Prevost, Joseph, Anne

Biographie


Né le 16 octobre 1800 à Paris, fils de Prevost, Louis, Etienne, et de Debray. Ouvrier en gaze. Peu après la révolution, « sans occupation, n’ayant aucun moyen d’existence », il sollicita un secours auprès de la Commission des récompenses nationales. Il avait quitté son ouvrage pour se joindre aux « citoyens pour la défense de sa patrie » et était resté de garde au poste de la Glacière durant dix jours d’affilée. Il était porteur d’un certificat qui attestait ces faits et signé par Giroult ; Faucon ; Marchelart ; Didelet ; Legrez, Th. ; Gilis. En septembre 1830, le commissaire de police, sur l’attestation et sous la responsabilité de Depaux, Jean, Antoine, maçon, demeurant 22, rue des Lyonnais et de Marchelard, Henry, Jean-Baptiste, demeurant 30, rue des Lyonnais, attesta que Prevost était « de bonnes vie et mœurs, jouit de ses droits civils et est entièrement libéré du service militaire ». Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 1er mars 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « A travaillé aux barricades, a eu un fusil à un désarmement ; s’est présenté armé à la caserne de Lourcine. Le 29, au quai de l’Institut, a tiré cinq à six coups de fusil. A monté la garde pendant dix jours à la Glacière. Père d’un enfant. Dix ans de mariage. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 8 mars 1831, à aucune voix pour la croix, une voix pour la médaille, sept voix pour une mention et une voix pour rien. En 1836, ayant « su mériter l’estime de ses concitoyens, tant par la régularité de sa conduite que par les actions méritoires dans les différentes affaires, où l’amour de la patrie fut toujours son guide » et n’ayant « jamais formé aucune ligue ni conspiration », il sollicita la décoration de Juillet. Il lui fut répondu que les travaux de la Commission des récompenses nationales étaient terminés, qu’elle seule avait pu juger les titres de chacun à une récompense, et qu’aucune suite ne pouvait être faite à sa demande. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il retira les pièces qu’il avait confiées à cette Commission, aussi son dossier est-il vide. Il reçut un secours de cinquante francs en 1852, au titre de blessé de Juillet. Il demeurait 6, rue des Bourguignons en 1830 ; 13, rue de la Glacière à la barrière Gentilly en 1831-1836 ; 112, rue de Lourcine en 1852. Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 8 mars 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 1er mars 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/9/1156 ; Archives nationales F/1dIII/73 (sous le nom de Prevôt, Joseph, Anne) ; Archives de la préfecture de police AA 369, Proposition d’accorder à 91 décorés et veuves de blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 4.970 francs minutes 243-246, en date du 20 novembre 1852 (sous le nom de Prevôt, Joseph, Anne) ; Archives de la préfecture de police AA 409.

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