Prévert, Louis
Biographie
Né vers 1800 à Paris. Ancien militaire, devenu journalier. En combattant il fut blessé aux jambes et la blessure fut suivie d’une fièvre inflammatoire. Il reçut (sous le seul nom de Prevert) un secours de soixante francs en août et un autre (sous le nom de Prévest) de la même somme en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il était porteur de deux certificats, signé par le docteur Lemercier, médecin aux Batignolles. Le premier, en date du 29 août 1830 : « Je certifie que le nommé Prévert, Louis […] est le premier blessé que j’ai visité dans son lit, arrivant de Rambouillet ; à la suite des fatigues et des blessures que cet homme a éprouvées pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier, il est tombé malade d’une fièvre inflammatoire, dont il n’est pas encore tout à fait rétabli. Comme j’ai reconnu les blessures des jambes occasionnées par des mitrailles et que je suis certain que cet indigent s’est trouvé au milieu de ceux des bourgeois qui ont combattu contre les troupes royales, je lui ai délivré le présent certificat pour lui faire obtenir les bienfaits qu’il mérite plus qu’aucun de ceux qui se sont présentés dans les premiers jours d’août. » Le deuxième, en date du 17 septembre 1830 : « Je certifie que le nommé Prévert, Louis […] a été blessé aux deux pieds et aux bas des jambes par des mitrailles pendant les 28 et 29 juillet dernier et que ses blessures se sont augmentées par la fatigue, en faisant le voyage de Rambouillet les jours suivants. J’atteste que cet homme, tout à fait dans l’indigence, a gardé le lit pendant dix jours, ayant une fièvre inflammatoire très forte. Je déclare qu’il a des droits bien fondés à la bienfaisance des générosités publiques. » Le 5 août 1830, il adressait la demande suivante, conjointement avec Bourrier et Carisch (ou peut-être Cariset, comme il semble signer, ou Cardet, ou Cardez : « Je, soussigné, Cardez, marchand de vins à Monceau n° 1, que les nommés Prévert et Bourrier, Nicolas, sont partis avec moi pour la défense de la patrie, où nous nous sommes transportés à la place Beauvau et y avoir passé la nuit et le lendemain nous nous sommes transportés aux Champs-Elysées et avons suivi le mouvement et après nous sommes partis pour Rambouillet. Les choses terminées, nous nous sommes rendus à notre domicile, fatigués, harassés et n’ayant rien pour subsister. C’est pour quoi, messieurs, nous avons l’honneur de vous prier d’avoir égard à notre malheureuse situation. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis. Il comparut devant le jury de cet arrondissement le 20 janvier 1831, sous le numéro 174. Il demeurait 2, bd Monceau (ou 8, bd Monceau c’est illisible), maison Carish, à Monceau en 1830. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 44 ; Archives de Paris VK3 50.