Reither
Biographie
Coiffeur. Il fit donner un placet au roi, lors du passage de celui-ci dans la ville de Péronne, en 1833. Dans ce placet, il récapitulait ainsi sa participation aux trois journées : « J’étais à Paris à la révolution de juillet 1830 et je me suis trouvé dans les affaires un peu graves. Je me suis trouvé le premier jour sur la place du Palais-Royal à la première décharge de la garde ; le 28 à la place de Grève et à la porte Saint-Martin ; le 29, rue des Fondeurs et rue Traversière-Saint-Honoré, nous étions en face la maison de nouveautés où la garde tira sur nous, et la maison de la rue Saint-Nicaise où j’ai monté un des premiers, où j’ai été blessé au pouce de la main droite, j’ai le nerf coupé entièrement, que ça m’empêche de travailler ; je me suis battu tant que j’ai pu. Quelques jours après, je partis pour Saint-Quentin […]. Quelque temps après j’ai vu mes camarades qui étaient décorés et moi, n’étant pas à Paris, je n’ai pas pu obtenir, comme mes camarades, la Croix de Juillet. » Il reçut, la lettre suivante du ministère de l’Intérieur : « Monsieur, la demande que vous avez adressée au roi, lors de son passage à Douai, à l’effet d’obtenir la Croix de Juillet en récompense des services qui vous annoncez avoir rendus pendant les trois journées de juillet 1830, m’a été renvoyée par ordre de Sa Majesté, comme entrant dans les attributions de mon ministère. Le gouvernement n’a point à apprécier les droits de la nature de ceux que vous invoquez et dont l’examen avait été exclusivement réservé par la loi du 13 décembre 1830 à la Commission des récompenses nationales, qui depuis un an a terminé ses travaux. Je ne puis donc que vous exprimer le regret de ne pouvoir donner suite à votre réclamation. » Il était caporal à la 1re compagnie des grenadiers du 1er bataillon de la garde nationale de Saint-Quentin. Il demeurait 34, rue Croix-Belle à Saint-Quentin (Aisne) en 1831-1833. Archives nationales F/1dIII/42 in dossier Angla, André ; Archives nationales F/1dIII/73.