Ratel, Jean-Baptiste
Biographie
Né vers 1791 à Taintrux (Vosges). Cocher. Il s’illustra à Grenelle, place de l’Odéon, à la caserne des Suisses rue de Babylone et aux Tuileries. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants (arrondissement de la banlieue), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la croix et un emploi dans les écuries du roi. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions véritable que le nommé Ratel, Jean-Baptiste a quitté ses travaux les mardi 27 juillet pour la défense de la liberté et le 28 est venu prêter la main à la barricade sur le pont de Grenelle, sous les ordres de M. Salmon (voir Salmon, Louis). Le 29 au matin, il est allé avec une cinquantaine d’hommes faire partie d’un rassemblement à Vaugirard, où ils se sont réunis au nombre d’environ cinq à six cents, sous les ordres de M. Constant (voir Constant, Georges, Jean, Louis), et se sont ensuite dirigés sur la place de l’Odéon et à Babylone, où il a montré une intrépidité sans égale, étant un des premiers pour enfoncer les portes de cette caserne à coups de crosse de fusil et y mettre le feu Il a en outre procédé à la prise de l’Ecole militaire ainsi qu’au Louvre et aux Tuileries, et le 30 au matin est parti avec une quantité de braves pour Saint-Cloud et de là à Rambouillet, d’où il n’est revenu que le lendemain. » Signé, le 5 juillet 1831 : Salmon, L. (voir Salmon, Louis). Certifié véritable Simon, Pierre, César (voir Simon, Pierre, César), « blessé des trois jours » ; (voir Payen, Anselme). Il était sans emploi en 1831. Il demeurait à la manufacture de produits chimiques, plaine de Grenelle. Archives de la préfecture de police AA 410.