Prévost, Jean, Joseph, François

Biographie


Né le 3 octobre 1788 à Toulouse (Haute-Garonne). En juillet 1830, il était secrétaire au commissariat de police du quartier du Temple. Il fit donner des soins aux blessés et enlever les morts dans le périmètre qui dépendait de son commissariat. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Le 28 juillet dernier, messieurs les administrateurs gérants du Cirque olympique, ayant été instruits que l’on allait venir s’emparer des armes qui servaient journellement à la représentation des pièces militaires données sur leur théâtre, me chargèrent de prendre près de l’autorité les instructions nécessaires dans ces circonstances difficiles. A cet effet, je me transportais au commissariat de police du quartier du Temple, boulevard du Temple n° 11. En l’absence de M. le commissaire de police, le sieur Prévost, secrétaire dudit commissariat ayant écouté ma demande, m’engagea de faire remettre aux personnes qui se présenteraient les armes déposées audit théâtre, en ajoutant qu’il était temps de chasser les ennemis de la France et de nos institutions et que l’administration ne devait apporter aucun retard à la remise desdites armes. Requis par le sieur Prevost de constater ce fait, je me suis empressé d’obtempérer à sa demande en signant le présent. » Signé, le 28 mai 1831 : Portelette, L., ex-caissier du Cirque olympique, demeurant 12, rue d’Angoulême. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, chevalier des ordres du roi, ex-chirurgien-major des hôpitaux militaires, membre et médecin de la Société générale de prévoyance, demeurant à Paris, rue Charlot n° 19, au Marais, certifie avoir été plusieurs fois chez M. le commissaire de police du quartier du Temple sans y trouver M. Jean, Joseph, François Prévost, son secrétaire, demeurant rue d’Angoulême n° 20. Je le vis sur le boulevard du Temple, occuper à faire donner et à donner lui-même des secours aux blessés du 28 juillet. Il faisait aussi enlever les morts et s’est exposé aux plus grands dangers. » Signé, le 29 mai 1831 : Favre, médecin, demeurant 19, rue Charlot. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, Antoine, Emmanuel Cot-Dordan, ex-sergent à la compagnie des grenadiers du 2e bataillon VIe légion de la garde nationale, propriétaire, demeurant boulevard du Temple n° 18, certifie que M. Prévost, secrétaire du commissariat de police du quartier du Temple, a montré dans les mémorables journées de Juillet un zèle, une activité et un patriotisme à toute épreuve ; qu’il n’a point abandonné son poste, tout critique qu’il fût, et que je l’ai vu auprès de moi sur le boulevard du Temple au coin de la rue d’Angoulême donner des secours aux malheureux blessés et faire enlever les cadavres des défenseurs de la patrie tombés sous les balles jésuitiques ; qu’il les a fait transporter au poste de la Galiote malgré les dangers imminents qu’il courait. » Signé, le 28 mai 1831 : Cot-Dordan, propriétaire, ex-sergent à la compagnie des grenadiers du 2e bataillon VIe légion de la garde nationale, demeurant 18, bd du Temple n° 18. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Prévost, secrétaire au commissariat de notre quartier, est resté fidèle à son poste dans les journées des 27, 28 et 29 juillet ; qu’il a fait transporter et transporté lui-même des morts au corps de garde de la Galiote et en un mot continué son service avec un zèle en foi duquel nous nous empressons de lui donner ce certificat. » Signé, le 5 juin 1831 : Dupont ; Lozout, marchand de nouveautés, demeurant 11, bd du Temple ; Scribe, chef d’institution ; Aubry ; Dubosc, chef de bureau à l’administration des postes ; Verchy ; Mignet. Il fut nommé commissaire de police et participa, le 6 novembre 1832 rue Haute-du-Château à Nantes, à l’arrestation de la duchesse de Berry et fut l’un des signataires du procès-verbal d’arrestation. En 1833, venant de participer fructueusement à cette arrestation et alors commissaire de police du 3e arrondissement à Nantes il tenta de solliciter de nouveau la décoration de Juillet, pour des faits qui s’étaient passés à Paris. Il était marié et père de famille en 1831. Son frère était sous-lieutenant au 3e léger ; il était le neveu du général Dupuy assassiné au Caire en l’an VII. Il demeurait 20, rue d’Angoulême en 1831. Archives de la préfecture de police AA 409 ; La Gazette des tribunaux, 14 novembre 1832 ; Archives nationales F/1dIII/80, Loire-Inférieure ; Histoire de la chute des Bourbons, Grandeur et Décadence de la bourgeoisie, 1815-1830-1848, tome cinquième, Paris, 1851, Bureaux de la Société des travailleurs réunis, Documents et pièces justificatives du tome cinquième, p. 485 et suivantes.

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