Prieur, Michel, André

Biographie


Né vers 1795. Ancien militaire, ayant perdu un bras en 1814, touchant une très modique pension. Ouvrier sur les ports. Le 6 août, il arrêta trois voitures chargées de bagages appartenant à la duchesse d’Angoulême. Il était porteur de deux certificats. Le premier était ainsi rédigé : « Je, soussigné, déclare que le nommé Prieur s’est présenté chez moi, vendredi 6 août, à l’effet de demander main forte pour s’emparer de trois voitures à un cheval, chargées de bagages appartenant à la duchesse d’Angoulême. Je lui ai remis un bon pour le commandant du poste de la place Maubert. Il était accompagné de deux citoyens. » Signé le 16 août 1830 : Simon fils, sergent-major adjoint du 3e bataillon, 2e compagnie. Le deuxième certificat était ainsi rédigé : « Je, soussigné, adjudant illisible du 1er bataillon de la XIIe légion, certifie que, m’étant transporté, par ordre supérieur de la mairie, à la barrière Fontainebleau pour reconnaître les caisses expédiées par la duchesse d’Angoulême, lesquelles caisses ont été oubliées illisible, le nommé Prieur, lequel a été pris en illisible par le colonel Noël Gerard, annexé au procès-verbal de reconnaissance. Lequel en a fait rapport à la mairie. » Signé, le 16 août 1830 : Fraynière. Prieur reçut un total de cent vingt francs de secours auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il sollicita une place de concierge ou de portier. Le 5 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, il témoigna certifier et attester « pour vérité et notoriété parfaitement connaître le nommé Nicolas, Joseph André, ouvrier chapelier, demeurant rue d’Arras n° 9, savoir qu’il a combattu dans les journées des 28 et 29 juillet 1830 et qu’ils l’ont rencontré savoir les sieurs Leclerc, Préchard et Royer dans les environs du Louvre le 29 juillet, ayant reçu un coup de feu à la jambe gauche et le sieur Prieur au coin de la rue d’Arras, au moment où on le ramenait chez lui après avoir été pansé à l’ambulance ». Il comparut, le 9 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, pour attester connaître Marion, Jean, Louis et attester l’avoir « vu rue du Petit-Carreau, sur les épaules du sieur Noiset, qui le transportait à l’ambulance de la rue de la Ferronnerie ». Il ne savait pas signer. En 1830, il était marié et père de deux enfants. Il demeurait 13, rue d’Arras en 1830. Archives de Paris VD6 173 n° 1 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (sous le numéro 18 et le seul nom de Prieur) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/42 in dossier André, Nicolas, Joseph ; Archives nationales F/1dIII/65 in dossier Marion, Jean, Louis.

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