Ragonnet, Pierre, Joseph
Biographie
Né le 10 août 1765 à Velorcey (Haute-Saône), fils de Ragonnet, Nicolas. Ancien militaire, ayant participé à quatorze campagnes depuis 1793 jusqu’à 1807, réformé pour phtisie pulmonaire, le 17 janvier 1807. Journalier ou fondeur in Archives de Paris VD3 1-2 et in Archives nationales F/1dIII/36. Il était porteur du certificat suivant : « Je, soussigné, certifie que le nommé Pierre, Joseph Ragonnet a été apporté chez moi privé de connaissance, par suite d’une blessure reçue lors des combats des mémorables journées de juillet 1830. » Signé, le 15 septembre 1830 : Dublanc, pharmacien, demeurant 139, rue du Temple au coin du boulevard. Il reçut un total de quarante-sept francs de secours auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 28 mai 1831, la conclusion suivante : « S’est plaint de contusions par suite de coups de crosse de fusil à la partie antérieure de la poitrine, contusions guéries et qui doivent le faire ranger dans la première classe des blessés. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » Il fut effectivement admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants, sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Par une lettre en date du 2 novembre 1831 et adressée à cette Commission, il expliquait avoir été « décoré au Champ-de-Mars à la fédération de juillet 1790 », n’avoir demandé ni la croix ni la médaille et ajoutait : « En juillet 1830, lorsque la patrie fut menacée, je n’ai pas tardé à exposer ma vie pour la secourir. J’ai été blessé, privé de connaissance ; ce fait est constaté par celui qui m’a secouru (voir plus haut, le certificat du pharmacien Leblanc) et par toute sa maison. […] Si je dois avoir part au supplément et à l’habillement ou à une somme d’argent équivalente, j’espère que vous rendrez justice à celui qui l’honneur etc. » Il joignait à sa demande la copie d’une apostille écrite en marge d’une pétition qu’il avait adressée au préfet de police pour obtenir une place dans le balayage : « Le pauvre vieillard qui fait cette demande est digne d’intérêt par son âge, son malheur et l’accident qui lui arriva dans les mémorables journées de Juillet. » Signé : le colonel de la Ire légion, marquis de Marmies ; Genoux, G., et Andrieu députés de la Haute-Saône. Il demeurait 44, rue Traversière en 1830 ; 68, rue Traversière-Saint-Antoine (mais 62, rue de Charenton in Archives de Paris VD3 1-2 et 33, quai Bourbon dans l’île Saint-Louis Archives de la préfecture de police AA 410) en 1831 ; 12, rue du Pot-de-Fer près de la place Saint-Sulpice en 1832. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du VIIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 80 ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement (1830-1849), paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste de blessés de 1re classe, non classés par le jury médical, avec une indemnité de cent vingt francs) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIIe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives nationales F/1dIII/73 ; Archives de la préfecture de police AA 410.