée, il s’avance seul vers le pont en parlementaire, on le reçoit : Que voulez-vous ? dit l’officier commandant – Venez à Paris, répond Poncelet – Mais nous sommes du 3e de la garde, reprend un vieux sous-officier, et il est impossible que nous y allions sans danger. – Il ny a rien à craindre, dit Poncelet ; lisez plutôt cette proclamation du général Gérard.

»Pendant que l’on se presse autour de cette proclamation, le commandant d’une compagnie suisse s’indigne des ménagements qu’on témoigne à Poncelet ; celui-ci lui adresse froidement ces paroles On voit bien que nous nêtes pas Français.

»Alors un grand nombre de soldats frappent de leurs armes sur le pavé, et jurent de ne pas se battre contre leurs concitoyens... Mais comment marcher vers Paris, avec nos uniformes, reprend le sous-officier ? Donnez-moi le vôtre, dit Poncelet, et aussitôt prenant la capote et le bonnet à poil du sergent, le voilà qui marche à leur tête.

»La compagnie suisse se retire tout entière sur Saint-Cloud, avec la majeure partie de l’artillerie; mais quatre-vingt-dix soldats du 3e de la garde et plusieurs pièces d’artillerie avec leurs caissons suivaient Poncelet.

»Cependant, il y aurait eu danger réel pour ce détachement de se présenter aux avant-postes, Poncelet aperçoit un officier à cheval venant de Paris, en reconnaissance, il met encore son mouchoir en parlementaire, et s’avance vers lui, c’était le capitaine Pillier, demeurant rue de Ménilmontant, n° 23, et replacé aujourd’hui dans un régiment de cavalerie, il lui apprend ce qui vient de se passer, celui-ci pique aussitôt en avant, avertit d’abord les soldats de Poncelet, qui étaient dans la plus vive inquiétude sur son compte et continue jusqu’au camp de Vaugirard, où le détachement arrive bientôt, et est reçu avec les plus vives démonstrations de joie par tous les frères d’armes qui y étaient déjà. [...] Ce trait d’héroïsme et d’humanité avait tellement grandi Poncelet dans l’esprit de ses hommes qu’ils voulurent le mener en triomphe à Paris, et le présenter à l’Hôtel de Ville au général Lafayette ; mais Poncelet accablé de fatigue et souffrant horriblement de la vue, se retira modestement chez lui pour prendre du repos et soigner ses yeux. [...] [Le 3 août, il entend battre la générale, et se dirige avec les autres vers Rambouillet]. Il arrive un des premiers dans les cours, quelques-uns veulent briser les voitures laissées par Charles X, il fait défense d’y toucher. Il dit qu’il les prend sous sa sauvegarde, que le premier qui les détériorera passera par ses mains, qu’il faut amener à Paris cette propriété nationale. Toujours en tête de son peloton, il se mit à battre le parc. Un détachement de lanciers d’un régiment de chasseurs se présente. Poncelet va à sa rencontre, et arrive au chef qui lui présente la poignée de son sabre, en disant Je me rends. Remettez votre sabre dans son fourreau dit Poncelet, nous sommes tous frères. Le capitaine descend de cheval et embrasse cordialement celui qui lui parlait avec tant de patriotisme et de loyauté. Après avoir battu la partie du parc la plus voisine du château, Poncelet revient aux voitures, monte dans la première et ouvre ainsi le cortège qui se dirigea vers Paris.[...]. Après [il] conduit ces voitures sous les fenêtres du lieutenant général, [qui] remercia spécialement Poncelet d’avoir su les conserver intactes [...].

»Cependant sa vue qui avait horriblement souffert du coup de poudre qu’il avait reçu, le força de se faire traiter sérieusement: pendant quatre mois il resta dans les mains des médecins, et il ne reçut pour tout secours, pendant ce temps, que la faible somme de soixante francs. [...] La première revue du roi au Champ-de-Mars, le 29 août, Poncelet fut choisi pour être de la grande députation des blessés de juillet, et il assista à la distribution des drapeaux. Admis comme les autres auprès du roi, qui adressait des paroles consolantes à tous les blessés, il lui dit ces paroles qui fixèrent l’attention de Louis-Philippe par leur singularité : Sire, jaurais eu plus de plaisir à me trouver auprès de vous avant juillet. Pourquoi ? dit le roi surpris ; Cest que jaurais pu vous voir, tandis quen ce moment jai la vue perdue et je peux à peine distinguer votre personne. Sois sans inquiétude, mon brave, jaurai soin de toi, et tu ne seras pas malheureux, ni ta famille. [...] La Commission [des récompenses nationales N. D. A.] déclara que Poncelet n’avait aucune blessure grave, et qu’il devait par conséquent être placé hors de la catégorie de ceux qui avaient droit à une pension et aux faveurs spéciales du gouvernement. Il eut beau présenter les certificats les plus authentiques des médecins qui le soignaient, revêtus de l’apostille des citoyens les plus honorables, et des magistrats civils de son arrondissement, il fut forcé de manger pendant six mois le fruit de ses économies. Dès que sa vue lui permit de supporter l’éclat du jour, il se mit à travailler chez un fournisseur d’armes, à polir des baïonnettes, et à gagner ainsi douze sous lui qui avait gagné cinq et six francs. C’était au moins son pain, et celui de sa femme et de ses enfants. Il adressa une demi-douzaine de placets et de demandes, toutes appuyées de pièces authentiques, toujours on le rejette. [...] Voilà l’homme, le citoyen, que le pouvoir de juillet laissa dans la misère… Ne pouvant plus gagner sa vie par suite de sa mauvaise vue ; ne trouvant plus d’ouvrage dans Paris, il songea alors à retourner au pays de sa femme, espérant que les bottiers de Réthel seraient moins difficiles que ceux de la capitale, et espérant aussi que sa vue se fortifierait au grand air. Il partit avec sa femme prête d’accoucher et ses deux enfants, recevant de la ville, et non de la Commission nationale, trois sols par lieue, secours accordé aux mendiants qui retournent dans leurs foyers.

»Arrivé à Réthel, il demande de l’ouvrage ; deux anciens patrons lui en donnent, mais voyant qu’il ne peut le confectionner, ils se décident à regret à lui en refuser. [...] Il revint avec sa femme et ses trois enfants. [...]. » Il reçut ensuite la Croix de Juillet. Il se mit dans une échoppe de recardeur de souliers, près l’Institut, et il loua sa place, à côté d’un sieur Petit, maître de l’échoppe. Il reçut, en octobre 1831, un deuxième secours de soixante francs (sans doute s’agit-il en fait du versement de son indemnité, N. D. A.). Il était alors réduit à la dernière détresse, son travail dans sa misérable échoppe n’arrivant pas à subvenir aux besoins de sa famille. Il fut enrôlé dans la conspiration de la rue des Prouvaires, par un homme qu’il ne connaissait pas, dit-il, et qui profita de son mécontentement. Après que ce dernier fut revenu plusieurs fois à la charge, Poncelet accepta d’entrer dans le complot Misère pour misère, autant en finir, dit-il. Il fut sans doute un des préparateurs les plus actifs parmi les initiés et ses responsabilités dans ce qui devait être le déroulement de l’action étaient des plus importantes. Mais, le soir du complot, quand tous les conjurés furent réunis, il s’aperçut rapidement que la plupart de ceux qui étaient réunis étaient soit suspects, soit ivres, soit incapables de faire un coup de main. Il dit avoir refusé de s’engager plus avant avec des hommes dont plusieurs n’étaient seulement pas même capables de se tenir debout. Il resta cependant. Il se fit un point d’honneur de ne pas quitter le restaurant, et résolut de ne sortir que le dernier. Quand la police investit le restaurant, il participa à la mêlée et fut accusé, par la suite, d’avoir tiré sur l’agent de police qui fut tué. Tous ceux que la police put arrêter furent amenés à la Préfecture de police. Là, chacun dut passer, pour se rendre dans le bureau du commissaire de police, à travers une haie de sergents de ville ; ceux-ci, l’épée à la main, les frappèrent à leur passage, tantôt avec les pointes tantôt avec les pommeaux de leurs épées. Poncelet voulut se défendre ; il avait reçu un coup de pointe d’épée à la tête, un autre lui avait traversé la main avec laquelle il avait voulu parer. Il reçut plusieurs coups de pommeau d’épée, qui lui firent jaillir le sang par le nez et les oreilles. Ensanglanté, couvert de meurtrissures, il s’exclama : Vous êtes des lâches, vous massassinez dans lombre quand je suis désarmé, donnez-moi donc une de vos épées, et que le plus déterminé se présente. Une grêle de coups s’abattit sur lui, il fut culbuté jusqu’au bureau du commissaire de police, qui après avoir reçu son identité, ordonna de le jeter au cachot. Au procès, quand le président lui demanda ce qu’il avait compté faire de la famille royale, si les conspirateurs étaient parvenus à entrer dans le château, Poncelet répondit, en retournant l’accusation : « Comme les autres, les renvoyer. »

Pour complot concerté et arrêté entre plusieurs personnes, dans le but soit de détruire, soit de changer le gouvernement, soit d’exciter les citoyens à s’armer contre l’autorité royale, soit enfin d’exciter la guerre civile, en portant les citoyens à s’armer les uns contre les autres, il fut condamné, le 25 juillet 1833, à la peine de la déportation. Dans ses Mémoires doutre-tombe, Chateaubriand écrit à son sujet : « Louis Poncelet, dit Chevalier, âgé de 27 ans, cordonnier […] fut le vrai chef du complot, et fit preuve, en toute cette affaire, de rares qualités d’intelligence, d’énergie et d’audace. Dans le procès, il se fit remarquer, entre tous, par la loyauté de ses réponses, habile à ne pas compromettre ses complices et peu occupé de ses propres périls. » Il fut gracié le 27 décembre 1834, avec remise de la peine et de la surveillance, ainsi que vingt-sept autres détenus politiques, pour avoir, dans l’incendie du Mont-Saint-Michel où il était détenu, « fait preuve de zèle et de courage ». Il fut arrêté dans l’affaire de la Fraternité universelle, le 4, ou 5, ou 6 mai 1842, et inculpé de complot contre la sûreté de l’Etat. La liste des personnes arrêtées était ainsi établie : Considère, Claude, François-Xavier (voir ce nom), né vers 1810 à Montbazon (Haute-Saône), brocanteur, demeurant 3, rue Royale à Montmartre ; Lambrun, né vers 1801 à Tichelieu (Indre-et-Loire), marchand de vin, demeurant 36, rue des Marais-du-Temple ; Boulogne, Elysa femme Lambrun, née vers 1812 à Verrières (Seine-et-Marne), demeurant 36, rue des Marais-du-Temple ; Barre dit Delorme, François, Charles, né vers 1787 ou 1801 à Chartres (Eure-et-Loir), cordonnier, demeurant 4, rue Petrelet ou Pétrel ; Piégard, Pierre, Sainte-Croix, né vers 1792 aux Andelys (Eure), passementier, demeurant 357, rue Saint-Denis ; Leblanc, Jean-Louis, Adolphe, né vers 1820 à Blagny (Ardennes), garçon marchand de vins, demeurant 8, rue de Vannes ; Poncelet, Louis, né vers 1802 à Stenay (Meuse), cordonnier, demeurant 26, rue Neuve-du-Luxembourg ; Ory, Jean-Pierre (ou Orry, Jean-Pierre), né vers 1807 à Châteaugonthier (Mayenne), tailleur, demeurant 3, passage Violet ; Rabeau, Renée, femme Ory, né vers 1807 à Châteaugonthier (Mayenne), couturière, demeurant 3, passage Violet ; Ory, Auguste, Louis (ou Orry, Auguste, Louis), né vers 1816 à Châteaugonthier (Mayenne), menuisier, demeurant 3, passage Violet ; Merard, Opportune, né vers 1811 à Olonne (Oise), couturière, demeurant 39, rue des Vieux-Augustins ; Meindre, Jean, né vers 1807 à Maladet (Cantal), garçon marchand de vin chez Lambrun 36, rue des Marais-du-Temple, y demeurant ; Delahaye, Adolphe, né vers 1803 à Lassay (Mayenne), bottier, demeurant 40, rue de la Ferme-des-Mathurins ; Grenèche, Charles, François, né vers 1799 à Montmorency (Seine-et-Oise), serrurier, demeurant 61, rue Lafayette ; Leroux, Fany, femme Grenèche, née vers 1803 à Paris, blanchisseuse, demeurant 61, rue Lafayette ; Feret, Edouard, né vers 1810 à Morienval (Oise), demeurant 12, rue de Meaux près de la barrière du Combat ; Billerey, Jeanne, née vers 1802 à Grattery (Haute-Saône), couturière, demeurant 15, rue Tronchet ; Géodière, Jacques, Vincent, né vers 1800, à Grattery (Haute-Saône), tailleur, demeurant 15, rue Tronchet ; Guenot, Alexis, né vers 1814 à Paris, imprimeur, demeurant 348-350, rue Saint-Jacques ; Thomas, Auguste, né vers 1800, à Nulendorff (Suisse), menuisier, demeurant 348-350, rue Saint-Jacques ; Brohan, François, Philémon, né vers 1798 à Chemebrun (Eure), bottier, demeurant 3, rue Poupée (qui fut relaxé sur ordre du préfet). Poncelet fut condamné sur appel d’un jugement du 24 août 1842 à deux mois de prison pour détention et fabrication de poudre de guerre (arrêt du 7 octobre 1842). Il demeurait 73, rue Saint-Germain-l’Auxerrois en 1830-1831 (74, rue de Lille in Archives de Paris Vbis1K4 2 mais bien 73, rue Saint-Germain-lAuxerrois in Archives nationales F/1dIII/39, in Archives nationales F/1dIII/35 A, deux fois in Archives nationales F/1dIII/38 A et surtout in Archives de Paris VD6 278 dans sa demande de secours) ; 34, rue de Seine puis 61, rue Neuve-de-Seine en 1832 ; 26, rue Neuve-du-Luxembourg en 1842. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 70 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IVe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives p. 72, liste nominative du IVe arrondissement des personnes au nom desquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance, p. 116, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Plaidoyer de Me Glade pour M. Poncelet, chez A. Auffray, Paris, 1832 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 278 ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant, état des (206) citoyens qui quoique non blessés dans les journées de Juillet ont prétendu au bénéfice des articles 5 et 6 de la loi du 13 décembre ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IVe arrondissement, blessés de 1re classe et aussi même référence liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) IVe arrondissement, blessés de 1re classe ; Affaire de la rue des Prouvaires, chez Belligue, Paris, 1832 ; Conspiration de la rue des Prouvaires, chez A. Barbier, Paris, 1832 ; Chateaubriand, Mémoires doutre-tombe ; LAmi de la religion, journal ecclésiastique politique et littéraire, tome 82, Paris, 1834, p. 407 ; Archives de la préfecture de police AA 426, attentat Quénisset et autres ; LEpopée des régicides. Passions et Drames. 1814-1848, Louessard, l’Insomniaque, Paris, 2000.

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