Prudhomme, Victor, Alphonse

Biographie


Né vers 1812 à Paris. Menuisier. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ve arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. En juin 1831, il avait déjà adressé la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales, mais qui se trouve aussi dans son dossier à la Commission des Réclamants : « […] A l’honneur de vous exposer que, porté d’un grand amour pour la patrie et la liberté, il s’est empressé de quitter ses travaux pour aller se mêler aux combattants des mémorables jours de juillet ; qu’il a participé avec un grand zèle aux actions les plus remarquables de ces trois immortelles journées, principalement à la porte Saint-Martin, celle Saint-Denis et sur tous les boulevards ; qu’il n’a pas craint d’exposer sa vie, où le danger était le plus évident, pour combattre et vaincre les soldats du despotisme ; qu’il n’a pris aucun repos, étant constamment sous les armes pendant que l’ennemi était encore à craindre et qu’il ne les a déposées qu’après l’expédition de Rambouillet et quand la tranquillité a paru assurée. Ce jeune patriote, plein d’un pur désintéressement pour le bien et la gloire de son pays, n’a sollicité aucun secours ni aucune indemnité ; il ne demande et n’ambitionne qu’une noble récompense, celle de la croix spéciale de Juillet, qu’il vous supplie, messieurs, de vouloir bien lui accorder et qu’il ose croire avoir méritée par l’ardeur et le courage qu’il a montrés dans l’heureuse révolution de Juillet et dont il offre la preuve la plus évidente par les certificats ci-joints, signés de personnes notables et dignes de toute confiance. » Il joignait plusieurs certificats à sa demande. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je certifie et atteste avoir vu et parlé, le 28 juillet 1830, sur le boulevard Saint-Martin, au coin de la rue de Bondy, Prudhomme, Victor, Alphonse se battant avec acharnement contre la garde royale, en ce moment encore maître du poste de la porte Saint-Martin. » Signé, le 8 juin 1831 : Collinet (voir Collinet, Germain, Benoist), imprimeur, demeurant 8, rue Neuve-Chabrol. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie et atteste que le nommé Prudhomme, Victor, Alphonse s’est comporté avec honneur dans les mémorables journées de Juillet et qu’il n’a pas craint d’exposer sa vie pour sauver celle de ses concitoyens en les transportant à Saint-Louis, après leur avoir prodigué tous ses soins. » Signé, le 21 juin 1831 : Duriez fils, tailleur sur cristaux, demeurant 20, impasse de la Pompe. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le nommé Prudhomme, Victor, Alphonse n’a pas craint d’exposer sa vie en transportant plusieurs blessés à Saint-Louis et qu’il a même été blessé à la figure dans les journées du 28 juillet et qu’il a été employé une partie de la matinée à fondre des balles dans ma cour. » Signé, le 7 juillet 1831 : Cochu (voir Cochu, Louis, Isidore), propriétaire, demeurant 4, cul-de-sac de la Pompe. Il demeurait 4, cul-de-sac de la Pompe en juillet 1830 ; 4, rue Saint-Laurent dans le faubourg Saint-Martin en 1831. Archives de la préfecture de police AA 409.

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