Poujol, Charles dit Scipion
Biographie
Né le 6 messidor an XIII à Nîmes, fils de Poujol, Jean, travailleur, et de Ronzas, Marguerite, son épouse. Tafetassier. Blessé par un coup de feu et l’os du poignet brisé, hors d’état de travailler normalement, il fut une des victimes des affrontements qui eurent lieu dans la ville de Nîmes entre les partisans du nouveau gouvernement (très souvent des protestants, et parfois des libéraux), et ceux de l’ancien (généralement catholiques), vers la fin du mois d’août 1830. Ces affrontements causèrent la mort de six protestants et de deux catholiques ; furent blessés, dont plusieurs dangereusement, dix-huit protestants ou libéraux et cinq catholiques ; furent battus dix protestants et deux catholiques. Le préfet du Gard, dans le travail de la Commission des récompenses nationales, constatant la continuation d’un mauvais esprit à l’égard du nouveau gouvernement, pensait que les blessés devaient être seulement secourus pécuniairement mais non décorés et précisait : « Une décoration de Juillet à des hommes de la populace de Nîmes serait un sujet continuel de danger pour eux et peut-être, dans un jour de troubles, un arrêt de mort. » Il fut indemnisé d’une somme de mille francs une fois payée. Il s’était marié le 19 août 1829, avec Perrier, Judith, née le 16 octobre 1809 à Nîmes, fille de Perrier, Jean-Paul, taffetassier, et de Roulle, Marie, son épouse. Il était indiqué comme indigent par la mairie. Archives nationales F/1dIII/79, dossier Gard.