Rambal, François, Amic, Elie

Biographie


Né vers 1785 à Genève (Suisse). Graveur. Il s’illustra rue Bailleul. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales, ayant déposé ses pièces auprès roi et pensant que cela était suffisant pour faire valoir ses droits. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IVe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il adressa, le 7 octobre 1831, la lettre suivante à cette Commission : « A l’honneur de vous exposer que le 28 juillet 1830, comme ancien sous-officier de la garde nationale, irrité de la conduite des Suisses qui faisaient feu sur le peuple, il eut, un des premiers de son quartier, l’idée de revêtir l’uniforme de la garde nationale, idée qu’il communiqua aussitôt à ses voisins. Le zèle spontané qu’il montra le fit reconnaître pour chef de ceux qui l’accompagnèrent. Guidé par l’enthousiasme de défendre les droits de notre liberté, il fit preuve de dévouement dans cette circonstance. Trente citoyens se réunirent sous son commandement. Il se dirigea avec eux vers la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il rencontra en chemin un peloton d’environ cinquante hommes du 15e léger, qui paraissait vouloir lui en imposer en s’opposant à son passage ; il s’avança vers l’officier ; après quelques pourparlers sérieux et par l’énergie des trente hommes qu’il commandait, il parvint à passer. Rendu à la mairie, après quelques conseils d’un personnage marquant, il se dirigea de nouveau au coin de la rue Bailleul, près la place du Louvre, où il concourut à l’établissement d’une barricade et où dans les moments utiles, protégé par d’autres feux, il tira sur les Suisses, ce qui contribua pour beaucoup à leur défaite. Enfin, le 29, il obtint le succès qu’il se proposait. Jusqu’à ce jour, son excès de zèle ayant été ignoré par son silence, il vient le soumettre à la sagesse et à la justice qui vous caractérisent et pour prix de son ardeur bien constatée, il sollicite de votre bienveillance une récompense honorifique. C’est à quoi ose prétendre, messieurs, celui qui, jaloux de participer aux faveurs accordées à ce sujet, vous prie d’agréer l’assurance de son parfait dévouement et de le croire, avec le plus grand respect, messieurs, votre très soumis serviteur. » Sa lettre était revêtue des apostilles de : Durand-Brager (voir Durand-Brager, Vital, Denis) ; Bardet, demeurant 8, rue Bailleul ; Forel (voir Forel, François) ; Kibourg (voir Kibourg, Jean-Jacques, Paul), demeurant 2, rue des Poulies ; Meslier, demeurant 37, rue de l’Arbre-Sec ; Viet, demeurant 10, place du Louvre ; Sassot (voir ce nom), demeurant 3, rue des Poulies ; Levesque, demeurant 12, rue Bailleul ; Cardeilhac, demeurant 4, rue du Roule ; Hanssen (voir Hanssen, Pierre, Antoine) demeurant 11, rue Bailleul ; Briosne, demeurant dans le quartier Saint-Honoré ; Briosne, demeurant 123, rue Saint-Honoré ; Rouget, décoré de Juillet (c’est lequel ? à retrouver et à reporter...) ; Billot. Il avait signé, le 15 novembre 1830, le certificat suivant en faveur de Durand-Brager, Vital, Denis : « Nous, soussignés, certifions avoir vu dans la matinée du 28 juillet dernier M. Durand, Vital, Denis, connu plus particulièrement sous le nom de Durand-Brager, négociant, capitaine de la 3e compagnie du 4e bataillon de la IVe légion, demeurant rue Bailleul, n° 11, lequel, accompagné de quatre citoyens habillés comme lui en garde national et armés, se porter du côté de la mairie du (ancien) IVe arrondissement, d’où nous les avons vus revenir accompagnés de plus de deux cents citoyens et s’établir sur la place du Louvre, d’où ils ont été chassés par les feux des Suisses ; que le soir dudit jour, il a contribué aux barricades du quartier du Louvre et réunis à d’autres citoyens qui faisaient des patrouilles pour maintenir l’ordre et relever les barricades, dans la crainte d’une nouvelle attaque. Il est aussi à notre connaissance qu’il a fourni un grand nombre de pierres à fusil et qu’il a été fait dans sa maison des cartouches, les 28 et 29, qui ont été distribuées aux combattants établis aux barricades de la rue des Poulies et de la rue Saint-Germain-l’Auxerrois. » Il signa le certificat suivant en faveur de Forel, François : « Nous, soussignés, certifions avoir vu dans la matinée du 28 juillet dernier, le sieur Forel, François, ébéniste, ancien militaire, père d’une nombreuse famille et sergent dans la compagnie de grenadiers du 2e bataillon de la IVe légion, demeurant rue Bailleul, n° 11 ; lequel, accompagné de quatre autres citoyens, habillés comme lui en gardes nationaux et armés, se porter du côté de la mairie du (ancien) IVe, d’où nous les avons vus revenir accompagnés de plus de deux cents citoyens et s’établir sur l’esplanade du Louvre, d’où ils ont été chassés par les feux des Suisses ; et le 29 contribuer à la confection des barricades du quartier Saint-Honoré et faire des patrouilles pour maintenir l’ordre ; qu’il est à leur connaissance qu’il a fabriqué et fait fabriquer les 28 et 29 des cartouches qui ont été distribuées aux combattants établis à Saint-Germain-l’Auxerrois et rue des Poulies. » Il signa, le 15 novembre 1830, le certificat suivant en faveur de Kibourg, Jean-Jacques, Paul : « Nous, soussignés, certifions que monsieur Paul Kibourg, mercier, demeurant rue des Poulies, n° 2, s’est particulièrement distingué dans les journées des 28 et 29 juillet. C’est lui, le premier, qui a travaillé aux barricades de la rue des Poulies et Jean-Tison, sous le feu meurtrier des Suisses, brisait et portait des pavés dans tous les étages, donnait des secours aux blessés, est allé à la Banque, où il a essuyé plusieurs décharges et ensuite est allé à Rambouillet. » Il signa, le 15 novembre 1830, le certificat suivant en faveur de Hanssen, Pierre, Antoine : « Nous, soussignés, certifions avoir vu dans la matinée du 28 juillet dernier le sieur Hanssen, […] père d’une nombreuse famille et sergent dans la 3e compagnie de chasseurs du 4e bataillon, lequel accompagné de quatre citoyens habillés comme lui en gardes nationaux et armés, se porter du côté de la mairie du (ancien) IVe arrondissement, d’où nous les avons vu revenir accompagnés de plus de deux cents citoyens et s’établir sur la place du Louvre, d’où ils ont été chassés par les feux des Suisses et, le 29, contribuer à la construction des barricades du quartier Saint-Honoré et faire des patrouilles pour maintenir l’ordre. » En 1831, il était sergent à la 3e compagnie du 2e bataillon de la IVe légion. Il demeurait 11, rue Bailleul en 1831. Archives de Paris VD6 277 in dossier Durand-Brager, idem in dossier Forel, François ; Archives de Paris VD6 278 in dossier Hanssen, Pierre, Antoine, idem in dossier Kibourg, Jean-Jacques, Paul ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 3 décembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales ; Archives de la préfecture de police AA 410.

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