Raymond
Biographie
Graveur sur bijoux. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui donne comme indications qu’il avait participé à la révolution de Juillet puis à celle de Février. Il adressa la lettre suivante à la Commission : « J’ai combattu en 1830, en bon citoyen. En 1848, j’ai pris une noble part sur tous les points où je me suis trouvé. Si le besoin pressant ne me forçait à faire cette pénible demande pour mes enfants, j’aurais fait comme en 1830 j’aurais gardé l’heureux souvenir d’avoir détrôné un roi parjure. Je vous joints ci-inclus les certificats qui vous prouvent mon dévouement. » Il joignait deux certificats à sa demande. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le nommé Raymond a participé en bon citoyen à l’affaire du poste de la rue Saint-Florentin, place de la Concorde ; il était dans nos rangs. » Signé : Pennequin, voltigeur au 2e bataillon de la Ve légion ; Deslandes, capitaine en premier ; Labelonnie, Le deuxième certificat, cette lettre adressée à Grisier, adjoint au maire du (ancien) IVe arrondissement : « J’ai l’honneur de vous adresser M. Raymond, graveur sur bijoux, qui se trouve privé d’ouvrage ; il est père de deux enfants et sans ouvrage ni probabilité d’en avoir bientôt dans sa partie. Ce citoyen a pris sa part des événements de Février et s’est conduit en bon patriote, je puis vous l’affirmer sur l’honneur, le connaissant depuis longtemps. Je réponds de sa moralité, de sa probité, si vous pouviez lui être utile pour pouvoir se caser comme garçon de caisse ou de bureau au Comptoir national d’escompte, soyez assuré que vous rendriez bien service à un bon et honnête homme. » Signé, le 22 mars 1848 : Pichon, Charles (voir ce nom ?), négociant de comestibles, vins fins, liqueurs françaises et étrangères, lieutenant dans la garde nationale et souscripteur du Comptoir national, demeurant 147, rue Saint-Honoré dans l’établissement Labour et Pichon, hôtel des Américains. Le 6 septembre 1848, sa femme faisait savoir à la Commission que son mari avait été « forcé de s’expatrier pour élever convenablement sa famille » et qu’elle restait encore à Paris avec ses enfants. Sa demande fut rejetée par la Commission. Il demeurait 43, rue Beauregard en 1848. Archives de la préfecture de police AA 410.