Radu, Mucius

Biographie


Né le 26 pluviôse an II à Paris. Joaillier-bijoutier. Blessé au menton, il reçut un secours de soixante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut, comme combattant, quinze francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Son nom est, comme décoré de la médaille de Juillet, sur une liste de décorés sur laquelle devait être choisie une députation de vingt-quatre décorés de la Croix de Juillet et de vingt-quatre décorés de la médaille de Juillet pour assister, à la Bastille, aux cérémonies qui devaient marquer le premier anniversaire de la révolution de Juillet. Il apostilla, comme blessé de Juillet, le certificat suivant délivré en faveur de Jeannin, Auguste : « Nous certifions à tous ceux qu’il appartiendra que le sieur Jannin, Auguste (sic), imprimeur employé dans notre journal, a pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet, mis tout le zèle et l’activité que les circonstances exigeaient et qu’il n’a cessé de braver tous les dangers de ces trois journées mémorables, que nous l’avons vu teint du sang du nommé Joseph (c’est qui ? faire les recherches), tué d’un coup de feu à la tête, qui faisait le même service que lui et qu’il le rapporta au National, où il était employé, que la nuit il a constamment travaillé dans notre imprimerie et que lorsque les gendarmes vinrent nous imposer l’ordre de cesser de faire mouvoir notre presse mécanique, il a redoublé d’efforts pour affronter les menaces qui nous furent faites et qu’il nous procura des hommes discrets et actifs pour continuer nos travaux importants et faire connaître à l’opinion publique les événements qui pouvaient l’éclairer. Pendant ces trois journées importantes, une partie de la matinée était employée par ledit Jannin à placarder et distribuer, dans les rues principales de la capitale et les places les plus fréquentées, notre journal, qui était le guide des événements. Nous attestons de plus qu’il se battait à la porte Saint-Denis au moment où le feu de file commençait et que l’officier des lanciers fut tué […]. » Il fut un des décorés de Juillet qui signèrent (sous le nom de Radu, Mutius), en septembre 1831, la pétition envoyée par Arrachart, Louis, Jules, Benoît, pour recouvrer les droits à la décoration, dont il avait été privée par une malveillance de Delanoy, commissaire à la Commission des récompenses nationales, et qui l’accusait d’intempérance. Cette pétition était ainsi rédigée : « […] S’est particulièrement distingué aux mémorables journées, où il fut blessé. […] Le jury a reconnu que par son patriotisme et son courage à combattre il a mérité la médaille ; mais, lui imputant calomnieusement l’habitude de se livrer à un usage immodéré de la boisson, a déclaré n’y avoir lieu à la lui accorder. Pour justifier que cette dernière circonstance est contraire à la vérité, tous les décorés du (ancien) IVe arrondissement et autres attestent ici que l’exposant a droit au signe des braves, l’ayant vu combattre et ayant été blessé, et qu’il n’a pas l’habitude qu’on lui reproche. Daignez, M. le ministre interposer votre autorité et faire opérer au dossier la radiation d’un fait injurieux et préjudiciable, qui n’y a été porté qu’à la suite d’une altercation entre le réclamant et M. Delanoy, alors commissaire à la Commission des récompenses nationales. Cet acte de justice de votre part n’échappera pas plus à la connaissance du roi qu’à l’opinion publique. » Sa médaille lui fut délivrée le 10 août 1831 et son brevet le 17 août de la même année. En 1835, « se trouvant dans une position assez malheureuse par le manque d’ouvrage », il sollicita un secours. La préfecture de police donna sur son compte les renseignements suivants : « Il manque souvent d’ouvrage et sa femme est alitée depuis longtemps, ce qui le place dans une position extrêmement difficile. Sa conduite est régulière. » Il reçut un secours de quarante francs en 1835. En 1836, la même administration donnait sur son compte les renseignements suivants : « Il se trouve dans une position gênée, attendu que sa femme est infirme et constamment malade. Il jouit d’une bonne réputation sous le rapport de la conduite et de la moralité. » En juillet 1837, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut une gratification de cinq francs et trente centimes, à titre de décoré non pensionné. En 1839, les mêmes sources indiquaient qu’il était veuf et les mêmes bons renseignements sur sa conduite et sa moralité étaient recueillis. Il reçut un secours de trente francs en 1839, de quarante francs en 1841. Il fut conduit cinq fois à La Force : le 28 avril 1832, pour vol, et condamné à un an de prison le 17 mai suivant, le 24 juin 1833 pour vol, le 2 mai 1842 pour vol et condamné à un an et un jour de prison le 25 du même mois, écroué de nouveau le 11 juillet 1842 pour vol et condamné à quatre mois de prison le 17 août 1842, le 11 juin 1843 pour tentative de vol et condamné à deux années de prison le 10 août suivant. En 1848, l’appréciation suivante « Paraît se conduire mieux à présent » était inscrite sur son dossier. Il avait un enfant en 1848 et un second en 1851. En 1849, la police indiquait sur son compte : « Renseignements favorables sur sa conduite et sa moralité. Sans occupation depuis longtemps, se trouve dans une position précaire. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1849, un secours de soixante francs en 1851, à titre de médaillé de Juillet. En 1851, perdant la vue, ne pouvant plus exercer son état, il sollicita un secours et obtint deux secours de soixante francs. Il demeurait 4, rue Notre-Dame-des-Champs en septembre 1830 sur les listes du Constitutionnel ; 23, rue Saint-Placide en 1830-1831 ; mais 13, rue des Lavandières sur les listes de la mairie in Archives de Paris VD6 288 n° 7 et in Archives nationales F/1dIII/38 A ; 25, rue du Faubourg-Saint-Jacques en 1831-1833 ; 20, rue de Frépillon en 1835 ; 19, rue de Bercy (ou de Berry j’ai les deux) en 1836-1837 ; 3, rue des Vertus, une maison garnie, en 1839 ; 9, rue du Chemin-de-Fer à Vaugirard en 1841 ; 145, rue de Sèvres en 1842 ; 37, rue des Petites-Ecuries en 1844 ; 4, avenue de Lowendal en 1848-1849 ; 22, cité Valadon au Gros-Caillou en 1849 ; 7, rue de Fondary en 1851 ; à Besançon (Doubs) en 1855. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Xe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives, p. 84, liste nominative du Xe arrondissement des personnes au nom desquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance, p. 117, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives de Paris Vbis7K4 2 Commission des récompenses nationales, liste supplémentaire des citoyens décorés de la médaille Xe arrondissement ; Archives de Paris Vbis7K4 4, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives de Paris VD6 524 n° 3, année 1837 ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 (liste des médaillés du [ancien] Xe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Xe arrondissement (sous le seul nom de Radu) et liste supplémentaire des citoyens proposés pour la médaille Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/42 in dossier Arrachart, Louis, Jules, Benoit, F/1dIII/73 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Xe arrondissement, blessés de la 1re classe et aussi même référence liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) Xe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet 1831-1835 ; Archives nationales F/9/1156 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 44 et minute 47, idem Etat de répartition de secours imputables sur le chapitre 26 du budget de 1851 (secours à divers titres), minutes 153-155 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves qui ont formé des demandes de secours, et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, en date du 29 mai 1849, minutes 57-61, idem Proposition, en date du 27 novembre 1851, d’accorder à 165 décorés, médaillés, blessés, veuves, ascendants, orphelins, combattants et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 9.610 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 202-204 ; Archives de la préfecture de police AA 394 in dossier Jeannin, Auguste. Voir le Radu in dossier Douillet femme Cohade, Marie, Marguerite, Flavie ?

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