Puech, Benjamain
Biographie
Né à Saint-Affrique (Aveyron). Ebéniste. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il joignait plusieurs certificats à sa demande. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que le nommé Benjamin Puech était au nombre des personnes qui se sont battues dans la journée du 28 juillet 1830. Il occupait l’allée de ma maison rue Saint-Martin n° 248 près la porte et y est resté une grande partie de la journée et n’ai eu qu’à me louer de sa conduite. » Signé, le 25 juin 1831 : Chardin-Boichard, demeurant 248, rue Saint-Martin. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que le sieur Benjamin Puech, ébéniste, a combattu pendant la journée du 29 juillet 1830 ; que le matin de la même journée il est parti avec un fusil, s’est rendu à la place où avait lieu le rassemblement, d’où il est parti sur la caserne Babylone, que, muni d’une botte de paille pour lui servir de bouclier, il s’est lancé dans la illisible, s’est emparé avec les braves ses compagnons d’une voiture vide sur laquelle il a excité ses camarades pour sauter par-dessus le mur de la rue Plumet ; c’est sur cette même voiture qu’il a reçu un coup de baïonnette au-dessus du menton. » Signé, le 25 juin 1831 : Guthoehrl, maître bottier, demeurant 31, rue des Deux-Ecus. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Moi, Engélique (sic) Duclos, ancienne hospitalière de la maison fondée à illisible par M. le duc de Penthièvre, grand-père de Sa Majesté Philippe Ier, certifie que le nommé Benjamin Puech, natif de Saint-Affrique, département de l’Aveyron, demeurant rue Neuve-Saint-Mery n° 30, a combattu avec mes ouvriers dans les journées des 27, 28, 29 juillet et a été blessé et pansé par moi. » Signé : Engélique Duclos (sic), ancienne hospitalière. Son propriétaire du 32, rue Aubry-le-Boucher, Jary, certifiait, en date du 1er mai 1831, qu’il était blessé de Juillet, demeurant depuis neuf mois dans sa maison, était sans ouvrage et tenait une conduite régulière. Il demeurait 30, rue Neuve-Saint-Mery en juillet 1830 ; 32, rue Aubry-le-Boucher en 1831. Archives de la préfecture de police AA 409.