Prévost, Louis, Pierre
Biographie
Né vers 1805 à Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne). Marchand épicier et débitant d’eau-de-vie. Il s’illustra rue du Mont-Blanc, à la porte Saint-Martin et à la Grève. Il fut blessé à la jambe gauche. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il joignait plusieurs certificats à sa demande. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Louis Prévost, demeurant rue Coquenard n° 54, est passé devant notre porte le 29 juillet 1830, en faisant le coup de feu avec les patriotes, qu’il a coopéré au désarmement de la garde royale qui était dans la maison de M. Moizard (voir ce nom), chapelier au coin de la rue de Rohan. Et de là nous l’avons vu revenir des Tuileries, dans un état de fatigue pénible à voir. » Signé : Royé, demeurant 28, rue de Richelieu ; Granjean, demeurant 43, rue de Richelieu. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Il est à ma connaissance et je puis attester comme quoi j’ai vu le nommé Prévost, Louis, Pierre, débitant d’eau-de-vie, rue Coquenard n° 54 le 28 juillet 1830 et qu’il était armé d’un fusil, dont il faisait usage derrière une barricade, que lui, aidé de plusieurs personnes, avaient construite rue du Mont-Blanc au coin de la rue Saint-Nicolas, contre des gardes royaux à pied et à cheval, qui ne tardèrent pas à la forcer. Et c’est alors que le sieur Prévost s’est précipité chez moi afin d’éviter le sort de plusieurs autres qui comme lui n’eurent pas le bonheur de trouver un refuge contre leurs bourreaux. » Signé : Robotaut, demeurant 14, rue Saint-Nicolas. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Il est à ma connaissance que M. Louis, Pierre Prévost est sorti les 27, 28 et 29 juillet 1830 avec des armes, pour aller grossir le nombre des combattants et que son établissement de débitant d’eau-de-vie a été fermé plusieurs jours. » Signé, le 16 juillet 1831 : Dufour (voir Dufour, François, Etienne), médecin, demeurant 54, rue Coquenard. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que j’ai vu M. Prévost, Louis, Pierre, au coin de la rue de Rohan, faisant feu contre la garde royale qui était dans la rue Saint-Honoré, le 28 juillet 1830. » Signé : Hurez (voir Hurez, Félix, Désiré), demeurant 41, rue Coquenard. Le cinquième certificat, ainsi rédigé : « J’atteste sur l’honneur avoir vu dans les rues de Paris sur les boulevards et aux Tuileries le nommé Louis, Pierre Prévost, rue Coquenard n° 54, débitant d’eau-de-vie, les armes à la main dans les journées 27, 28 et 29 juillet 1830 et que je le connais assez brave pour en avoir fait un bon usage. » Signé : Chéneau, demeurant 1, bd Montmartre. Il demeurait 54, rue Coquenard (aussi 31, rue Royale-Saint-Martin) en 1831. Archives de la préfecture de police AA 409. Sans doute un lien de parenté avec Prevot, Louis, Alexandre. Idem que le suivant ?