Poupier de Montréal
Biographie
Ancien capitaine de grenadiers, ancien sous-chef d’administration à l’armée du Rhin, nommé chevalier de la Légion d’honneur pendant les Cent Jours, et par conséquent jamais décoré. Il écrivit au ministère de l’Intérieur, pour se plaindre, au nom de nombreux de ses camarades écrivait-il, de ce que les décorations tardaient à être distribuées pour ceux qui appartenaient à l’armée et se trouvaient éloignés de Paris. Il avait, expliquait-il, adressé plusieurs réclamations tant auprès du ministère de la Guerre qu’auprès du préfet de la Seine, infructueusement. Il présentait sa démarche comme désintéressée puisqu’il n’était pas lui-même décoré de Juillet ni attaché à une administration du royaume. Il avait, écrivait-il, lui aussi « combattu dans les journées de Juillet, pour le souverain actuel et son gouvernement », pour « la liberté, sans licence, donc du gouvernement monarchique tel qu’il existe », et précisait encore que s’il n’était pas décoré son sentiment était « bien connu au Palais-Royal » où il avait « reçu des marques de bienveillance et de bonté », qui attestaient de son « attachement et [son, N.D.A] dévouement à l’état actuel des choses ». Le ministère de l’Intérieur le remercia d’avoir appelé sa sollicitude envers les décorés de Juillet éloignés de Paris et qui ne pouvaient recevoir la décoration qu’ils avaient méritée, l’assura que des instructions avaient été données pour faciliter cette distribution, et l’engagea à signaler les omissions ou les retards dont il pourrait avoir eu connaissance. Il demeurait 68, rue Saint-Germain-l’Auxerrois en 1831. Archives nationales F/1dIII/39.