Prudhomme, Louis, Auguste

Biographie


Né à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) (ou le 10 ventôse an V – 28 février 1797 – à Tichy dans lOise in Archives de Paris Vbis7K4 4 et à la même date mais à Attichy dans lOise in Archives nationales F/9/1156 son extrait dacte de décès) de Prudhomme, Jean-Marie, et de Chandellier, Elisabeth, son épouse. Ancien militaire au 45e régiment de ligne. Journalier. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement (sous le nom de Prudhomme, Louis, Auguste sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel), Sa médaille lui fut délivrée le 27 juin 1831 et son brevet le 18 août de la même année (ne sachant signer ( !!! et il va être nommé sergent de ville !!), deux témoins signèrent à sa place le récépissé de remise de ses médaille et brevet). Son nom est, comme décoré de la médaille de Juillet, sur une liste de décorés sur laquelle devait être choisie une députation de vingt-quatre décorés de la Croix de Juillet et de vingt-quatre décorés de la médaille de Juillet pour assister, à la Bastille, aux cérémonies qui devaient marquer le premier anniversaire de la révolution de Juillet. Il obtint un poste de sergent de ville à Saint-Malo. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Pour procéder à l’arrestation d’un individu qui complotait contre le gouvernement, Prudhomme lutta sur une embarcation pendant six heures et dans la brume épaisse ; ayant réussi à l’arrêter mais perclus de fatigue, il tomba malade et mourut le 2 mai 1832, laissant une veuve, Biot, Louise, Constance, née vers 1799 à Saint-Malo. En 1835, sa veuve sollicita des secours. Le préfet de police donna sur son compte les renseignements suivants : « Elle n’a point d’enfant. Ses moyens d’existence ne consistent que dans le produit de son travail comme couturière ; sa position est extrêmement gênée. On fait le plus grand éloge de sa conduite et de sa moralité. » Elle reçut alors un secours de cinquante francs. En 1839, la préfecture de police donnait comme renseignement sur son compte : « Elle va en journée chez des blanchisseuses et ne paraît pas avoir d’autres moyens d’existence que le modique produit de son travail. Sa conduite et sa moralité n’ont donné lieu à aucune plainte. » Elle reçut un secours de trente francs en 1839. Le 14 juillet 1839, le nom de sa veuve est sur une liste, établie par le sous-préfet de Sceaux, et sans doute pour l’attribution de secours à l’occasion des fêtes commémoratives de la révolution, de « décorés de Juillet, ayant pris une part active aux événements de 1830, dont les services, la position malheureuse et la bonne conduite méritent l’intérêt du gouvernement » ; l’observation suivante était inscrite en face de son nom : « Cette femme a perdu son mari, qui s’est battu en juillet. Elle est dans le besoin. » En 1841, la veuve se remaria avec un militaire, âgé de soixante-quinze ans, Sébille, ne touchant qu’une retraite de deux cent soixante-dix ans par an. Les renseignements de police rapportait sur le compte de la veuve qu’elle était toujours ouvrière en journée et que son travail était presque insuffisant à ses besoins. Elle reçut un secours de quarante francs en 1841. Prud’homme demeurait 12, rue de la Comète en 1830 ; 11, rue de la Comète en 1831 (deux fois dont in Archives nationales F/1dIII/36) ; rue du Boyer à Saint-Malo en 1832 ; sa veuve, 178, rue Saint-Dominique en 1835 ; 89, Grande-Rue de Vaugirard en 1838-1839 ; 54, rue Haute-du-Transit à Vaugirard en 1840 ; rue Volant à Nanterre en 1843 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis7K4 2 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille Xe arrondissement ; Archives de Paris Vbis7K4 4, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 524 n° 3 ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 (liste des médaillés du [ancien] Xe arrondissement) ; Archives de Paris VK3 37, état des décorés de Juillet, ayant pris une part active aux événements de 1830, dont les services, la position malheureuse et la bonne conduite méritent l’intérêt du gouvernement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/73 ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet 1831-1835 ; Archives nationales F/9/1156.

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