Ramaugé, Edouard
Biographie
Il adressa, le , la lettre suivante au roi : « Votre sujet soumis et respectueux, fait prisonnier pour la défense de la liberté, le 29 juillet 1830, délivré par le courage des habitants de Nantes et ayant depuis ce temps-là fait partie de la garde nationale de cette même ville, se voit forcé d’abandonner cet estimable corps si votre bonté ne daigne s’étende jusqu’à moi. Mon père, capitaine au 64e régiment de ligne, retraité en 1815 après trente-sept ans de service et huit campagne, mourut peu de temps après, ne laissant à ma mère pour tout héritage qu’une modique pension de cent écus, pension qui, loin de lui permettre de pouvoir m’acheter un uniforme de garde national, ne la met à l’abri de pouvoir se passer du fruit de mon travail. Persuadé, Sire, que vous ne refuseriez pas votre secours au fils d’un brave militaire, j’ai osé m’adresser à Votre Majesté, non pour postuler après une place mais seulement la modique somme nécessaire pour un habit, un équipement de garde national. Puissiez-vous ne pas rejeter ma demande et ajouter par-là un heureux au nombre de ceux que vous faites tous les jours. Pardon mille fois, pardon de la liberté que j’ai prise de m’adresser à mon roi, recevez etc. » Il demeurait 15, carrefour de la Casse à Nantes en 1830. Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 3 septembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales ; Archives nationales F/1dIII/80, Loire-Inférieure.