Raulin
Biographie
« M. Raulin, pharmacien rue Saint-Honoré, en face le passage Delorme, a, dans la chaleur de l’action, ouvert sa maison aux blessés. Lui-même et son premier garçon allaient les chercher au milieu du feu. Tous deux ont été atteints par des balles, comme ils donnaient leurs soins aux victimes de la fureur des Suisses. » Son premier garçon se nommait Simonneau, Louis (voir ce nom) et devait mourir des suites de la blessure qu’il avait reçue. Dans son ouvrage Relation chirurgicale des événements de juillet 1830 à l’hôpital militaire du Gros-Caillou, le chirurgien Larrey fils, qui soigna Simonneau, donnait les informations suivantes concernant Raulin : « M. S***, Louis, âgé de vingt-deux ans, élève en pharmacie chez M. Raullin, rue Saint-Honoré, consacrait avec lui tous ses soins au soulagement des blessés, lorsque l’un et l’autre furent atteints de deux balles dans le moment qu’ils donnaient asile à une femme frappée elle-même d’un coup de feu. La blessure de M. Raullin fut légère ; elle avait seulement intéressé les parties molles de l’avant-bras droit ; mais celle de son élève, en lésant aussi l’avant-bras gauche, avait porté plus profondément. La balle, entrée à deux pouces au-dessous du pli du coude, s’était enclavée entre les deux os. Les premiers secours furent dus à M. le docteur Florence, qui débrida la plaie, et tenta, mais inutilement l’extraction de la balle. […]. » Raulin signa une attestation en faveur de Chauvelot, Charles-Philibert, pour établir ses droits à une décoration. Le Courrier français, 3 août 1830 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 in dossier Chauvelot, Charles-Philibert ; Relation chirurgicale des événements de juillet 1830 à l’hôpital militaire du Gros-Caillou, Hippolyte Larrey, chirurgien sous-aide-major, Paris, chez Béchet et chez l’auteur, 1831, p. 91-94.