Prost, Eugène
Biographie
Ancien officier. En juillet 1835, il sollicita des secours : « […] Grièvement blessé en juillet 1830, sa conduite honorable lui valut l’estime de ses concitoyens et la demande d’une sous-préfecture de la part de la Commission des récompenses nationales. Cette demande n’a point été suivie d’effet, comme tardive. Depuis et lors du choléra (en 1832 N.D.A.), il s’est attiré les remerciements et les marques du plus vif intérêt de monsieur le maire du (ancien) VIIIe arrondissement pour les soins qu’il a, de concert avec sa famille, prodigués aux malheureux atteints de la maladie. L’exposant, malgré tout, malgré la bienveillance de monsieur le comte de Montalivet, ministre de l’Intérieur, qui daigna le recommander particulièrement à M. illisible, il n’a pu obtenir aucun emploi. Aujourd’hui, […] dans la situation la plus critique », il sollicita un secours « qui le mette à même d’alléger ses souffrances et d’acquitter entre les mains du caissier de l’Ecole de droit partie des frais d’examen qu’il a subis. » Le préfet de police donna sur son compte les renseignements suivants : « […] N’est point décoré de Juillet, néanmoins on assure qu’il a combattu sur la place de l’Hôtel de ville et qu’il y a reçu une blessure, par suite de laquelle il est resté neuf mois chez lui, ce qui l’a empêché de réclamer à temps. Il se trouve dans la position la plus gênée, ayant un enfant en bas âge à sa charge. On fait l’éloge de sa conduite et de sa moralité. » Prost reçut un secours de cinquante francs en 1835. Il demeurait 5, rue Mondoni en 1835. Archives nationales F/1dIII/73 ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet 1831-1835 ; Archives nationales F/9/1156.