Réal
Biographie
Pharmacien. Le 5 mai 1831, il adressa la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales : « Blessé de Juillet, je n’ai demandé ni indemnité, ni place ni pension. Des malheurs éprouvés par une faillite, dont j’ai fait mention dans ma première demande, m’ont forcé à user du droit que la loi sur les récompenses nationales m’accordait. En conséquence, le 1er avril dernier, j’ai sollicité ma réintégration en qualité de pharmacien militaire. Ne me voyant pas appelé devant le jury central, j’ai plusieurs fois visité M. Combes, qui m’a dit que le commissaire de mon arrondissement n’avait sans doute pas encore fait son rapport à la Commission. Aujourd’hui, je me suis présenté chez M. de Saint-Vincent et chez M. Combes. Ils m’ont engagé tout deux à retourner chez le commissaire de mon arrondissement ; ce que j’ai fait. Mais quel a été mon étonnement lorsque ce dernier m’a dit que le gouvernement ne donnait plus de places. Je me permis de lui faire observer que, dans tous les cas, je devais être appelé devant le jury central pour y démontrer mon droit et que, puisque le gouvernement n’accordait plus de places, pour le moment, j’aurais pu réclamer soit la croix spéciale soit une place équivalente. C’est dans cette position, messieurs, que j’ose attendre de votre justice d’être au moins porté pour la croix spéciale sur la liste supplémentaire, comme ayant fait ma réclamation en temps utile. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il retira, le 29 août 1831, les pièces qu’il avait déposées à la mairie du (ancien) XIe arrondissement, dont deux certificats (qui sans doute attestaient sa conduite). Il demeurait 66, rue de la Harpe en 1831. Archives de Paris, VD6 631 n° 1.