Ragache fils, Louis, François

Biographie


Né vers 1809. Ouvrier sellier-carrossier mais maître menuisier in Archives de Paris VK3 47. Labillois, Charme, Jean-Baptiste (voir ce nom), qui avait dirigé la colonne dite de Vaugirard qui s’était dirigé sur Paris pour venir en aide aux Parisiens, donnait son nom quand il adressa à la Commission des récompenses nationales « l’état des habitants des communes de Vaugirard, Issy et Vanves, qui d’après les renseignements que j’ai pris n’ont rien sollicité de la Commission des récompenses. Tous ont fait partie de la colonne dite de Vaugirard sous mes ordres. Tous aussi sont établis et considérés dans leurs communes. A ces motifs, joints à leur conduite dans les mémorables journées m’engagent à mettre leurs noms sous les yeux de la Commission, ainsi que vous avez bien voulu m’y inviter […] ». Labillois ajoutait l’observation suivante : « A combattu toute la journée du 29 quoique blessé à la caserne de Babylone ; avait également combattu le 28. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Il reçut la médaille de Juillet auprès de l’arrondissement de Sceaux. Il apostilla le certificat délivré par Pigniet, épicier, demeurant 19, rue de Sèvres à Vaugirard en faveur de Degui, Hubert, Marie et comme quoi ce dernier avait combattu et été blessé d’une balle morte reçue dans l’estomac, le 28 juillet au pont des Arts puis était retourné se battre dès le lendemain à 4 heures, au Louvre, aux Tuileries et à la caserne de Babylone, où il avait reçu une seconde blessure dans la cuisse droite et était tombé de faiblesse et de fatigue. Il reçut un secours de quarante francs en 1848. En 1849, la police donna sur son compte les renseignements suivants : « Sans ouvrage depuis plusieurs mois, il est en ce moment dans une position précaire. Sa femme tient une petite boutique de fruiterie mais elle fait bien peu d’affaires. Bons renseignements sur sa moralité et sa conduite. Il est en retard de deux termes de son loyer. » Il reçut, cette année-là, un secours de cinquante francs, à titre de médaillé de Juillet. En 1850, dans une position malheureuse par suite du manque d’ouvrage et d’une maladie de son fils, qui durait depuis onze mois, il sollicita des secours et obtint cinquante francs, à titre de médaillé de Juillet. En 1851, toujours sans ouvrage, il sollicita de nouveaux secours et obtint encore cinquante francs, puis la même somme en 1852 et en 1853. En 1855, la même administration indiquait : « M. Ragache est sellier, travaillant à son compte. Il occupe un ouvrier et un apprenti. Sa boutique est bien montée en marchandises servant aux selliers. Il a constamment de l’ouvrage, sa femme tient une boutique de fruitière, rue de Sèvres, n° 41, à Vaugirard où ils restent ensemble. Le logement qu’il occupe rue du Parc, n° 12, ne lui sert que de boutique. M. Ragache […] n’a pas d’enfant à sa charge et, d’après les renseignements obtenus, il est à l’abri de besoin ; du reste, il passe pour honnête homme. » Ragache demeurait à Vaugirard en 1831 ; 33, rue de Sèvres à Vaugirard, un loyer annuel de quatre cent dix francs, de 1849 à 1851 ; 41, rue de Sèvres en 1852 ; 12, rue du Parc à Vaugirard en 1853 ; 41, rue de Sèvres, un logement de trois cents francs par an, en 1854. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VK3 47 in dossier Labillois, Charme, Jean-Baptiste ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/52 in dossier Degui, Hubert, Marie ; Archives nationales F/1dIII/73 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 44 et minute 47 (sous le nom de Ragache, Louis), idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 74, idem rapport du 3 septembre 1850, Allocation de secours s’élevant ensemble à 12.610 francs à 218 décorés ou blessés de juillet, 25 veuves de décorés et 1 ascendant de blessé de Juillet, minutes 129-134, idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199, idem Proposition d’accorder à 130 décorés, veuves et blessés de juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 225-229, en date du 19 juin 1852, idem Proposition d’accorder à trente-six décorés et veuves de décorés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 1.620 francs, minutes 278-279, en date du 7 mars 1853. Il y a dans Archives de Paris VK3 43 in dossier Descamps, Louis, François, Joseph, un Ragache, habitant de Vaugirard, commandant du poste de la rue de illisible sans doute de Sèvres à Vaugirard, qui signe un certificat en faveur de Descamps, Louis, François, Joseph, pour attester que ce dernier s’était trouvé sous son commandement à ce poste et qu’il avait participé à la prise de la caserne de Babylone. J’ai dans Archives de Paris VK3 43 in dossier Devillers, Jean, Jacques, un Ragache qui certifie que ce dernier a été blessé, faisant partie du détachement qu’il commandait, le 29 juillet au moment de la retraite des Suisses sur l’Ecole militaire. C’est le même qui signe un certificat en faveur de Demonteil, Paul. Dans ces trois derniers cas, la signature est la même. In Archives nationales F/1dIII/87 in dossier Evrard, François, un Ragache, demeurant à Vaugirard, signe le certificat suivant en faveur d’Evrard, François : « Nous, soussignés, certifions et attestons que le nommé Evrard, François a été à la première affaire qui a eu lieu rue de Richelieu, ainsi qu’au corps de garde de la Bourse, le 27 juillet. Le mercredi 28 juillet, boulevard Saint-Honoré, ensuite au Louvre. Le jeudi 29, nous fûmes avec un jeune homme de l’Ecole polytechnique, qui nous commandait, où nous sommes allés chercher dix barils de poudre dans différents endroits, dont les derniers étaient à la barrière des Deux-Moulins. Ensuite nous nous sommes rendus sur la place de l’Odéon, où en arrivant les jeunes gens ont tiré plusieurs coups de fusil en l’air de réjouissance, dont nous avons cru que c’était l’ennemi qui tirait sur nous ; en même temps, nous avons fait plusieurs décharges et il y en a eu un de tué et plusieurs de blessés. Ensuite, nous sommes partis sur la caserne de Babylone. En arrivant, nous fait feu et plusieurs de nos camarades ont été tués et plusieurs blessés. Nous sommes repartis ensuite pour aller au château des Tuileries ; j’étais sous le commandement du sieur Ledreux ; nous avons pris une pièce d’artillerie, que nous avons conduite à la Ville (à l’Hôtel de ville, N.D.A.). Le vendredi 30, nous nous rendîmes aux Invalides. Le même jour, nous sommes partis pour aller au pont de Sèvres. Nous avions pour commandant un maréchal des logis des hussards de la ligne. Le 31, nous avons fait cent quinze Suisses prisonniers, que nous avons ramenés à la Pépinière. Le 3 août nous sommes partis plusieurs de la commune de Vaugirard pour aller à Rambouillet sous les ordres du général Pajol ; nous sommes revenus le 4, tous accompagnés dudit général Pajol ainsi que des jeunes gens de l’Ecole. » Signé : Ragache, commandant le poste de la rue de Sèvres (illisible), le 29 juillet, qui ajoutait : « Certifie que le nommé François Evrard a été à la prise de Babylone et de l’Ecole militaire, qu’il a été soumis à tous les chefs qui l’ont commandé, qu’il a été un des zélés défenseurs de la charte. »

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