Pujau, Amable
Biographie
Né vers 1804 à Montauban (Tarn-et-Garonne). Garçon perruquier-coiffeur chez Deneuville, François, Adrien (voir ce nom), 28, rue de la Cossonnerie. Il fut blessé d’un coup de sabre reçu à l’avant-bras, le 29 juillet à la prise du Louvre ; sitôt pansé de sa blessure, il retourna au combat. Il fut soigné par les docteurs Dehempel, demeurant 21, rue de la Cossonnerie, et Berjaud (voir ce nom), demeurant 15, rue du Four-Saint-Honoré. Il reçut un secours de quarante francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut, comme combattant, cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Souffrant de sa blessure, qui lui avait provoqué une contraction et qui le gênait beaucoup dans son état, il sollicita un emploi de garde forestier, « comme une espèce de retraite qui, plus que sa profession, le mettrait à même de soulager sa mère » qu’il avait à charge, précisant que s’il obtenait cet emploi « bien entendu, […] il renoncerait à toute autre récompense ». Sa demande était apostillée favorablement par le comte de Preissac, député de Tarn-et-Garonne. Il joignait à sa demande un certificat qui attestait qu’il avait commencé « à prendre les armes le 27 juillet 1830, et qu’il ne les a quittées que le 29 à 2 heures ; […] quoique ayant été blessé à la prise du Louvre, après le pansement, ne pouvant porter son fusil, il a repris son sabre et n’est rentré qu’après que la tranquillité a été rétablie ». Paris le 4 août 1830. Signé ; Deneuville, François, Adrien (voir ce nom), coiffeur, demeurant 28, rue de la Cossonnerie ; Gaillard, propriétaire, demeurant 13, rue du Marché-aux-Poirées ; Pigeon, demeurant 32, rue de la Cossonnerie ; Favier, limonadier, demeurant 32, rue de la Cossonnerie ; Fournier, demeurant 37, rue de la Cossonnerie. Un autre, ainsi rédigé : « Je certifie reconnaître le sieur Pujau (Aimable, Baptiste) pour un des blessés que j’ai pansés chez ma mère le 29 juillet. Je certifie en outre qu’après lui avoir bandé le bras, il retourna combattre avec ses camarades. » Signé à Paris le 3 août 1830, Houdet, fils de l’ex-colonel de la 73e demi-brigade, demeurant 12, rue de Chartres ; suivent plusieurs signatures d’autres témoins dont Bouvier, demeurant 19, rue de Chartres ; Renaud ; Renaud aîné ; Lefebvre ; Bonhoure ; Riquard. Pujau demeurait 28, rue de la Cossonnerie en 1830. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 39 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 44 ; Archives de Paris VD6 277 in dossier Deneuville, François, Adrien ; Archives de Paris VD6 281 n° 1 ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement (sous le nom de Poujau, Amable) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant, (sous le nom de Poujau, Amable).