Pouriau
Biographie
Entrepreneur de peintures. Il sollicita dans ces termes, en septembre 1831, la décoration de Juillet : « Sire, Le sieur Pouriau, chasseur de la 2e compagnie, 1er bataillon de la IIe légion de la garde nationale de Paris, dont il fait partie depuis 1814, prend la respectueuse liberté d’exposer à Votre Majesté que, le 28 juillet 1830, il a coopéré à la conquête de nos libertés publiques. Le premier, à 4 heures et demie du matin, il a commencé à dépaver la rue d’Argenteuil ; de 9 heures à 10 heures, il a été au poste de la butte des Moulins, où il a désarmé, après beaucoup de peine, le sergent du poste, s’est emparé de son fusil, dont il est encore possesseur. Peu d’heures après, on l’a remarqué au milieu des plus intrépides patriotes faire le coup de feu dans plusieurs rues ; il a reçu un homme mourant sur sa poitrine. Le 14 février 1831, étant de garde à la mairie, il a été commandé de se transporter à la tête d’une patrouille, comme sergent, pour assurer la tranquillité à l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, où des troubles graves se manifestaient. Là, prêt à arrêter un individu qui jetait des pierres, il a été enveloppé par plusieurs malveillants et sa position était tellement critique que, sans le secours du tambour-major de la IIe légion, il aurait été infailliblement blessé ou tué. La conduite de l’exposant est connue de plusieurs officiers de la IIe légion, dont il fait partie, qui ont signé des certificats et le commissaire a légalisé leur signature ; il a les pièces en mains. N’ayant fait aucune réclamation auprès de la Commission des récompenses nationales, il ose espérer, Sire, que vous daignerez juger sa conduite, dans ces deux circonstances, digne d’une récompense et Votre Majesté comblerait ses vœux si elle lui accordait la croix spéciale de Juillet. » Il rappelait aussi dans le bas de sa lettre qu’il était le gendre de M. Serre, ami de M. Fontaine, architecte du roi. Il demeurait 20, rue d’Argenteuil en 1831. Archives nationales F/1dIII/72.