Pontier, Jean-Pierre
Biographie
Né le 10 pluviôse an VI ( bien le 10 pluviôse an VI dans son acte de mariage ; et sans doute par erreur an X parfois dans son dossier aux Archives nationales F/1dIII/72 mais surtout in Archives nationales F/1dIII/35 A et in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension) à Sainte-Geneviève (bien à Sainte-Geneviève dans son acte de mariage, sans doute Sainte-Geneviève-sur-Argence qui n’est pas très éloignée de Carmensac) ou Carmensac (Aveyron), fils de Pontier, Jean, cultivateur au village de Carmensac, et de Brouses, Jeanne, son épouse. Blanchisseur. Il fut blessé, rue du Coq, d’un coup de feu au côté gauche, dans la partie inférieure de la partie lombaire et qui lui atteint l’intestin. Il reçut un secours de cent soixante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut, comme blessé, cinq cents francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 29 janvier 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure au flanc et aux lombes du côté gauche, de la partie inférieure de la colonne lombaire vers la partie supérieure de l’hypocondre avec lésion non équivoque du côlon, cicatrisée mais après plusieurs retours de l’écoulement de matières stercorales et avec beaucoup de gêne dans les mouvements du membre inférieur ; circonstances dont la réunion équivaut à la perte d’un membre. » Il fut admis dans la 6e classe des blessés et pensionné de six cents francs ; il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes de cent cinquante francs. Deux de ses enfants furent pensionnés parce que considérés comme orphelins : Pierre, Jean et Marie, Rose ; un imbroglio s’ensuivit : en effet, Marie, Rose était née postérieurement à la révolution et ne pouvait, selon les termes de la loi, être pensionnée, et pour François, qui pouvait l’être, le père n’avait pas fourni l’extrait d’acte de naissance nécessaire à l’ouverture de ses droits. Pontier était marié avec Chassang, Marguerite, fileuse, qu’il avait épousée à la mairie du (ancien) IIe arrondissement de Paris le 14 août 1824, et avait trois enfants, François, né le 2 mai 1825 à Paris, Pierre, Jean, né le 2 octobre 1828 à Paris, et Marie-Rose, née le 31 octobre 1830 à Albaret-le-Comtal (Lozère) (ou à Paris in Archives nationales F/1dIII/35 A), dont deux seulement furent pensionnés (Pierre, Jean et Marie-Rose) parce qu’assimilés aux orphelins de Juillet et à qui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Marie-Rose mourut le 27 mars 1832 à La Ronzière, commune Albaret-le-Comtal (Lozère). En 1832, on trouve la note suivante dans le travail de la Commission de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet : « Le sieur Pontier se plaint que la Commission n’est pas admis également son fils aîné, âgé de huit ans. Il est certain qu’il n’y avait aucun motif pour ne pas admettre cet enfant, qui avait les mêmes droits que les deux autres. Il faut qu’il y ait eu une erreur de la part de la Commission. » En 1836, Pierre, Jean était élève externe dans une pension ; en 1840, il reçut trois cents francs pour ses frais de trousseau. Pontier demeurait 10, rue des Prêtres-Saint-Germain-l’Auxerrois en 1830-1831 puis sans doute 14, rue Colbert. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Histoire de ce qui s’est passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 303 ; Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 116 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des orphelins auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IVe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 98-99 ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet ; Archives de Paris VD6 288 n° 7 Commission de la souscription nationale, mairie du (ancien) IVe arrondissement, Etat des récépissés des inscriptions de rentes délivrées par le maire du quatrième arrondissement de Paris, aux veuves, ascendants ou blessés de Juillet inscrits en la mairie dudit arrondissement, Etat des inscriptions de rentes qui ont été envoyées à la mairie du IVe arrondissement de Paris, comme appartenant à des veuves, orphelins, ascendants ou blessés de Juillet, domiciliés dans cet arrondissement, Etat des morts et des blessés par suite des événements de juillet 1830, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 et état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant (sous le nom de Pontier, Pierre), idem blessés admis à la pension (sous le nom de Pontier, Jean-Pierre) ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, état des enfants (27) assimilés aux orphelins en vertu de l’article 2 de la loi du 13 décembre, même référence orphelines du (ancien) IVe arrondissement et orphelins du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/40 (orphelins de Juillet, année 1831 ; année 1838 IVe arrondissement ; année 1839 IVe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/43 in dossier Beguin ; Archives nationales F/1dIII/52 in dossier Debove ; Archives nationales F/1dIII/72 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IVe arrondissement, orphelins et blessés de la 6e classe ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, (ancien) IVe arrondissement.