Poullios
Biographie
Ancien lieutenant, il tenait un restaurant (soit avant soit après la révolution de Juillet), dont il nous reste le témoignage suivant, tiré d’Itinéraire descriptif de la France ou Géographie complète historique et pittoresque de ce royaume, par ordre de routes, rédigé par Vaysse de Villiers : « […] Dans l’intérieur du bois, tout près de cette porte, est le carrefour d’Armenonville, où le joli pavillon chinois de ce nom charme les promeneurs par l’élégance de sa construction aussi délicate que sa décoration extérieure est recherchée, et les attire par l’agrément de ses terrasses, de ses cabinets, de sa riche vaisselle d’argent, de sa bonne chère et de ses bons vins. La magnificence de ce pavillon, qui est l’ornement du bois de Boulogne, a été la ruine de son premier propriétaire, dont le successeur, M. Poullios, se montre fort empressé à remplir l’attente et prévenir les vœux des nombreux amateurs, gourmets et gastronomes qui visitent son brillant restaurant. Toutes les entrées du parc, notamment la Porte-Maillot, ont aussi leurs restaurateurs […]. » Le 27 janvier 1831, il sollicita, dans ces termes, la décoration de Juillet : « Dans votre séance du 25 de ce mois, j’ai eu l’honneur de vous remettre une pièce originale revêtue des signatures de MM. les aides de camp du général Lafayette, qui atteste que le 30 juillet je suis venu offrir spontanément mes services et la position que j’occupais située carrefour d’Armenonville au bois de Boulogne d’autant plus avantageuse qu’elle peut éclairer une grande partie du bois et qu’elle pouvait servir à débusquer la garde royale qui y était campée. Ce patriotisme, messieurs, devenait plus important qu’on pourrait le supposer et le colonel aide de camp du général en chef l’avait si bien senti que dès le lendemain si les troupes royales n’étaient parties il devait se transporter sur les lieux pour après y diriger des troupes sous mes ordres. Officier depuis vingt ans à l’âge de quarante-cinq ans, comptant vingt-huit ans de services, replacé par les ordres du ministre de la Guerre en activité, je crois avoir des droits à l’obtention de la décoration nationale que je sollicite de votre justice. Les pertes énormes que les événements m’ont fait éprouver, tout coopère à légitimer ma demande […]. » Il comparut, le 29 janvier sous le numéro 222, devant le jury de la Commission des récompenses nationales de l’arrondissement de Saint-Denis. Il demeurait 7, rue de Beaune ou au pavillon d’Ermenonville au bois de Boulogne en 1830. Itinéraire descriptif de la France ou Géographie complète historique et pittoresque de ce royaume, par ordre de routes, Vaysse de Villiers, région du nord-ouest, route de Paris à Rouen, Paris, chez Jules Renouard, libraire, 1830, p. 5 ; Archives de Paris VK3 50.