Poncet, Louis

Biographie


Né vers 1806 à Versailles (Yvelines). Ouvrier menuisier. Il s’illustra porte Saint-Denis, rue de l’Echiquier, rue de l’Echelle et à la prise de la caserne des Suisses, rue de Babylone. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné François Gannat, commissionnaire de la maison de santé n° 112 faubourg Saint-Denis, demeurant même rue n° 66, atteste et certifie à qui de droit que j’ai vu le 28 juillet le nommé Louis Poncet au coin de la rue de l’Echelle-Saint-Honoré ; qu’il était armé d’un fusil et pourvu de cartouches, que sur ma demande il partagea avec moi ; qu’il s’est battu contre les troupes royales et qu’il a essuyé la charge d’un corps de lanciers, auxquels il riposta par des coups de fusil. » Signé, le 19 août 1831 : Gannat, François, demeurant 66, rue du Faubourg-Saint-Denis (il signe peut-être Gannaz). Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, Emonet, Jean-Pierre, concierge et commissionnaire, demeurant rue de l’Echiquier n° 6, à l’époque des trois journées de juillet 1830, et actuellement faubourg Saint-Denis 13, certifie que j’ai vu le sieur Poncet agir avec le plus grand dévouement et que je lui ai prêté un brancard au moyen duquel il a transporté trois blessés à la maison de santé de M. Dubois. » Signé, le 13 août 1831 : Emonet, Jean-Pierre, demeurant 13, rue du Faubourg-Saint-Denis. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, Desnoyers (sic), voiturier par eau, domicilié à Montargis (Loiret), présent à Paris pour sa profession, demeurant chez M. Panse, marchand de vin restaurateur, quai Saint-Paul, atteste et certifie sur mon âme et conscience qu’étant malade à l’hospice de M. Dubois, le 27 juillet 1830, j’ai reconnu le nommé Louis Poncet, que j’ai connu à Montargis, que le susdit venait d’apporter des blessés qu’il avait relevés dans la mêlée ; qu’il les avait pansés lui-même, que je lui ai vu détacher ses propres mouchoirs avec lesquels il avait fait des pansements et arrêté le sang des victimes. » Signé, le 22 août 1831 : Denoyelle, Pierre. Il demeurait cour Saint-Martin au 3, rue Marcou ou 3, cour Saint-Martin dans la rue Marcou en 1831. Archives de la préfecture de police AA 408.

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