Quillier, Jean-Baptiste

Biographie


Né le 20 octobre 1785 (le 25 octobre 1785 sur les listes – peu fiables – de la mairie in Archives de Paris VD6 3 et une fois in Archives nationales F/1dIII/36, lautre fois le 3 février 1806 à Florent dans la Marne mais sans doute par confusion avec le suivant sur la liste : Rouillon, Jean-Pierre, Joseph ; bien le 20 octobre 1785 in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; le 25 octobre 1785 in Archives nationales F/1dIII/82 dans létat imprimé) à Molesme (Côte-d’Or). Ancien militaire, totalisant seize années de service, cinq campagnes et deux blessures, établi estampeur en bijoux (dont in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, in Archives nationales F/1dIII/39 et in Archives nationales F/1dIII/82 dans létat imprimé) ou fileur de coton. Il fut blessé d’un coup de feu qui lui traversa le bras droit, le 29 juillet à l’attaque du Louvre. Il fut soigné à l’hôpital de la Charité. En convalescence à l’hôpital de Saint-Cloud, il fut visité par le duc d’Orléans, qui lui promit la décoration. Il reçut un secours de quatre-vingt-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il fut admis dans la 4e classe des blessés et pensionné de six cents francs. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Sachant lire et écrire, il sollicita une place de concierge ou de commis aux barrières, en 1830. A une demande qu’il fit auprès du roi afin d’obtenir la Croix de Juillet en remplacement de la simple médaille qu’il lui avait été accordée, il lui fut répondu par la circulaire indiquant que les travaux de la Commission des récompenses nationales étaient terminés et qu’aucune suite ne pouvait être faite à sa demande. Il signa un certificat en faveur de Schoen, Frédéric, Guillaume, attestant avoir vu ce dernier combattre le 29 juillet à la prise du Louvre. Il signa un certificat en faveur de Trouvé, Jean-Baptiste, Simon, Théodore (voir ce nom) pour attester que ce dernier avait lui-même été atteint d’un balle au genou peu après que son fils eut été tué le 29 juillet à l’attaque du Louvre. Il signa, le 25 mai 1831, le certificat suivant en faveur de Schoen, Frédéric, Guillaume, et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Schoen, Frédéric, Guillaume, natif de Lissa en Pologne, facteur de pianos, demeurant rue de la Coutellerie n° 27, a pris les armes dans les glorieuses journées de Juillet pour le salut de la patrie et la défense de la bonne cause. Nous l’avons vu combattre vaillamment à la prise du Louvre auprès du jeune Trouvé (voir Trouvé, Jean-Baptiste, Simon, Théodore), qui tomba percé et criblé de balles ennemies à ses côtés et à ceux de son père, le sieur Trouvé (voir Trouvé, Charles, Antoine, Théodore), qui lui-même presque au même moment fut blessé d’un coup de feu. Ce brave Polonais, en transportant les morts et les blessés fut atteint au pied gauche d’une pierre, qui arrêta son ardeur guerrière ; mais à peine fut-il rétabli qu’il fit le service de garde national, s’étant armé et équipé à ses frais, quoique simple ouvrier, et depuis ce temps il continue son service avec le même zèle et la même activité. Cet intrépide défenseur de nos droits, guidé par son patriotisme et son amour pour les Français n’a jamais rien sollicité et n’a fait aucune réclamation quelconque. Le jugeant digne à tous égards d’être récompensé, nous nous faisons un devoir de solliciter pour lui la glorieuse décoration de juillet, qu’il a si dûment méritée en le recommandant avec instance à la bienveillance et à la justice d’un gouvernement qui apprécie et récompense les hauts faits et les actions d’éclat. » Il mourut le 22 juin 1832, laissant deux filles en bas âge, et sa femme étant toujours aux aliénés à l’hospice de la vieillesse. il avait épousé Boyer, Catherine, Thérèse le 23 octobre 1815 à Paris, qui était aliénée depuis 1828, et avait trois enfants, dont une âgée de treize ans puis Céline, Victoire, Thérèse, né le 10 mai 1822 à Paris, Marie, Georgette, née le 2 mars 1827 à Paris. Il demeurait 16, rue des Arcis en 1830-1831. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la 4e classe auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 104 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, état de blessés, registre des différents hôpitaux où ont été soignés les blessés ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/73 ; Archives nationales F/1dIII/75 in dossier Schoen ; Archives nationales F/1dIII/77 in dossier Trouvé, Jean-Baptiste, Simon, Théodore ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 10-11 état des pensionnaires et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIIe arrondissement, blessés de 4e classe ; Archives de la préfecture de police AA 413 in dossier Schoen, Frédéric, Guillaume.

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