Prévost, Pierre, Charles

Biographie


Né vers 1776 à Paris. Monteur en cuivre ou ciseleur. Il quitta son domicile, armé d’une mauvaise épée, pour aller se battre au Louvre. Son cadavre fut trouvé le 29 juillet rue Fromenteau au coin du Palais-Royal, une balle dans la poitrine. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le 11 septembre 1830, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement, comparurent : Momin, Jean-Pierre, épicier, demeurant 26, rue Phélippeaux ; Lemoine, Jean-Pierre, Etienne, ciseleur, demeurant 7, rue du Grenier-Saint-Lazare ; Bollenat, Jacques, ébéniste, demeurant 7, rue du Grenier-Saint-Lazare ; Meunier, Louis, Théodore, bijoutier, demeurant 7, rue du Grenier-Saint-Lazare ; Loraux, Jean-François, marchand de vin, demeurant 55, rue Bourbon-Villeneuve. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Prévost, Pierre, Charles et savoir qu’il avait épousé Dimey, Hélène, le 7 prairial an XIII à la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Ils attestèrent en outre savoir « que le 29 juillet dernier le sieur Prevost est sorti en armes de chez lui pour aller se joindre à ses concitoyens et se diriger vers le Louvre ; qu’ils savent qu’en effet il était à l’attaque du Louvre mais que depuis il n’est point reparu et que tout leur fait croire qu’il a succombé ». Le 1er décembre 1830, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement, comparurent : Bernard, Denis, menuisier, demeurant 24, rue du Grenier-Saint-Lazare ; Meunier, Louis, Théodore, bijoutier, demeurant 7, rue du Grenier-Saint-Lazare ; Legrioux, Pierre, Denis, monteur en cuivre, demeurant 2, rue Neuve-Saint-Martin ; Renouf, Pierre, Gilles, tourneur en cuivre, demeurant 25, rue Jean-Robert. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Prévost, Pierre, Charles et savoir qu’il avait épousé Dimey, Hélène, le 7 prairial an XIII à la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Ils attestèrent en outre « savoir, les sieurs Legrioux et Renouf, qu’il est à leur parfaite connaissance que le 29 juillet dernier le sieur Prevost père est sorti de chez lui en armes pour se joindre à ses concitoyens et se dirigea vers le Louvre, à l’attaque duquel il s’est trouvé, qu’ils l’ont rencontré en armes vers le Louvre. Et le sieur Bernard qu’il a vu le sieur Prevost, mort, rue Fromenteau, au coin de la place du Palais-Royal, qu’il a remarqué que la cause de la mort dudit Prevost a été une balle dont il a été frappé dans la poitrine. Au surplus tous les comparants déclarent que depuis ledit jour 29 juillet ledit Prevost n’a pas reparu et d’après la déclaration du sieur Bernard il est hors de doute qu’il a été une des victimes des trois jours ». Il laissait une veuve, Dimey, Hélène (Dimay, Hélène in Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet ; bien Dimey, Hélène in Archives nationales F/1dIII/82 et in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc. ; Deymet in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Liste des veuves par suite des journées de juillet 1830), gantière, née le 15 juin 1779 à Paris (mais le 25 juin 1779 in Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831), qui reçut un secours de cent francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel, un secours de cent francs, le 19 août 1830, un secours de quarante francs, le 5 novembre 1830, un secours de cinquante francs, le 13 décembre 1830, un secours de cinquante francs, le 17 janvier 1831, un secours de quarante francs, le 9 mai 1831, un secours de quarante francs, le 14 juin 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 14 juillet 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 13 août 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 14 septembre 1831, un secours de cent francs pour son fils et un autre de quarante-cinq francs pour elle-même, le 14 octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, qui fut pensionnée de cinq cents francs et à qui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rente perpétuelle de soixante-quinze francs. Il laissait aussi deux enfants, Jacques, Etienne, né le 30 novembre 1808 à Paris, qui était marié, et Sylvain, né le 3 août 1818 (mais le 3 août 1816 dans le Tableau génréal des pensions) aussi à Paris, qui fut pensionné et à qui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Le conseil de famille des orphelins était composé de la mère et de Monin, Jean-Pierre, épicier, subrogé-tuteur, demeurant 26, rue Phelippeaux en 1831. Sylvain fut placé, par décision en date du 28 octobre 1831, dans la pension de Scribe, 11, boulevard du Temple, contre le paiement annuel d’un prix de cinq cents francs, et reçut trois cents francs pour ses frais de trousseau en 1831. En 1832, son bulletin de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet rapportait sur son compte : « Peu d’intelligence, cependant cet enfant n’est pas sans bonne volonté. Les progrès sont lents. » On le destinait à l’état de gantier. En 1834, Sylvain quitta la pension Scribe et entra en apprentissage chez son frère, gantier, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie. Il demeurait 34, rue du Ponceau en 1830 ; sa veuve, même adresse (mais 37, rue du Ponceau in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Liste des veuves par suite des journées de juillet 1830 ; bien 34, rue du Ponceau in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Etat nominatif des enfants des citoyens tués en juillet 1830 et in Archives de Paris VD6 360 n° 5, III, Enregistrement des bons délivrés etc. et deux fois in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc.) en 1831 puis 7, rue du Grenier-Saint-Lazare en 1832. Le nom de Prévost (P.-C. Prévost) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille. Voir Dimay. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 41 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 45 ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 47, p. 117 pour l’enfant ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 101 ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet ; Archives de Paris AP VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, Répertoire alphabétique des personnes décédées pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, idem Liste des veuves par suite des journées de juillet 1830, idem Liste nominative des orphelins, idem Etat nominatif des enfants au-dessus de sept ans des citoyens tués en juillet 1830, idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (veuves, orphelins au-dessus de sept ans), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des veuves ; Ministère du Commerce et des Travaux publics, Rapport au roi sur lexécution de la loi du 13 décembre 1830, relative aux récompenses nationales, et de lordonnance du roi du 25 août 1831, concernant les orphelins et orphelines de Juillet à la charge de lEtat, (qu’on peut trouver par exemple dans Archives de Paris VD6 92), p. 34-35 (sous le nom de Provost, Sylvain) ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien VIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831, par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830, et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelins du (ancien) VIe arrondissement et Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) ; Archives nationales F/1dIII/40 (orphelins de Juillet, commission municipale du VIe arrondissement, état des orphelins de Juillet adoptés par l’Etat […] et qui […] ont droit à un trousseau de 300 francs. Ledit état contenant les orphelins sur le sort desquels il a été statué par la commission du VIe arrondissement jusque et y compris le 3 février 1831 ; année 1833, VIe arrondissement, orphelins et orphelines de Juillet, tableau n° 1 indiquant leur âge, la profession à laquelle ils se destinent, l’établissement public ou privé dans lequel ils sont placés) ; Archives nationales F/1dIII/73 ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, veuves et orphelins ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/15/2557 lettre en date du 1er avril et du 26 juillet 1834 ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 86, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.

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