Regnier
Biographie
« Dans l’espace de quelques heures une ambulance provisoire a été établie [29, rue Saint-Honoré, N.D.A] avec le plus grand zèle. Tous les locataires de la maison n’ont épargné aucun sacrifice : objets de pansement, vin, bouillon, tout a été livré avec profusion ; plusieurs personnes même se sont dépouillées de tout leur linge. Nous citerons particulièrement MM. Breuck, Decot, Moireau, Pasteur, Vallon, Regner (lire Regnier) et Mme la baronne de Millet. Des chirurgiens de la ville de Paris, amenés en ce lieu par le désir de se rendre utiles, se sont partagé les soins à donner aux blessés. Plus de trois cents ont été secourus et envoyés dans les hôpitaux les plus voisins. Nous avons surtout remarqué le zèle infatigable de MM. Piorry, Jacob, Robillot et les élèves Barth (de la Pitié) et Deschamps (de l’Hôtel-Dieu). Le pharmacien du passage Véro-Dodat mérite également les plus grands éloges. Des personnes étrangères à l’art, tels que l’élève en droit Gangloff, se sont signalés par leur empressement à seconder les chirurgiens. Toutes les femmes de la maison ont été occupées à faire de la charpie. Enfin, il a été fait une collecte qui a produit la somme de mille cinq cents francs ; MM. Les docteurs Dubois, Gendrin et Brunet n’ont cessé de donner pendant toute la journée les soins les plus empressés aux blessés du n° 47 de la rue de Grenelle. » Il est cité aussi par Sétier, secrétaire de l’ambulance établie au 29, rue de Grenelle-Saint-Honoré, comme ayant particulièrement contribué au fonctionnement de cette ambulance (voir Sétier pour le rapport complet). Il signa pour Coste, Eugène, Joseph, Louis, Léon (voir ce nom) un certificat attestant que ce dernier avait apporté à l’ambulance de la rue de Grenelle-Saint-Honoré Vannier, Louis, Aristide (voir ce nom), qui avait été blessé d’un coup de feu reçu à l’aine gauche au bout de la rue du Coq près du Louvre, après l’avoir chargé sur ses épaules et qu’à cette même ambulance, Coste avait ensuite reçu de la poudre et des balles pour retourner au feu. Il signa, le 3 juillet 1831 et comme contenant des faits véritables, le certificat délivré par Piorry (voir Piorry, Pierre, Adolphe) en faveur de Pelassy des Fayolles, Nestor quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants ; ce certificat était ainsi rédigé : « Je certifie que M. Nestor Pelassy des Fayolles a donné des soins à un grand nombre de blessés et conjointement avec moi à l’ambulance du n° 29 de la rue Grenelle-Saint-Honoré, le jeudi 29 juillet, et qu’il s’est comporté dans cette occasion avec le plus grand zèle et le dévouement le plus entendu. » Il demeurait 29, rue de Grenelle-Saint-Honoré en 1830. Le Moniteur universel, 31 juillet 1830 ; Le Courrier français et le Journal du commerce, 30 juillet 1830 ; Ambulance de la rue de Grenelle-Saint-Honoré, n° 29, et souscription pour les blessés de la journée du 29 juillet. Rapport du secrétaire, présenté à la commission de l’ambulance et soumis à l’autorité municipale, imprimerie de Sétier, s.d. p. 3 (sous le nom de Regnier) ; Archives de Paris VD6 277 in dossier Coste, Eugène, Joseph, Louis, Léon (avec comme adresse la galerie Vero-Dodat) ; Archives de la préfecture de police AA 406 in dossier Pelassy des Fayolles, Nestor.