Ransillon, Jacques

Biographie


Né le 6 mars 1785 à Saint-Vaury (Creuse), fils de Rancillon, Silvain (sic dans l’acte de mariage), métayer, et de Ramier, Anne, son épouse. Maçon. Il fut blessé, le 27 juillet, rue de l’Echelle, d’un coup de sabre à la joue droite. Le docteur Chereau (voir ce nom), appelé pour le soigner, décrivait ainsi l’état du blessé et de sa blessure : « Atteint d’une blessure considérable, située horizontalement depuis le derrière de l’oreille gauche jusque près le plancher inférieur de l’orbite, les muscles qui couvrent la joue et même l’os de la pommette entièrement divisés. Cette plaie qui demande le plus grand soin, vu qu’une portion de l’os jugal doit s’exfolier est des plus graves et ne peut permettre à ce père de famille de reprendre ses travaux que dans un mois et même plus s’il arrive des accidents consécutifs. Deux autres petites plaies ont aussi été reconnues au cuir chevelu mais elles étaient bornées aux téguments. » Un autre certificat précisait, le 10 septembre 1830 : « Ce blessé souffre beaucoup de l’articulation temporo-maxillaire pendant la mastication et l’usage de la parole ainsi que de l’œil gauche quand il regarde de ce côté. Enfin, je crains des accidents consécutifs malgré la belle apparence de guérison de cette plaie. » Il reçut (sous le nom de Ransillon) un secours de cent vingt francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il ne reprit le travail qu’après deux mois de repos, mais trop tôt, et la plaie de rouvrit, ce qui le força à un autre repos. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il reçut un secours de soixante francs et un autre de quarante francs le 6 août, deux secours de vingt francs le 24 août (mais un secours de quarante francs, un secours de soixante francs et un secours de vingt francs le 5 août) in Archives de Paris VD6 121 n° 2, liasse 3), un secours de vingt francs le 28 août, un secours de vingt francs le 4 septembre, un secours de trente francs le 21 septembre, un secours de vingt francs le 9 octobre auprès de la Commission de secours de la mairie du (ancien) Ier arrondissement puis un secours de quarante francs à partir du 12 octobre 1830, un secours de soixante francs en novembre, un secours de quatre-vingt-dix francs en janvier 1831, un secours de trente francs en février, un secours de quatre-vingt-dix francs en mars, un secours de soixante francs en avril, un secours de soixante francs en mai, un secours de quarante-deux francs en juin 1831 auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 3 mai 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme blanche (coup de sabre) à la joue du côté droit, de sa partie antérieure et supérieure vers la partie supérieure de l’oreille, avec atteinte à l’os de la pommette ; guérie mais avec déformation de la face, gêne et difficultés permanentes dans les mouvements des mâchoires. » Il fut admis (sous le nom de Rancillon, Jacques in Archives nationales F/1dIII/34) dans la 3e classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement et pensionné de trois cent cinquante francs. Il lui fut, à titre de blessé de cette 3e classe, accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il reçut sa médaille le 7 juillet 1831, et son brevet le 30 août de la même année (il ne savait pas signer et fit une simple croix sur le registre de la mairie de récépissé et médailles et brevets sous le nom de Rancillon, Jacques). En 1831, à l’occasion du premier anniversaire des journées de Juillet, il reçut de la Commission de souscription nationale, en tant que blessé et décoré, une indemnité de cinquante francs et un habillement. Il avait épousé Berteau, le 5 octobre 1815 à la mairie du (ancien) Ier arrondissement de Paris, était père de trois enfants et avait sa belle-mère âgée de soixante-quatorze ans à charge en 1830. Il demeurait 1, rue des Grésillons en 1830-1831. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 42 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 47 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du Ier arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 94 (sous le nom de Rancillon, Jacques) ; Archives de Paris VD6 3, liste des médaillés de Juillet ; Archives de Paris VD6 91 ; Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement, idem liste des blessés pensionnaires, compte établi du 1er août 1830 au 31 août 1831, idem Etat des sommes payées depuis le 1er septembre jusqu’au 31 octobre 1831 aux blessés de Juillet, idem Etat des secours accordés pour les mois de septembre et octobre 1831 aux blessés, veuves, orphelins, ascendants sur le fonds de 3 000 francs mis à la disposition de M. le maire du (ancien) Ier arrondissement le 31 août 1831, idem Etat des secours accordés pour le mois de septembre 1831 aux blessés, veuves, orphelins, ascendants sur les fonds de 2 000 francs mis à la disposition de M. le maire du (ancien) Ier arrondissement le 1er août 1831, idem Bordereau des sommes payées à titre de secours pendant le mois d’août aux veuves, aux blessés et aux orphelins de Juillet domiciliés sur le (ancien) Ier arrondissement sur le fond de 5 000 francs mis à la disposition de M. le maire du (ancien) Ier arrondissement le 29 juin 1831, idem Bordereau des sommes payées à titre de secours pendant le mois de juillet aux veuves, aux blessés et aux orphelins de Juillet domiciliés sur le (ancien) Ier arrondissement sur le fond de 4 500 francs mis à la disposition de M. le maire du (ancien) Ier arrondissement le 11 juin 1831, idem décompte des paiements faits par la mairie depuis le 1er août 1830 jusqu’au 30 août 1831 aux blessés de Juillet pensionnés par la Commission des récompenses nationales, idem liste des médaillés du (ancien) Ier arrondissement, idem Etat général des blessés et de la fixation des secours qui leur sont dus pour le mois de juillet 1831 d’après la fixation et le classement de la Commission, idem Etat nominatif des paiements faits à la mairie du (ancien) Ier arrondissement aux ascendants, veuves, blessés, orphelins, sous-lieutenants depuis le 1er juin jusqu’au 31 août 1831 ; Archives de Paris VD6 121 n° 2, liasse 2, (ancien) Ier arrondissement, état des dépenses du 31 juillet au 31 août inclus 1830, idem liasse 3, état des sommes données aux blessés (non soldés), idem liasse 5 in dossier Chereau, idem son dossier à Ransillon, idem liasse 7 liste des secours aux combattants ; Archives de Paris VI1 1, (ancien) Ier arrondissement, décorés de Juillet, états pour la distribution de gratifications et secours à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet ; Archives de Paris VK3 18, (ancien) Ier arrondissement, Ville de Paris, liste des individus blessés, décorés ou médaillés auxquels l’indemnité et l’habillement ou l’indemnité seulement ont été accordés ; Archives de Paris VK3 26, (ancien) Ier arrondissement de Paris, état des habitants du (ancien) Ier arrondissement qui ont été blessés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 et Commission de la souscription nationale, mairie du (ancien) Ier arrondissement de Paris, état nominatif des blessés (3e classe) dont les bulletins individuels ont été remis le 13 octobre 1831 au bureau de la Souscription nationale à la préfecture de la Seine ; Archives de Paris VK3 28 un récapitulatif alphabétique des secours donnés aux combattants avec indication précise des dates (sous le nom de Rancillon, Jacques), idem même référence registre de la Souscription nationale, blessés de la 3e classe, idem même référence un billet à son nom, idem même référence un registre de pensionnés (blessés pensionnés) ; Archives de Paris VK3 51 ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 15 novembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales (sous le nom de Rancillon, Jacques) ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ier arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ier arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/73 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) Ier arrondissement, blessés de la 3e classe (sous le nom de Rancillon, Jacques. Il signe bien de son nom de Ransillon, mais il est maçon.

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