Primat, Georges

Biographie


Ouvrier joaillier. Il déposa, avec son frère Primat, Antoine, un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ve arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Ils joignaient plusieurs certificats à leur demande. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, déclare que les sieurs Primat, Antoine, négociant, et Primat, Georges, ouvrier joaillier, tous deux domicilié à Paris, rue de Lancry, ont quitté leur domicile le 27 juillet dernier au matin, avec plusieurs autres citoyens, moi à leur tête, et se sont dirigés sur les rues Saint-Honoré et de l’Arbre-Sec, que pendant les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet, ces deux braves n’ont cessé de combattre à mes côtés les ennemis de notre liberté. J’ai surtout admiré leur courage à la prise du Louvre et des Tuileries, toujours à la tête de la colonne, ils ont donné l’exemple de la plus grande intrépidité. Bons frères et estimables citoyens, ils n’ont quitté les armes ensemble que le 2 août après avoir fait partie d’un poste placé par ordre supérieur sur la place du Corps législatif, que je commandais. J’ai remarqué en eux, dans différentes circonstances, tout le dévouement que peut inspirer l’amour de la liberté et de la patrie. Le sieur Primat, Antoine fait partie aujourd’hui de la garde nationale, de la Ve légion, 4e bataillon, 4e compagnie. » Signé, le 10 août 1830 : Joubert (voir Joubert, Jean, Robert), ancien officier des chasseurs à cheval de la vieille garde impériale, chevalier de la Légion d’honneur, retraité en 1817. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Nous certifions avoir vu les armes à la main les sieurs Primat frères, dénommés d’autre part, le 29 juillet 1830 dans la rue de l’Arbre-Sec. » Signé, le 15 août 1830 : Megÿ, demeurant 92, rue Traversière-Saint-Honoré ; Vidal aîné (ce aîné n’est pas sûr du tout) (voir Vidal, François, Grégoire), demeurant 67, rue de Richelieu. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, reconnais que MM. Primat, Antoine et Primat, Georges ne m’ont point quitté pendant les journées des 28 et 29 juillet et qu’ils se sont fait remarquer par leur courage. » Signé, le 10 août 1830 : Vamot, demeurant 19, rue d’Angoulême. Il demeurait 6, rue de Lancry en 1831. Archives de la préfecture de police AA 409.

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